Alpha vainqueur dès le premier tour : une victoire qui laisse un goût amer

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CENI_01La Commission électorale nationale indépendante, a proclamé les résultats provisoires de la présidentielle du 11 octobre, le samedi dernier, dont le vainqueur est le président sortant Alpha Condé, qui a obtenu la majorité des suffrages exprimés avec 2 285 827 voix, soit 57,85% des suffrages exprimés. Des résultats contestés par les 7 adversaires qui parlent de « fraudes massives ». De quoi donner un goût amer à cette victoire qui au lieu de favoriser l’apaisement dans la cité, vient exacerber davantage les tensions.

Avec les résultats publiés par la CENI, Alpha Condé caracole en tête de ce scrutin présidentiel, qu’il a emporté face à ses 7 adversaires. Le chef de l’opposition Mamadou Cellou Dalein Diallo, candidat de l’UFDG vient loin derrière, avec 1 242 362 voix soit 31,44% des suffrages exprimés. Le candidat de l’UFR, Sidya Touré, conserve la troisième qu’il avait en 2010, mais avec cette fois un score à la baisse, n’ayant obtenu que 237 549 voix, soit 6,01% des suffrages exprimés.

Le reste des suffrages revient au reste des 5 candidats, dont Dr Faya Lansana Millimouno, du BL qui a été crédité de 54 718 voix, soit 1,38% des suffrages exprimés. Il est suivi de Papa Koly Kourouma du GRUP avec 51 750 voix soit 1,31% des suffrages exprimés. Lansana Kouyaté du PEDN a enregistré une chute avec 45 962 voix, soit 1,16% des suffrages exprimés. Lui qui pourtant était considéré jusque-là comme la quatrième force politique du pays.

Georges Gandhi Tounkara, candidat de l’UGDD n’a récolté lui que 19 840 voix, soit 0,50% des suffrages exprimés. Et c’est Marie Madeleine Dioubaté du PEG qui ferme la marche avec 13 214 voix, soit 0,33% des suffrages exprimés. La seule femme candidate à ce vote, qui obtient le plus faible score.

Il faut rappeler que sur les 6 042 634 d’électeurs inscrits dans le fichier électoral, seuls 4 135 046 ont pu voter. Avec le nombre de bulletins nuls estimé à 179 804, le nombre de suffrages valablement exprimés est de 3 951 219, soit un taux de participation de 68,48%.

Sur le déroulement de ce scrutin, les observateurs ont unanimement pointé du doigt des anomalies, qui toutefois selon eux ne seraient pas de nature à remettre en cause la régularité du vote. La mission d’observation de l’Union européenne a, dans son rapport préliminaire publié au lendemain de cette élection, reconnu que « plusieurs insuffisances et lacunes persistent, notamment en matière de droit à se porter candidat, de financement des partis politiques ou encore de contentieux électoral. Bien que les observateurs internationaux aient souligné, en 2013, la nécessité d’orienter la structure de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) vers une organisation administrative et technique, afin notamment d’assurer une montée en compétences et d’améliorer son efficacité, la Commission est restée une structure politique Â», note la mission.

 Elle poursuit dans la même foulée, en ces termes : « la Mission regrette que cette politisation de la CENI ait affaibli, à différents moments clefs des préparatifs du scrutin, ses capacités techniques et son efficacité, particulièrement dans l’établissement des listes électorales, la cartographie des bureaux de vote ou encore dans la distribution des cartes d’électeurs. Par ailleurs, la communication insuffisante à différentes étapes du cycle électoral et le manque de transparence de la Commission ont conduit à un déficit de confiance de la part de nombreux acteurs du processus. Â»

Ces couacs ont révélé en quelque sorte l’impréparation de la CENI, qui n’a pas réussi à organiser un scrutin transparent. Ce qui a amené les 7 candidats à rejeter les résultats avant même leur diffusion. Les deux principaux opposants Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré ont annoncé, eux, carrément leur retrait du processus électoral. Comme pour dire que ce vote qui devait la Guinée à aller de l’avant en termes de renforcement de son processus électoral, ce sera plutôt le contraire, avec les nouvelles tensions qu’il vient de provoquer au sein de la classe politique.


