Campagne électorale : ce que Dalein conseille à ses militants

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DIALLO_Cellou_Dalein_38_01A Labé où le président de l’UFDG a été reçu le lundi dernier dans le cadre de sa tournée de campagne, Cellou Dalein Diallo a appelé ses militants à accepter les cadeaux qui leur sont faits par le parti au pouvoir, en termes d’argent. Puisqu’il s’agit de biens de l’Etat. Mais le jour du vote, chacun sait pour quel candidat glisser son bulletin dans l’urne.

 A Labé, le président des Nouvelles forces démocratiques, Mouctar Diallo, a réitéré son soutien au candidat de l’UFDG. Il dit n’avoir aucun regret pour son choix, car cela correspond à celui de son parti les NFD. Mouctar Diallo a dans son intervention indiqué que le président Alpha Condé est devenu « illégitime pour diriger la Guinée parce qu’il est décrié par tous les Guinéens».

Cellou Dalein Diallo a, lui, dans son discours fait allusion aux tentatives du parti au pouvoir de récupérer la Moyenne Guinée, notamment Labé, en prélude à cette élection. A travers des mouvements de soutien créés çà et là, par des ressortissants de la région, motivés par des questions mercantiles, selon lui. Pour Dalein, son objectif c’est de « conquérir le pouvoir pour instaurer la démocratie et l’Etat de droit, pour promouvoir la fraternité et l’unité entre les fils de Guinée », a-t-il lancé.

A la foule de militants il demandera de profiter au maximum si jamais le pouvoir leur donnait de l’argent, car il s’agit de biens de l’Etat guinéen, qui sont spoliés. Il a conclu en flétrissant la corruption qui gangrène notre administration publique.


Adama Baldé
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+2 #27 boubacar doumba diallo 06-10-2015 08:42

Une légère petite erreur sur le lien précédent .Mille excuses
http://guineeactu.info/debats-discussions/points-de-vue/5864-election-presidentielle-du-11-octobre-2015-enjeu-politique-majeur-.html
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+4 #26 boubacar doumba diallo 06-10-2015 08:32

@ MBacké !
Je suis imparfait et il m'arrive de me tromper.Voici une preuve:
boubacar doumba diallo 18-09-2015 10:29
"Récemment j'ai fait fait un commentaire élogieux à l'endroit de Baadiko sur Guineeactu.Je me suis lourdement trompé sur l'homme sur toute la ligne.Je croyais pourtant le connaitre.Je me suis terriblement fourvoyé.Je m'excuse auprès des lecteurs"
"@ mon frère Amadudialamba
Vous êtes très généreux .Cependant en politique la première règle comme l'enseigne les grands stratèges chinois est de bien savoir distinguer ses amis de ses ennemis.J'ai souvent failli dans l'application de ce principe.
Je vous remercie beaucoup pour votre indulgence bien que nous soyons ici rien que sur un forum"
http://guineeactu.info/debats-discussions/points-de-vue/5864-election-presidentielle-du-11-octobre-2015-enjeu-politique-majeur-.html
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+2 #25 boubacar doumba diallo 06-10-2015 07:28

Bonjour monsieur Mbacké !
Je ne vous connais pas.Vous semblez me connaitre.C'est un avantage.Pour revenir à mes citations,je n'ai pas dit que j'approuvais ou que je désapprouvais.Alors où est votre problème ? Par contre si vous êtes juste en lisant les commentaires ayant suivi ,vous auriez du rectifier votre tir groupé contre ma modeste personne.Vous allez jusqu'à dire que je n'aime pas LA VÉRITÉ ainsi que les dialloubhés.Qui êtes vous pour lancer de telles accusations ? Un petit dieu ?
En 1958 j'avais 16 ans .Lors du référendum de 1958 , un futur "tyran" à l'époque "un Héros" a dit :
"Si on vous donne de l'argent,prenez le et votez NON " .Je n'avais pas l'âge de voter ,mais j'ai applaudi.Où est votre problème ?En 2015,je serai tenter de dire(mais je ne le dirai certainement pas) :si le RPG vous donne des sous ou du riz,prenez le et votez contre ... Si vous continuez à parler de la sorte, c'est à "poubelle.com" que vous devriez aller.Revenez à la raison et surtout apprenez à bien lire en lisant tout ce que j'ai écrit et à ne pas tronquer ....
Que la paix soit avec vous !
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-2 #24 MBacké 06-10-2015 03:14

