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Violences électorales : graves accusations d’Amnesty International
Oumar Daroun Mardi, 27 Octobre 2015 01:52
L’organisation de défense des droits humains Amnesty International a publié son rapport d’observation sur la présidentielle en Guinée. Cette publication a eu lieu jeudi dernier à la Maison commune des journalistes. Selon ce rapport, les forces de sécurité se seraient rendues coupables d’actes inciviques en ôtant la vie à trois personnes. Deux par balles et l’autre à la suite d’un battage.
« Des éléments démontrent que des agents des forces de sécurité guinéennes ont tué ou blessé des civils sans arme. Rien ne peut justifier d’avoir tiré sur ces personnes ni de ne pas engager la responsabilité pénale des auteurs présumés des coups de feu », déclare François Patuel, le spécialiste de la sous-région au compte d’Amnesty International.
Pour lui, lors de leurs différentes interventions durant la période électorale, des agents des forces de l’ordre ont « fait un usage excessif et abusif de la force » face à des manifestant, voire de simples citoyens qui n’avaient rien à voir avec les précédents mouvements.
D’ailleurs pour ce spécialiste, la moitié des morts de personnes durant ces mouvements électoraux, sont causées par « des éléments de la police et de la gendarmerie ».
Le rapport révèle, en s’appuyant sur des témoignages recueillis sur le terrain, que « plusieurs policiers et gendarmes avaient participé au pillage du centre commercial Koumi, près de Madina, après qu’il eut été attaqué par des hommes portant des tee-shirts de campagne les 8 et 9 octobre. Ils avaient mis à sac un restaurant et incendié des voitures, des boutiques et des générateurs », souligne AI dans son rapport.
Toujours selon Amnesty International, « au moins 350 personnes sont mortes et plus de 1750 ont été blessées lors des manifestations organisées en Guinée au cours des dix dernières années ». La grande majorité était des manifestants et parfois de simples passants qui « ont été blessés ou tués par les forces de l’ordre ».
Face à aux agissements de ces éléments des force de sécurité, une solution adéquate se fait urgente. Car sans celle-ci, le comportement de nos agents de sécurité pourrait ternir l’image de la Guinée. C’est dans cette dynamique citoyenne du moins impérative catégorique, qu’Amnesty International appelle gendarmes et policiers à plus de professionnalisme, aussi les partis politiques à inculquer les valeurs républicaines à leurs militants.
A côté de cet appel au changement de tout un chacun, l’organisation Amnesty International sollicite une vraie justice lorsqu’il y a violation des droits humains. « Les forces de sécurité doivent non seulement être dotées des ressources nécessaires et formées comme il se doit pour respecter les droits humains, mais aussi être amenées à rendre des comptes devant des tribunaux civils en cas de manquements. Les agents soupçonnés d’avoir tué des personnes sans arme à Conakry au début du mois d’octobre doivent en subir les conséquences », recommande l’ONG.
Au gouvernement de jouer sa partition, quand on sait que les auteurs de tueries ne sont jamais inquiétés en Guinée. Les autorités actuelles ont toujours promis des enquêtes, qui n’ont jamais abouti.
Oumar Daroun
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
Des généralités, des constats et des recommandations.
J'espère que les victimes comprendront qu'il leur revient de régler leur propres problèmes et non de continuer à attendre une solution venue d'ailleurs.
Tu devrais enrichir plus et plus souvent notre forum en contribuant avec des posts, ma fille. Je sais que tu es a la bourre professionnellement mais fait cet effort pour apporter une touche gender indispensable a nos analyses...
Des généralités, des constats et des recommandations.
J'espère que les victimes comprendront qu'il leur revient de régler leur propres problèmes et non de continuer à attendre une solution venue d'ailleurs.
Entièrement d'accord avec vous Mdme,
J'espère que les victimes comprendront qu'il leur revient de régler leur propres problèmes et non de continuer à attendre une solution venue d'ailleurs.
C'est juste une ''petite manière'' d'inciter à mettre en relief la sélectivité dans ces macabres opérations et pour que tout le monde soit bien informé au même pied d’égalité qui assassine qui et au profit de quoi.
Ça je crois que tout le monde le sait, inutile d'en rajouter une couche. D'ailleurs le caractère ethnocentriste est-il une circonstance aggravante en Guinée ?
Peu importe, un citoyen reste un citoyen. L'essentiel est de constater que nos gendarmes et leur chef (AC, ministre de la défense) sont des criminels.
C'est juste une ''petite manière'' d'inciter à mettre en relief la sélectivité dans ces macabres opérations et pour que tout le monde soit bien informé au même pied d’égalité qui assassine qui et au profit de quoi.
A l'attention des victimes du régime de Alpha Condé alias "Professeur": la Cour de justice de la Cedeao a fait jurisprudence en rendant un verdict favorable aux plaignants, la famille de Baré Mainassara.
1-La cour a reconnu que son "droit à la vie a été violé". Tout comme les victimes innocentes sans armes des lâches forces armées en Guinée.
2-"le droit des requérants à avoir accès à la justice a été violée par l'Etat du Niger". Tout comme encore en Guinée où les plaintes des victimes ont toujours été refusées par la justice guinéenne.
De ce jugement, l'UFDG et les victimes du dictateur Alpha Condé peuvent saisir la Cour de justice de la Cedeao pour réclamer que justice soit rendue.
Et je persiste à encourager Mr Bah Oury de saisir cette cour face à la parodie de justice qui le condamne et le garde en exile. Si depuis 2011, Mr Bah Oury avait voulu écouter ces conseils, peut-être qu'aujourd'hui, il aurait eu gain de cause. Mais hélas, les hommes politiques Guinéens sont obtus à tout ce qui ne vient pas d'eux ou de leur proche entourage même lorsque c'est dans leurs propres intérêts.
Les Guinéens sont trop fatalistes et ne savent pas lutter et persévérer dans la recherche de justice d'où l'injustice et l'impunité. Pour pleurer et se plaindre, nous sommes champion. Mais que fait-on de concret pour que cela n'arrive plus?
Je sais qu'ils ne veulent pas être partiaux dans leurs interventions. Mais j'aurais souhaité humblement que les noms de toutes ces victimes soient publiées. Cette publication pourrait mieux situer l'opinion nationale et internationale sur la catégorie des personnes tuées. Ainsi on verra s'il n'y avait pas intention de sélectionner et de tuer délibérément leurs cibles et pourquoi il n'y a jamais eu d'enquêtes.
Quel est l’intérêt de publier une telle liste si l'opinion internationale à laquelle vous voulez prendre comme témoin est en connivence avec le dictateur (l'assassin), le mieux c'est de sortir dans cette logique et faire œil pour œil, dent contre dent,
j'aurais souhaité humblement que les noms de toutes ces victimes soient publiées. Cette publication pourrait mieux situer l'opinion nationale et internationale sur la catégorie des personnes tuées.
Peu importe, un citoyen reste un citoyen. L'essentiel est de constater que nos gendarmes et leur chef (AC, ministre de la défense) sont des criminels.