Mamady Kéita

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+3 #9 Gandhi 22-10-2015 09:36

Citation en provenance du commentaire précédent de KOUYATE:
En ces temps de deuil, j'aurais souhaité éviter des répliques contrariantes à notre cher Gandhi National

Vous n'avez pas à vous gêner, tout le monde y passera un jour, c'est notre seule certitude. La vie continue... la preuve, je suis revenu faire des commentaires.
Citation en provenance du commentaire précédent de KOUYATE:
Je crois profondement au fond de mon âme que cette stratégie était celle d'«empêcher l'homme de gouverner» en jettant un discrédit sur nos institutions républicaines jeunes, fragiles et imparfaites. C'est aussi avoir passé tout le temps à renier et refuser un POUVOIR SUPRÊME au sens de la Nation par les désobeïssances civiles de citoyens qui perdaient le sens même de leurs devoirs citoyens.

Ce n'est pas l'opposition qui a pris la décision de tuer Zachariou en Avril 2011, et d'empêcher une enquête. A partir de là...
Par ailleurs, si vous n'aimez pas la désobéissance civile, préférez-vous la lutte armée ?
Citation en provenance du commentaire précédent de KOUYATE:
Et lorsqu'il est venu et s'en est pris aux gros morceaux comme dans l'affaire SIMANDOU (BSGR), des personnes sans scrupule ont bien voulu protéger, défendre et couvrir ces vautours en disgrâce.

Dans l'affaire de Simandou, AC s'est aplati devant 700 millions de $ pour dédouaner Rio Tinto qui est en Guinée depuis plus de 15 ans sans avoir fait quoi que ce soit, s'étant même servi de Simandou pour passer un cap difficile de sa gestion en Australie.
On reproche surtout à BSGR de ne pas avoir payé sa part de gâteau, car il n'a rien fait de plus ou de moins répréhensible que Rio Tinto.
Il y a de nombreux incompétents aux mines qui se servent d'abord avant de défendre les intérêts du pays. Après 50 ans c'est lamentable de ne pas posséder de cadres de haut niveau en la matière, alors que la Guinée est assise sur des cailloux, qui peuvent valoir cher si on sait les mettre en valeur. Les mettre en valeur ce n'est pas prendre des commissions contre un document que l'on donne à des étrangers.
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-3 #8 KOUYATE 21-10-2015 15:57

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Si nous mouillons nous-mêmes le maillot, et ne pas compter sur nos politiciens en dessous de tout, il est possible de l'en empêcher. Encore faut-il ne pas imiter nos politiciens en parlant seulement, sans accompagner ceux qui vont aller au charbon.

En ces temps de deuil, j'aurais souhaité éviter des répliques contrariantes à notre cher Gandhi National:
Le maillot a suffisamment été mouillé, mais c'estla stratégie qui a rendu vain l'objectif à atteindre.
Je crois profondement au fond de mon âme que cette stratégie était celle d'«empêcher l'homme de gouverner» en jettant un discrédit sur nos institutions républicaines jeunes, fragiles et imparfaites.
C'est aussi avoir passé tout le temps à renier et refuser un POUVOIR SUPRÊME au sens de la Nation par les désobeïssances civiles de citoyens qui perdaient le sens même de leurs devoirs citoyens.
Citation en provenance du commentaire précédent de Koto Saliou:
L'Insurrection populaire (Volonté du peuple)qui a le dernier mot sur son Destin,afin d'empêcher à tout prix les Vautours sans scrupules de piller inlassablement NOS RESSOURCES à ciel ouvert et hypothéquer l'avenir des futurs générations.

