Mœurs : la liste des victimes de viol s’allonge

Facebook Imprimer    

 

SACKO_Cheick_01Les cas de viols se multiplient dans la capitale et dans des provinces intérieures. Les auteurs sont parfois interpellés, puis relâchés. Ce, bien que la justice ait promis l’impunité contre ce genre de pratiques.

Malgré la récente mobilisation des femmes initiée par des ONG dont Femmes développement et droits humains en Guinée (F2DH-G), contre des violences faites aux femmes, d’autres cas de viols ont été enregistrés ces derniers jours en Guinée, dont le dernier a entrainé la mort de la victime par strangulation, dans une localité de Télimélé, préfecture de la Moyenne Guinée.

La victime de ce viol qui vient de se dérouler dans la préfecture de Télimélé, était une adolescente, selon des sources concordantes.

Deux autres cas de viols ont été enregistrés, ces derniers temps, respectivement à Labé, en Moyenne Guinée et à Mandiana, en Haute Guinée. Pour le cas de Labé, la victime est une jeune fille de 20 ans, dont le présumé agresseur court toujours, selon des sources sécuritaires. Quant à la victime enregistrée dans la préfecture de Mandiana, âgée à peine de 14 ans, ses présumés agresseurs au nombre de 4 personnes ont été appréhendés. Ces violences sexuelles surviennent après la marche initiée par des ONG de femmes dont F2DH-G, dans la capitale guinéenne le 4 novembre dernier, suite au présumé viol dont se serait rendu coupable, un artiste en herbe.

Face au bruit suscité par cette affaire de viol, le gouvernement guinéen avait publié un communiqué, pour condamner « les violences faites aux femmes sous toutes leurs formes ».

. Tout en exprimant « sa solidarité vis-à-vis des victimes, et sa détermination à faire la lumière sur ces derniers événements Â».

Le Garde des sceaux, Cheick Sacko, avait déclaré pour ce qui concerne le viol commis par l’artiste Tamsir, qui a fait la une sur les réseaux sociaux, que « la Justice guinéenne fera son travail et ira chercher le présumé coupable où qu’il se retranche. Indiquant dans la foulée, que d’ores et déjà, la police a ouvert une enquête et un mandat d’arrêt international a été émis par la Justice. Â»

 A noter que le gouvernement à travers le ministère de l’Action sociale a rencontré la victime, et mis à sa disposition une cellule psychologique. Au moment où nous allions sous presse, la nouvelle du retour de Tamsir avait commencé à circuler dans la cité. Viendra-t-il pour se mettre à la disposition de la justice ? Attendons de voir.

 

Aliou Sow
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


AAA_logo_guineeactu_article
 

Facebook Imprimer    

 


 

Commentaires  

 
-4 #1 amadudialamba 15-11-2015 23:46

Une fois, par un commentaire, je tirais la sonnette d’alarme sur les conséquences de la montée de la délinquance juvénile dans notre pays. On peut donc dire à travers ces incessants viols que ces conséquences commencent à se faire sentir un peu partout. Aujourd’hui, nos marchés hebdomadaires et les fréquentes soirées dansantes organisées à travers le pays ne sont que des lieux et événements profitables aux voyous pour commettre l’adultère. Dans les villages, les marchés hebdomadaires ne sont pas règlementés. Ils échappent à tout contrôle de l’Etat. Certains endroits sont devenus des véritables laboratoires de fabrique de substances hautement toxiques. Parmi ces marchés, il y en a qui ne commencent qu’aux environs de 18 heures pour se terminer que vers 2 heures du matin. Et gare aux chefs des foyers de dire à leurs épouses ou à leurs enfants de ne pas y aller ! Dans les grandes villes, c’est sont également partout des lieux de rencontres incontrôlés où se côtoient tout ce qu’on peut imaginer comme éléments pouvant contribuer à la destruction d’une société. Surtout les nombreux cabarets, maisons de passage et maquis, sans oublier les centaines d’hôtels insalubres, ainsi que les plages. Lorsque la jeunesse est désœuvrée, abandonnée a elle-même, elle devient automatiquement un danger public permanent. De la bouche du Ministre Bantama SOW même, ‘’le taux de chômage des jeunes a atteint un niveau très inquiétant en Guinée, avec 60 % des jeunes de moins de 25 ans’’. Au lieu de chercher à aplanir nos divergences et trouver des voies et moyens pour lutter contre le chômage galopant dans le pays, chacun cherche son meilleur emploi dans les gouvernements toujours pléthoriques du régime. Ne soyons donc pas surpris qu’un jour nous nous trouvions débordés par ces jeunes criminels. Les femmes commencent déjà à payer un lourd tribut a travers ces multiples viols. Il faut rappeler ici que c’est sont les agents de la force publique qui ont donné le coup d’envoi le 28 septembre 2009 (armée, police, etc.). Maintenant c’est sont les jeunes délinquants qui rivalisent dans la dépravation et la violence sexuelle. Même si le phénomène existait auparavant, il n’était pas aussi banal. C’est très dommage pour nos sœurs qui sont très vulnérables et qui n’ont aucune protection. Dans certains pays, le viol peut vous faire passer de très longues années dans les geôles.
Citer