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Ministère de l’Économie : le tour de vis de Maladho Kaba

Mamady Kéita   Mardi, 26 Janvier 2016 23:58

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KABA_Maladho_01Considérée comme un cador des finances, la nouvelle ministre de l’Économie et des Finances, Maladho Kaba, a commencé à serrer la vis des dépenses publiques, dès sa prise de fonction, il y a moins d’un mois. Une situation qui fait rougir plusieurs milieux, y compris certains départements ministériels, obligés de se plier aux caprices de la dame.

Maladho Kaba est la première femme à occuper les fonctions de ministre de l’Économie et des Finances dans notre pays.

Les misogynes ne verront certes pas cela d’un bon œil, même si Mme la ministre semble répondre au profil pour ce poste prestigieux. Car on le sait la vocation du ministère de l’Économie et des Finances est la mise en œuvre de la politique économique et financière du pays.

Mais à peine prend-elle fonction que des mesures drastiques commencent à pleuvoir de son département. Comme celle consistant à bloquer la subvention accordée annuellement à la presse privée. Ainsi que les frais de participation au Championnat d’Afrique des Nations de football (CHAN), du Syli national local, qui se joue en ce moment à Kigali au Rwanda.

 Les autres victimes de cette « rigueur » budgétaire que l’argentière du pays voudrait imposer à nos finances, ne seraient autres que les retraités, dont les pensions ont été gelées. Ce sont en réalité ceux qui perçoivent le moins de l’Etat guinéen, qui trinquent à la place des grilleurs d’arachides, qui ont provoqué un énorme trou dans nos finances.

La mission des experts du Fonds qui a séjourné dans nos murs, en décembre dernier a eu à dresser un constat alarmant sur l’état de l’économie guinéenne, dont les voyants seraient selon eux au rouge.

Le fait d’avoir contracté des garanties auprès de certaines institutions bancaires de la place au profit de certaines sociétés privées, a obéré nos finances. Et cela a été causé par le gouvernement d’Alpha Condé. A l’allure où va Maladho, on a l’impression que sa mission est de serrer la vis, afin de réduire les dépenses publiques.

Mais ce n’est pas en refusant de verser les pensions de retraite ou la subvention à la presse que nos finances seront sauvées. Le mal, il est ailleurs, avec le train de vie du gouvernement, qui compte une pléthore de ministres. Et que dire de cette pression des intérêts privés sur le gouvernement. Avec des entreprises dont les fondateurs sont dans le cercle des intimes du président Condé.

 Il est d’ailleurs à se demander si la ministre de l’Économie a rempli sa déclaration de situation patrimoniale, depuis sa prise de fonction. Comme l’a exigé le chef de l’Etat, à la faveur de ce second mandat. That is the question.


Mamady Kéita

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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