Mohamed Koula Diallo Mercredi, 28 Octobre 2015 22:53
Le 26 octobre dernier, des responsables de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Dr Fodé Oussou Fofana, directeur de campagne de Cellou Dalein Diallo, et Aliou Condé, secrétaire général du parti, ont dénoncé des « fraudes et les violences enregistrées par leurs responsables lors de l’élection présidentielle du 11 octobre derniers ». Tous sont hargneux suite à la défaite de leur candidat lors de ce vote, qu’il qualifie de mascarade électorale.
Dr Oussou Fofana a commencé par préciser que cette conférence de presse avait pour objectif de démontrer avec des preuves à l’appui que cette « élection était tout sauf une élection ». Et de préciser : « l’UFDG s’est dotée d’une commission électorale chargée de l’organisation et du suivi du processus électoral. Cette commission a élaboré une stratégie de suivi de ce processus électoral. Nous avons constaté que cette élection était la plus mauvaise élection organisée pendant les 50 dernières années, pas en Guinée seulement, mais au niveau de l’Afrique. L’administration a été bloquée, les ministres, les préfets et les sous-préfets, les directeurs nationaux ont tous abandonné leurs postes pour se retrouver sur le terrain pour faire gagner par tous les moyens le slogan qu’on appelle "un coup, ko". C’est triste pour notre pays parce qu’il est inscrit dans notre loi que les fonctionnaires n’ont pas le droit de se mêler du processus électoral. »
Ensuite, le président de la Commission électorale au niveau de l’UFDG, Dr Dieng, a témoigné en dénonçant le bourrage des urnes, l’intimidation des délégués de l’UFDG dans des bureaux de vote surtout au niveau de la Haute Guinée. Des responsables de l’UFDG venus de Banankoro ont dénoncé les violences qu’ils ont subies chez eux.
M. Aliou Condé, secrétaire général de l’UFDG, a lui axé son intervention sur le fichier électoral. Il a déclaré : « je voudrais attirer votre attention sur un fait qui va nous poursuivre pendant des années si on ne trouve pas une solution. Au-delà de tout ce qui vient d’être dit au niveau de ces élections, c’est le fichier électoral. Nous l’avons dénoncé. On a tout fait. Tout ce que vous entendez ici, toutes ces discussions ont eu lieu au niveau du Comité de suivi dans lequel je représente l’opposition. Nous avons exigé de la CENI que toutes les dispositions qui devraient être prises fassent l’objet d’écrits. Donc, des directives devaient être données à tout le monde pour que chacun puisse interpréter correctement. Vous avez un fichier guinéen qui est complètement dénaturé parce qu’il ne correspond pas aux normes. Vous avez 6 millions 40 mille électeurs en Guinée pour une population estimée à 11 millions d’habitants. Ça veut dire que plus de 50 pourcents de la population guinéenne sont des électeurs qui ont plus de 18 ans. Et je ne crois pas qu’en Afrique, on se retrouve dans ce cas de figure. Tout le monde sait que lorsque vous allez dans une famille, vous avez plus d’enfants que d’adultes. Aujourd’hui, c’est une anomalie majeure. »
El Hadj Mohamed Koula Diallo
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
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