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Rénovation du CHU de Donka : quand des médecins sont abandonnés à eux-mêmes
Richard Tamone Mercredi, 11 Novembre 2015 22:24
Si la plupart des observateurs ont salué la rénovation du Centre hospitalier universitaire de Donka, il faut cependant dire que cette rénovation suscite de l’émoi chez certains médecins, qui ont du mal à s’en sortir. N’ayant pas où travailler en attendant la fin des travaux.
A bien comprendre les échanges qui ont eu lieu entre des jeunes médecins relevant de certains services du CHU de Donka, ces derniers auraient une dent contre certaines attitudes de leurs chefs, voire même du département de la Santé. C’est le moins qu’on puisse dire.
Visiblement la balle est bien partie, et la rénovation se poursuit. Le seul hic, d’après le constat de notre reporter est que certains médecins n’ont pas où se débrouiller pour arrondir leurs fins de mois. Toute chose que des jeunes médecins prendraient très mal.
Il convient de rappeler que parmi eux certains arrivent tout de même à trouver leur compte à travers des prestations qu’ils effectuent dans les différents services. Certains pour ne pas continuer à tirer le diable par la queue, durant tout le temps que prendra la rénovation du CHU, se sont tournés vers certaines structures privées. Par contre, d’autres se sont dirigés vers d’autres entités sanitaires, notamment le camp Camayenne, une garnison située en face de l’hôpital de Donka. Apparemment plusieurs services de santé ont eu un local, suite à la rénovation de ce CHU, le plus grand du pays.
« La plupart des services ne sont plus fonctionnels au CHU de Donka, depuis que la rénovation a débuté. C’est seulement la maternité située au fond de la cour, la réanimation, et quand vous entrez, les bâtiments que vous voyez à votre droite, qui ne sont pas encore concernés par la rénovation », explique un jeune médecin hors de la cour du CHU, que nous avons rencontré.
Aux dires de ce jeune médecin, le département de la Santé n’a entrepris aucune démarche qui permette aux agents de santé du CHU de Donka de pouvoir exercer dans d’autres structures de la ville de Conakry.
« Ce n’est pas comme ça qu’ils devaient nous abandonner. C’est une manière de nous encourager à travailler désormais dans les structures privées », a laissé entendre notre interlocuteur.
Un autre de renchérir en disant qu’il a tiré les leçons depuis fort longtemps de cette situation. A partir de cet acte : « les gens là , nous abandonnent comme des citrons pressés », a-t-il ajouté en substance.
Nous avons cherché à savoir auprès d’eux, comment leurs supérieurs conçoivent cela. «Ici là , est-ce que tu as vu un agent de santé d’une cinquantaine d’années. Mais c’est un bon débarras pour nos supérieurs. Ils pourront tranquillement travailler dans leurs cliniques », dit-il. « Mon frère, personne n’est fou. L’Etat ne reconnaît pas les efforts des uns et des autres », a fait remarquer le jeune médecin.
L’autre constat que nous avons fait, est celui des vieux équipements datant de plusieurs décennies qui sont entassés çà et là , dans les différents couloirs des bâtiments, qui ne sont pas encore touchés par les travaux, dans la cour du CHU de Donka, notamment aux urgences…
Richard Tamone
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
Commentaires
Comment peut on imaginer dans un pays en deficit de cadre qu on chasse des specialistes formees depuis une vingtaine dannees???Aujourdhui tous nos principaux medecins sont dans la rue.Les services sont dispersees a travers la nature.On avait des embryons de service de pointe tels que la maxillofaciale,neurochirurgie,chirugie plastique,thoracique,cancerologique qui ont ete demanteler par les cadres de la sante.Et puis ils lont faits avec une telle mechancete quils ont mis des gendarmes aux portes de lhopital pour fouiller ces medcins afin de ne pas voler les equipements desuets qui y restaient...
Et tenez bon que tous cela a ete fait au nom du president de la republique.Ils ont affirmer haut et fort que que les instructions venaient de la bouche du chef de l etat, et que celuio ci sen foutait pas mal du corps medical deja corrompu a ses yeux..
Mais a quelques choses malheur est bon.La plupart des toubibs se sont installes a coeurs joie dans le privee si ce ne sont pas les offres allechantes demploi par des cloiniques hupees de Dakar Abidjan Malabo et Libreville...