Mon frère A.O.T. Macky Sall avait surtout réussi à proposer un pacte historique, politique et patriotique, enraciné au sein de l'unité d'une opposition fiable et véritablement déterminée à associer le peuple sénégalais au combat pour l'alternance démocratique post Wade au Sénégal.
Espérons que la rencontre de nos candidats à l'élection présidentielle, prévue dans 3 jours à Conakry, s'élargira à toute l'opposition et que des actes politiques dignes pour l'alternance politique en 2015 seront proposés au peuple de Guinée pour en finir définitivement avec ce régime politique socialiste criminel qui est le seul en Afrique et dans le monde à n'avoir organisé en 5 ans, aucune des trois élections majeures, locales et nationales, prévues par notre constitution.
Le sort de la Guinée, consécutif à l'alternance politique en 2015, dépendra de la volonté, du courage et de la détermination des leaders de l'opposition lors de cette rencontre qui se soldera par une déclaration collective qui déterminera l'orientation des espoirs de la lutte démocratique de notre peuple pour les années à venir avec les acteurs politiques de l'opposition actuelle.
En tous les cas, il existe assez d'éléments de violations graves de notre constitution et nos institutions pour demander légitimement et sans concession aucune, le départ d'Alpha Condé maintenant.
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-2 #23 MBacké 06-10-2015 01:49

Doyen Doumba. Je suis pourtant un des admirateurs de vos analyses et prises de position sur toute la problématique sociopolitique de la Guinée et de l'Afrique.
Votre culture générale et la qualité de vos recherches sur l'ensemble des sujets sont louables.
J'ai d'ailleurs noté sur un passage de mon courriel que vous êtes une des sources d'inspiration pour nous. Le frère Holomo Lamah l'a également reconnu dans son écrit.
Nous vous devons respect et considération. Nous vous devons aussi reconnaissance et remerciements pour votre immense patriotisme qui se manifeste inlassablement à travers votre gigantesque combat pour la renaissance de la Guinée et de notre patrie africaine.
Je note ici que vous êtes un des ceux qui ont marqué notre conscience pendant cette douloureuse décennie politique qui hante toujours notre cher et beau pays. Je me permets de citer entre autres braves doyens, les Killé, Bokoum, Alpha Sidoux, Paul Théa, Ansoumane Doré, ect. La liste est longue et soyez en tous remercié.
Cela dit, vous êtes des hommes comme tout le monde. Autrement dit, nul n'est parfait.
Ainsi, j'ai considéré votre réaction sur les propos d'Holomo Lamah comme étant excessive, et donc passionnelle.
D'autre part, n'abandonnez mes propos dans une poubelle ! Ce serait un gâchis.
Enfin, vous illustrez à travers votre réponse les conclusions des observateurs du monde entier qui affirment que les " Yétté Diallo Wona miran ".
Les Yétté Diallo ne disent pas la vérité et n'acceptent pas la vérité. C'est vraiment dommage ! Prière de revenir à la raison, mon cher doyen et démontrer que les Diallobhé ont décidé de rentrer dans la civilisation contemporaine.
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0 #22 boubacar doumba diallo 05-10-2015 22:26

