Aliou Sow Mercredi, 25 Novembre 2015 00:27
Deux membres du gouvernement ont été limogés la semaine dernière par le président de la République pour « faute lourde » (voir article précédent). En attendant d’en savoir plus sur les motifs de ces limogeages, certains observateurs ont vite fait de conclure que ces membres du gouvernement ont payé pour leur incapacité à venir à bout de la crise qui sévit dans la localité de Touba, où deux familles se déchirent autour d’une mosquée en construction. Faute d’entente, des violences ont éclaté le 15 novembre dernier, faisant trois morts, et d’importants dégâts matériels.
Sur ces violences, le procureur de la Cour d’appel de Conakry, Moundjour Chérif, a annoncé l’interpellation de 13 individus. Même si des témoins joints sur place parlent eux d’une cinquantaine d’arrestations suite à ces événements malheureux.
Ces personnes seraient poursuivies pour les chefs d’accusation suivants : « association de malfaiteurs, destruction d’édifices, coups et blessures volontaires, vol…», et sont détenues dans la prison de Gaoual, préfecture dont relève Touba.
Dans un communiqué publié au lendemain de ces incidents, le gouvernement avait promis de faire la lumière sur cette affaire. Les autorités préfectorales de Gaoual, circonscription dont relève Touba, avaient alors fait cas de deux morts suite aux évènements. Deux frères, d’une même famille, venus de la France pour assister au « FIDAOU ».
Sur les circonstances de leur mort, le préfet de Gaoual a expliqué que « ces jeunes ont été pris à partie par une foule en colère pendant qu’ils détruisaient la mosquée qui est l’objet de toutes ces violences. Le premier a eu la tête coupée par une machette et le second a été poignardé et est mort à l’hôpital. »
Ce bilan est désormais de 3 morts, dont une femme qui aurait eu un infarctus, suite à la destruction de sa résidence, lors des violences.
Aliou Sow
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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