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Pression sur les magistrats : les révélations de Cheick Sacko

Richard Tamone  Mardi, 27 Octobre 2015 23:09

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SACKO_Cheick_01Lors de la première réunion du comité de pilotage du programme d’appui à la réforme de la justice, qui s’est déroulée mercredi dernier dans un espace hôtelier de la place, Cheick Sacko, ministre de la Justice, a reconnu que les magistrats dans l’exercice de leur mission étaient l’objet de pression de la part de certains religieux, de députés de la mouvance présidentielle, tout comme de l’opposition.

Ladite rencontre a connu la présence de certains membres du gouvernement, des représentants des institutions internationales, notamment de l’Union européenne, des bailleurs de fonds. Après donc des remarques sur certaines tares de l’appareil judiciaire guinéen, de la part du ministre des Droits de l’homme et des Libertés publiques, Kalifa Gassama Diaby, Cheick Sacko, ministre de la Justice et garde des sceaux, s’est vu obligé de sortir de sa réserve.

C’est ainsi qu’il a reconnu les remarques faites par son homologue des Droits de l’homme et des Libertés publiques. C’est vrai, a-t-il dit, que les magistrats subissent des pressions politiques et mêmes religieuses. A l’en croire, il y a des députés de la Mouvance présidentielle, tout comme de l’opposition, qui influenceraient les juges. Ils sont des deux camps, a-t-il précisé. Le ministre d’Etat en charge de la Justice a par la suite averti qu’au moment venu, il fustigerait ce genre de pratiques.

Le garde des sceaux estime que ces derniers devraient tout au moins combattre ces pratiques qui nuiraient considérablement à l’appareil judiciaire du pays.

Cheick Sacko a fait remarquer qu’il attend les magistrats guinéens au tournant, quand ils auront leur statut particulier. « Quand vous aurez votre statut, vous devrez rester fermes devant les pressions », a-t-il conseillé.


Richard Tamone
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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