Citation en provenance du commentaire précédent de MBacké:
Le doyen Doumba serait-il en passe de revêtir le boubou d'un tyran ? Pourquoi vous sollicitez et acceptez les excuses de Pokpa Holomo Lamah sur ce forum ? N'est-il pas un citoyen qui a le droit d'exprimer librement ses opinions publiques et convictions politiques ?
Vous citez des personnes comme Youssou Ndour et des généraux en Tunisie ou en Algérie en guise d'exemple. Êtes-vous certains que vos exemples soient des références à conseiller aux africains en matière de démocratie et de bonne gouvernance ?
Connaissez-vous le niveau d'instruction de Youssou Ndour et de vos autres héros ? Souhaiteriez-vous que la démocratie guinéenne s'inspire de celles pratiquées actuellement en Tunisie, en Algérie, en Egypte, en Libye en Irak ou en Syrie ? Ces pays sont-ils des Etats constitués actuellement par des systèmes politiques normaux ? Saviez-vous que l'Afrique noire a institué partout la démocratie et le multipartisme intégral depuis les années 1990 ? Saviez-vous aussi que le printemps Arabe est né 2010 ?
Détenez-vous des illustrations de propos encourageant la corruption d'un peuple ou des militants d'un partis politique en provenance d'un pays dit démocratique tels USA, France, Allemagne, Suisse, Belgique ou Angleterre ? Comme l'a affirmé le frère Holomo Lamah, vous êtes pour nous tous un des exemples dont les paroles impactent directement notre conscience. Par conséquent, vous devez éviter de cautionner ces pratiques néfastes qui n'existent pas ailleurs. À défaut de voter une loi pour interdire définitivement toute distribution de Riz ou des sacs d'argent à nos citoyens pendant la campagne électorale, nous devons tous nous hérisser contre cette nouvelle coutume et combattre ce fléau par la dénonciation d'abord et la manifestation publique ensuite.
Le peuple de Guinée est libre de militer dans le parti politique de son choix et respecter les textes constitutifs de nos formations politiques qui précisent que les militants ont l'obligation de cotiser aux frais de fonctionnement de leurs partis politiques respectifs et non le contraire.
À mon humble avis, c'est vous le doyen Doumba qui devez des excuses au frère Holomo Lamah pour le fait d'avoir tenté d'user de nos traditions ( droit de naisse )pour malmener sa liberté d'expression du citoyen soucieux de dénoncer des dérives politiques permanents qui anéantissent chaque années les efforts destinés à la consolidation de la démocratie en Guinée.
À signaler qu'il serait aisé pour tout régime politique qui organise des élections bâclées, de revendiquer facilement toutes les voix de ceux qui ont accepter leurs présents ( Riz ou Argent )
Le message du régime politique d'Alpha Condé est clair : c'est argent contre vos bulletins de vote et sac de riz contre vos bulletins de vote !
Que personne ne vienne demain nous raconter que le service après vente n'était pas assuré. N'oublions pas également que la promesse de poste à pourvoir figure dans le menu de campagne du RPG Arc-en-ciel. Est-ce compatibles avec la démocratie et l'Etat de Droit ? Se taire ou ne pas se taire ? Dénoncer ou encourager ce fléau ?
Au frère Holomo Lamah :tes messages sont corrects et la corruption reflète parfaitement une des réalités qui gangrènent la vie sociopolitique de notre pays après 57 ans d'une indépendance acquise au noms de la liberté, la dignité, la démocratie, l'unité, le progrès, etc. Tu dois continuer de défendre comme à l'accoutumée notre démocratie avec courage et pugnacité.
Celle-ci commence par la défense de ta propre liberté d'expression qui te donne le droit d'avoir des opinions différentes de celles des autres, y compris de celles de la majorité de nos citoyens.
Notez Bien : je ne suis ni juge ni avocat. Mon constat est qu'aujourd'hui c'est Pokpa Holomo Lamah. Demain, qui d'autre s'excusera d'avoir donné librement son opinion comme si nous étions encore sous l'égide du PDG-RDA ?