Avant l'homme au pouvoir, le Guinéen pensait et disait exactement la même chose. Et lorsqu'il est venu et s'en est pris aux gros morceaux comme dans l'affaire SIMANDOU (BSGR), des personnes sans scrupule ont bien voulu protéger, défendre et couvrir ces vautours en disgrâce.
Moi ça m'a beaucoup tiqué dans la tête lorsque l'homme d'affaire concerné a évoqué le scrutin législatif de 2013 (avant) comme si c'était une ultime occasion d'arrivée de parlementaires qui SERAIENT favorables à sa cause...
Certains sont surement redevables de financement occulte de la mafia internationale, là bas ils plaisentent as avec leurs pognons. Un gros souci lorsqu'on en est redevable...
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+1 #7 Zi de Gbekandjamana 21-10-2015 11:54

Citation en provenance du commentaire précédent de MBacké:
Tout ce qui était prévisible ne sera point étonnant.
De nombreux peuple ont traversé de douloureuses épreuves sociopolitiques. Ils ont identifié les causes, tiré les leçons et continué la marche vers la terre promise.
L'actuelle mascarade électorale est l'épreuve politique de trop pour notre pays. Deux solutions sont encore possibles pour notre peuple avant qu'il n'en soit trop tard : lutter ensemble comme en 2006 et 2007, comme les sénégalais et les bourkinabès pour défendre nos votes et préserver nos institutions et nos lois ou se résoudre à fantasmer sur un avenir politique radieux sans lutte démocratique.
Dans le second cas, le peuple de Guinée cautionnera la destruction de notre Etat de Droit, la disparition de nos droits humains et les libertés fondamentales et le pillage systématique de nos richesses naturelles.
Le peuple de Guinée est l'unique responsable de son destin politique.

Pas en Guinee puisque l-hypocrisie et tant d-autres vices battent leur plein ici.
Sinon quand un president se fait mal elir on peut s-attendre a tout.
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-1 #6 KOUYATE 21-10-2015 11:25

Trop jasé en fin de compte. La politique n'est pas une religion, y a pas de conversion définitive à faire.
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+3 #5 Koto Saliou 21-10-2015 06:45

[quote name="Gandhi"]
"Si nous mouillons nous-mêmes le maillot, et ne pas compter sur nos politiciens en dessous de tout, il est possible de l'en empêcher. Encore faut-il ne pas imiter nos politiciens en parlant seulement, sans accompagner ceux qui vont aller au charbon."
Tu as parfaitement raison Gandhi,il ne s'agit pas d'emmener les moutons à l'Abattoir sans protection logique et viable par une insurrection populaire de ce Hold-Up ou farce électorale.C'est en forgeant qu'on devient forgeron et surtout battre le Fer quand il est chaud.Car,l'esprit patriotique s'acquiert par conviction idéologique et non par discours ou théorie de salon politique.Enfin de compte,la première étape à mon avis,est de contester ou bien faire annuler cette fraude électoraliste à la Cour de la CÉDÉAO à Abudja (Nigéria) par nos Éminents intellectuels et Juristes PATRIOTIQUES Guinéens.En cas d'Échec;appliquer l'Option B,càd:L'Insurrection populaire (Volonté du peuple)qui a le dernier mot sur son Destin,afin d'empêcher à tout prix les Vautours sans scrupules de piller inlassablement NOS RESSOURCES à ciel ouvert et hypothéquer l'avenir des futurs générations.
L'Option C:serait la stratégie proposée par Madina (voir Commentaires)comme ultime et dernier recours,sans avoir peur de confronter le Rebelle et ses Donzos (comme le dit CDD:on ne meurt qu'une seule fois),mais,il faut que cela soit pour une meilleure cause (Juste) de sacrifice vers l'audelà.;...Par conséquent,il faut en tenir compte,que le peuple de Guinée constitue une population éthérogène qui est différente du Peuple Burkinabais et/ou Sénégalais,et le degré de Patriotisme est aussi différent...La lutte contre l'INJUSTICE en Guinée,c'est comme courir le marathon ou le mariage;il faut se préparer et surtout s'équiper contre les intempéries qui peuvent survenir sur le terrain ou champ de bataille politique.
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+2 #4 Gandhi 20-10-2015 23:09

Citation en provenance du commentaire précédent de Abraham Bantignel:
il y a des chances que alias "le professeur" continue a violer la Guinée en paix, hélas.

