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Aboubacar Sylla : « Nous adapterons la nouvelle stratégie à la nouvelle donne politique »

Abdoulaye Bah  Samedi, 12 Décembre 2015 23:37

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SYLLA_Aboubacar_12_01En marge d’une réunion des alliés du candidat Cellou Dalein Diallo, le leader de l’Union des Forces du changement (UFC), Aboubacar Sylla, a indiqué vendredi que ses pairs de l’opposition vont adopter la nouvelle stratégie à la nouvelle donne politique.

« Nous avons parlé des nouvelles stratégies en vue. Après le 11 octobre, il y a une vie politique. Après le 21 décembre, il y aura une vie politique. La vie de la Guinée ne va pas s’arrêter, celle de l’opposition non plus. Nous continuerons notre combat, convaincus que nous sommes sur la bonne voie, que nous prônons des idéaux de démocratie, de développement et de solidarité. Nous continuerons ce combat, tout en nous inquiétant du fait qu’aujourd’hui, en Guinée, toutes les institutions sont pratiquement inféodées à l’exécutif, la séparation du pouvoir n’étant que virtuelle. En réalité, de l’Assemblée nationale à la CENI, en passant par les autres institutions, nous avons le pouvoir qui tire toutes les ficelles et prend toutes les décisions. Dans ce contexte, il est difficile de faire aboutir un processus électoral permettant une alternance politique réelle. Mais nous nous inscrivons dans ce combat politique. Nous nous battrons, conscientiserons les populations et les mobiliserons derrière nous. Nous avons discuté de toutes ces questions, nous nous reverrons régulièrement. De cette façon, nous adopterons la nouvelle stratégie à la nouvelle donne. Nous ferons en sorte que nous continuions à focaliser l’attention des populations et à symboliser leur espoir.

Nous avons également parlé des élections communales. Dans à peine six mois, il y aura une autre échéance électorale majeure. Nous en avons discuté. En conséquence, nous allons élaborer notre stratégie de manière à nous donner les meilleures chances de succès. Convaincus que les élections communales étant des élections locales, la fraude généralisée que nous avons connue lors du scrutin présidentiel ne pourra pas s’y appliquer facilement. Les circonscriptions sont indépendantes les unes et des autres. D’ici-là, nous espérons que des efforts seront faits. Nous allons présenter des revendications, notamment au niveau de la CENI, ainsi que du code électoral. »

Cela signifie que la communication de l’opposition a porté bien au-delà de nos frontières. « Cela veut dire également que nous sommes crédibles. L’opposition nigérienne a estimé que M. Bakary Fofana et sa CENI ne sont pas aptes à organiser des élections crédibles. Je crois que les faits l’ont prouvé. Le monde entier est conscient aujourd’hui de ce que M. Bakary Fofana, au lieu de symboliser un processus électoral crédible et transparent, symbolise la fraude électorale. A ce titre, certains estiment qu’il ne peut pas jouer le rôle d’expert, à moins que ce soit l’expert en fraude. Et ça, aucune opposition républicaine ne peut tolérer cela, fût-elle celle du Niger ». 


Abdoulaye Bah
Guineenews


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