Vous ne méritez pas que je vous réponde.Votre place à n'en point douter est POUBELLE.COM
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-2 #21 A.O.T. Diallo 05-10-2015 21:45

Citation en provenance du commentaire précédent de lodia:
Merci au WEBMASTER si possible de mettre cette contribution du doyen DOUMBA en encadre de haut de page pour nous edifier davantage sur les combines de la CENI, de l'administration d'Alfa CONDE. Je viens d'apprendre depuis Dakar, que les cartes d'electeurs des DIALLO de Labé aurait été volée par la CENI de là bas qui est son propre voleur. S'il pratique ces combines en pays etranger, qu'en serat il en GUINEE même

Mignan c'est pas la plainte qui compte c'est la contre-offensive pour la contrecarrer. Tu penses que Wade n'avait pas monté encore plus fin et sophistiqué pour battre Macky Sall ? Celui-la ne s'est pas victimisé devant une presse amusée ni devant la C.I., il a agit sans faire aucun bruit...
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+2 #20 lodia 05-10-2015 10:15

Citation en provenance du commentaire précédent de boubacar doumba diallo:
République du Burundi
Conseil National pour la
Défense de la Démocratie
Tél. 257-79-456-094
Republika y’Uburundi
Inama y’Igihugu
Igwanira Demokarasi
Email :
Techniques de fraudes électorales et failles du nouveau
code électoral du Burundi
Bujumbura Octobre 2009
Par Léonard NYANGOMA Président du parti CNDD
Mesdames, Messieurs les journalistes
Honorable parlementaires,
Mesdames, Messieurs,
0. INTRODUCTION
Permettez-moi d’abord de vous exprimer mes sincères remerciements, pour être
venus nombreux assister à cette conférence sur une question d’actualité et d’une
importance capitale non seulement au Burundi, mais également dans le monde
entier.
A quatre reprises, depuis l’année dernière, j’ai animé deux conférences publiques et
deux conférences de presse sur la question électorale. J’ai insisté surtout sur la
nécessité d’amendement de la constitution et du code électoral de la République du
Burundi pour la tenue d’élections libres et transparentes, mais aussi sur la mise en
place d’une commission Electorale Nationale indépendante.
Maintenant que la CENI a été mise en place, qu’une loi portant révision du code
électoral vient d’être votée par le parlement et vite promulguée par le Président de la
République, il est possible de mesurer avec plus de précision les dangers auxquels
le processus électoral sera exposé l’an prochain. Et notre combat pour la tenue
d’élections crédibles doit continuer. Aujourd’hui, je me propose de lancer un débat
sur une question complexe à savoir « Les techniques de fraudes électorales et les
failles du nouveau code électoral du Burundi ». Nous remarquons en effet que la
manipulation politique des lois peut participer à la stratégie de la fraude. C’est
pourquoi je montrerai dans la deuxième partie comment et en quoi la nouvelle loi
électorale consacre un net recul anti-démocratique et crée des situations propices à
la fraude électorale.
A. Techniques de fraudes
1. Sous la pression des populations et des bailleurs de fonds, tous les anciens
dictateurs et autocrates africains se sont mués en « démocrates ». Des élections ont
été organisées un peu partout, mais l’on constate que malgré une impopularité
2
notoire, de nombreux dirigeants ont pu garder les rênes du pouvoir après plusieurs
scrutins. D’autres parviennent à se pérenniser au pouvoir par des coups d’Etat
électoraux devenus une véritable mode aujourd’hui ; ou alors à bricoler une révision
de la constitution pour prolonger leur mandat à vie à défaut de céder le pouvoir à leur
fils. Le monstre de la République monarchiste est en train de naître sous nos yeux en
Afrique.
2. Les fraudes électorales ne relèvent pas de la magie : il s’agit de véritables
laboratoires de la tricherie mis en place par les régimes chancelants. La fraude
s’observe à toutes les étapes des élections. Mettre à nu les techniques de fraudes,