Si nous mouillons nous-mêmes le maillot, et ne pas compter sur nos politiciens en dessous de tout, il est possible de l'en empêcher. Encore faut-il ne pas imiter nos politiciens en parlant seulement, sans accompagner ceux qui vont aller au charbon.
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+3 #3 Féla Barry 20-10-2015 21:46

A quoi bon, toute cette négrerie électorale, si l’opposition, ne perd pas dans les règles de l’art démocratique de la toute transparence des urnes. Une injustice de plus qui souille la république et déshonore notre pays. Ne pouvant faire que ce qui est juste fut fort, la Céni fit que ce qui est fort fut injustement élu, sous le tropisme dégoulinant de lâcheté du Lascar et de sa Cochonnaille. Les créanciers d’AC ont pris notre pays en otage. Quand on n’a été démocratiquement mal élu, on ne devra sa réélection qu’a la fraude. AC sait jusque dans son for intérieur comment il est arrivé au pouvoir d’où qu’il est allergique à toute adversité politique et transparence électorale. Le peuple s’est mobilisé cependant le braconnage massif de ses suffrages a jeté un cinglant discrédit sur cette farce électorale. Cette élection n’en fut pas, tout le moins un énorme scandale éthique qui restera dans les annales de l’histoire politique de l’Afrique indépendante. A combattre sans péril démocratique réel, on triomphe comme un vulgaire usurpateur.
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+3 #2 Abraham Bantignel 20-10-2015 19:13

C'est un aboutissement attendu d'une politique d'un plus malin face à beaucoup plus naïfs; et d'ailleurs que le plus malin a même oser qualifier de "nains politiques" et de "rigolos".
Pour notre part, nous avions inlassablement prévenu qu'il ne fallait surtout pas laisser 2014 passer sans avoir obtenu les communales au moins. Mais hélas, nos leaders ont toutes les qualités sauf la modestie et l'humilité de considérer les critiques et suggestions. Ils ont choisi plutôt d'emprunter le chemin de "je sais ce je fais et je m'en fous de vos conseils"; cette voie a conduit cette opposition arrogante au village et cul de sac de "si je savais".
La suite est imprévisible mais il y a des chances que alias "le professeur" continue a violer la Guinée en paix, hélas. Le peuple de Guinée sans Société civile intègre et patriote n'est pas celui du Faso malheureusement !
Est-ce que la main de Dieu va encore intervenir pour sauver une N'ième fois la Guinée? Wait and see !
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+9 #1 MBacké 20-10-2015 16:50

Tout ce qui était prévisible ne sera point étonnant.
De nombreux peuple ont traversé de douloureuses épreuves sociopolitiques. Ils ont identifié les causes, tiré les leçons et continué la marche vers la terre promise.
L'actuelle mascarade électorale est l'épreuve politique de trop pour notre pays. Deux solutions sont encore possibles pour notre peuple avant qu'il n'en soit trop tard : lutter ensemble comme en 2006 et 2007, comme les sénégalais et les bourkinabès pour défendre nos votes et préserver nos institutions et nos lois ou se résoudre à fantasmer sur un avenir politique radieux sans lutte démocratique.
Dans le second cas, le peuple de Guinée cautionnera la destruction de notre Etat de Droit, la disparition de nos droits humains et les libertés fondamentales et le pillage systématique de nos richesses naturelles.
Le peuple de Guinée est l'unique responsable de son destin politique.
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