c’est rappeler aux acteurs politiques la vigilance qui doit être la leur pour déjouer les
ruses des ennemis de la démocratie. Et il faut garder à l’esprit qu’à toute étape des
élections, l’issue peut basculer par des manœuvres frauduleuses ou putschistes.
De quoi s’agit-il concrètement ?
1. La tricherie à la phase préélectorale.
3. Le fichier électoral peut être l’objet de grandes tricheries depuis les
inscriptions jusqu’au retrait des cartes. Lors des inscriptions :
- Dans des zones supposées proches de l’opposition, les personnes chargées
des inscriptions sont fréquemment absentes, « manquent » du matériel pour
travailler, n’ont pas encore reçu l’ordre de débuter les inscriptions, … des
omissions sont massives, des radiations nombreuses, l’on est très exigeant
sur la qualité d’électeur .Des troubles peuvent être fomentés pour empêcher
les inscriptions.
Des fois le refus de l’octroi de la carte d’identité aux militants de l’opposition surtout
aux jeunes ayant récemment atteint l’âge de la majorité leur barre l’accès au rôle et à
la carte d’électeur. En outre, même s’ils se sont régulièrement fait inscrire, certains
électeurs ne trouvent pas leur nom sur le fichier, ou alors leur nom se retrouve
comme par enchantement loin de leur lieu normal de vote.
- Dans les zones proches du pouvoir, les inscriptions sont volontaristes, des
mineurs et même des étrangers sont inscrits, les morts, les émigrés ne sont
pas radiés, bref les inscriptions sont massives. Certains ont le privilège d’être
inscrits à plusieurs endroits à la fois, et disposent de plusieurs cartes
d’électeurs. Ici on s’appelle Jean Marie Vianney Ntaco, là Jean Marie Ntaco, là
encore Marie Vianney Ntaco, plus loin encore Jean Vianney Ntaco. Avec la
complicité des administrations qui délivrent les cartes d’identité ou les passeports et
celle des agents préposés au rôle, avec une encre effaçable, le vote multiple devient
un jeu d’enfant. Ainsi on a pu observer lors de la dernière élection présidentielle du
30 août au Gabon, que le nombre de votants dans une des provinces était presque
égal à celui cumulé de trois autres provinces1
, sans que cela reflète la réalité
démographique. Cela a bien sûr dopé le candidat favori dans cette province, mais
aussi provoqué les contestations des candidats de l’opposition.
- Le retrait des cartes d’électeurs sera un véritable casse-tête dans les zones
soupçonnées de sympathie pour l’opposition et ce sera bien sûr l’inverse dans les
bastions des partis au pouvoir.
1
La province du Haut- Ogoué avait 57. 222 votants contre 64.300 votants pour trois autres provinces(
14.935 pour la Nyanga, 17.187 pour le Moyen-Ogoué et 32.178 pour la Ngounié)
3
4. La pré-campagne est une période profitable pour les partis au pouvoir. Des
tournées « républicaines » sont organisées par le chef d’Etat et les Ministres ;
des inaugurations, des pauses des premières pierres pour édifier des
bâtiments publics, des dons d’ambulances et de médicaments, des
gratifications en argent et des promesses sont faits. Tout cela est une
anticipation malhonnête de la campagne, pour faire oublier les contre performances
du mandat en voie d’achèvement.
2. La campagne électorale.
5. Pendant la campagne, les moyens de l’Etat sont bien sûr mis à la
disposition des partisans du parti au pouvoir : médias, véhicules, salles de
réunion, photocopieuses, papiers, et même les forces de l’ordre. Des
« cadeaux » achetés par l’argent du contribuable sont distribués. Pendant ce
temps l’opposition vit un cauchemar. Toutes les raisons sont bonnes pour gêner sa
campagne : des imprimeurs refusent de traiter leurs documents, les salles de
réunions leurs sont fermées pour des motifs on ne peut plus fallacieux, des meetings
sabotés par des nervis au service des partis au pouvoir, etc. Les cartes électorales
sont achetées, de l’argent distribué, des menaces proférées. Des troubles peuvent
surgir dans une région donnée pour empêcher les candidats de l’opposition d’y faire
campagne.
3. Les élections.
6. Le jour des élections on constate plusieurs tactiques de fraudes : On peut
souligner le début de vote très tardif dans les bastions de l’opposition afin de
décourager les moins patients et resserrer le temps du vote, des troubles pour
dissuader les électeurs de se rendre aux urnes, la présence des forces de
l’ordre jusqu’à l’intérieur du bureau de vote au nom de la sécurité,
insuffisances des bulletins des candidats de l’opposition, absence de poubelle
pour jeter les bulletins non utilisés : ainsi le vote n’est plus secret ; présence d’une
personnalité influente dans le bureau pour orienter le vote, expulsion des
représentants de l’opposition dans les bureaux de vote, vote multiple puisque l’encre
supposée indélébile peut être effacée par ceux qui savent comment ; bourrage des
urnes etc. : voilà quelques uns des procédés de fraude électorale.
7. On a également vu dans un pays des personnes qui se mettent à quelques
mètres du bureau de vote avec une mallette pleine de billets de banque. Tout
électeur qui leur ramenait les bulletins des adversaires de leur candidat avait droit à
une certaine somme !!
8. Le transport des urnes peut offrir une occasion d’échanger les véritables
urnes par d’autres bien bourrées : les bulletins en provenance des zones
favorables à l’opposition n’arriveront pas au centre de dépouillement « faute de
carburant » ou seront purement et simplement remplacées et « égarées »
9. Les élections et le dépouillement peuvent se dérouler normalement et
révéler le favori des urnes quand soudain les tendances sont brutalement
modifiées par la proclamation d’un vainqueur inattendu. Ce phénomène a été
4
observé lors des élections présidentielles au Kenya en décembre 2007. Pour réussir
le coup, on retarde la proclamation des résultats surtout dans les zones favorables
afin d’ajuster et d’orchestrer la fraude en conséquence.
10. Le dépouillement peut ne jamais exister, et la proclamation des résultats
officiels se fera sur base de chiffres concoctés d’avance dans des laboratoires
de la fraude de la présidence ou du ministère de l’intérieur. Il s’agit simplement
d’un hold up électoral.
11. Le tout peut être couronné par certains observateurs internationaux (en
réalité des faux témoins sur frais du contribuable du pays hôte) qui trouveront
que « le scrutin est globalement libre et transparent, et que les insuffisances et
autres incidents ne sont pas de caractère à influer les résultats du scrutin »
Dès la proclamation des résultats c’est un concert de félicitations (intéressées) qui
fusent de partout, des « professeurs » de droit international qui expliqueront le
pourquoi de cette « victoire ». Le cas du Gabon, où des présidents ont félicité le
candidat donné vainqueur avant que le contentieux électoral ne soit vidé est éloquent
à ce sujet. Quel est dans ces conditions le sort des recours ?
12. Qu’ils soient adressés à la commission électorale, à la cour suprême ou à
la cour constitutionnelle, les recours de l’opposition ont peu de chance
d’aboutir parce qu’aucun de ces organes n’est indépendant. Un observateur
averti de la politique kenyane notait que : « Une des tactiques utilisées par le passé
par le gouvernement au Kenya a été de geler ces recours et de les faire traîner en
longueur jusqu’au découragement et à l’abandon des plaignants d’autant plus que la
constitution actuelle ne prévoit pas de délai limite dans lequel la Cour Suprême doit
avoir rendu son jugement. » Au Burundi, la Cour constitutionnelle a rendu un
arrêt disant tout bonnement à un parti qui contestait les résultats électoraux de
2005 qu’il n’avait pas d’intérêt à agir. Les irrégularités qui ne lèsent pas la majorité
au pouvoir sont minimisées, ignorées et déclarées « pas de nature à influencer les
résultats »
Bref, la fraude peut se faire à tous les stades du processus électoral. Cela est
d’autant plus à craindre quand le code électoral ne remplit pas réellement les
conditions d’un vote rationnel et impartial. Le code burundais est malheureusement
dans ce cas. ......

Merci au WEBMASTER si possible de mettre cette contribution du doyen DOUMBA en encadre de haut de page pour nous edifier davantage sur les combines de la CENI, de l'administration d'Alfa CONDE. Je viens d'apprendre depuis Dakar, que les cartes d'electeurs des DIALLO de Labé aurait été volée par la CENI de là bas qui est son propre voleur. S'il pratique ces combines en pays etranger, qu'en serat il en GUINEE même
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+4 #19 Savané 05-10-2015 03:46

Alpha Condé a publiquement distribué ses cadeaux de campagne pour obtenir des voix lui permettant de remporter l'élection présidentielle.
Alpha Condé avait déjà expérimenté cette pratique sur certains militants de Sidya Touré en 2010. Nous connaissons tous les résultats de cette autre élection qui avait fait d'Alpha Condé, le premier premier président africain démocratiquement élu par la minorité des votants.
Je signale qu^à cette époque, Alpha Condé ne comptait que sur l'internationale socialiste et ses capacités de persuasion dans le mensonge et la calomnie.
il ne dirigeait ni les forces de sécurité, ni l'administration, ni nos finances et n'avait aucun pouvoir régalien sur la communauté internationale. Les amis d'Alpha Condé, de l'intérieur comme de l'extérieur du pays, ont exploité les mensonges fabriquées sur l'eau empoisonnée et la distribution de sacs de riz aux militants de Sidya pour bloquer le pouvoir.
Cette fois encore, se souvenant de l'astuce portant sur la distribution de cadeaux gagnants, il récidive et aucun candidat ne semble vouloir comprendre le piège.
Si vous prenez l'argent et le riz d'Alpha Condé, Alpha Condé prendra vos voix. Ce sera du donnant donnant ! Il n'aura pas besoin de vos avis. Dans l'état actuel de la procédure,il s'est déjà arrangé pour contrôler tout le processus électoral.
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-5 #18 MBacké 04-10-2015 18:36

Le doyen Doumba serait-il en passe de revêtir le boubou d'un tyran ? Pourquoi vous sollicitez et acceptez les excuses de Pokpa Holomo Lamah sur ce forum ? N'est-il pas un citoyen qui a le droit d'exprimer librement ses opinions publiques et convictions politiques ?
Vous citez des personnes comme Youssou Ndour et des généraux en Tunisie ou en Algérie en guise d'exemple. Êtes-vous certains que vos exemples soient des références à conseiller aux africains en matière de démocratie et de bonne gouvernance ?
Connaissez-vous le niveau d'instruction de Youssou Ndour et de vos autres héros ? Souhaiteriez-vous que la démocratie guinéenne s'inspire de celles pratiquées actuellement en Tunisie, en Algérie, en Egypte, en Libye en Irak ou en Syrie ? Ces pays sont-ils des Etats constitués actuellement par des systèmes politiques normaux ? Saviez-vous que l'Afrique noire a institué partout la démocratie et le multipartisme intégral depuis les années 1990 ? Saviez-vous aussi que le printemps Arabe est né 2010 ?
Détenez-vous des illustrations de propos encourageant la corruption d'un peuple ou des militants d'un partis politique en provenance d'un pays dit démocratique tels USA, France, Allemagne, Suisse, Belgique ou Angleterre ? Comme l'a affirmé le frère Holomo Lamah, vous êtes pour nous tous un des exemples dont les paroles impactent directement notre conscience. Par conséquent, vous devez éviter de cautionner ces pratiques néfastes qui n'existent pas ailleurs. À défaut de voter une loi pour interdire définitivement toute distribution de Riz ou des sacs d'argent à nos citoyens pendant la campagne électorale, nous devons tous nous hérisser contre cette nouvelle coutume et combattre ce fléau par la dénonciation d'abord et la manifestation publique ensuite.
Le peuple de Guinée est libre de militer dans le parti politique de son choix et respecter les textes constitutifs de nos formations politiques qui précisent que les militants ont l'obligation de cotiser aux frais de fonctionnement de leurs partis politiques respectifs et non le contraire.
À mon humble avis, c'est vous le doyen Doumba qui devez des excuses au frère Holomo Lamah pour le fait d'avoir tenté d'user de nos traditions ( droit de naisse )pour malmener sa liberté d'expression du citoyen soucieux de dénoncer des dérives politiques permanents qui anéantissent chaque années les efforts destinés à la consolidation de la démocratie en Guinée.
À signaler qu'il serait aisé pour tout régime politique qui organise des élections bâclées, de revendiquer facilement toutes les voix de ceux qui ont accepter leurs présents ( Riz ou Argent )
Le message du régime politique d'Alpha Condé est clair : c'est argent contre vos bulletins de vote et sac de riz contre vos bulletins de vote !
Que personne ne vienne demain nous raconter que le service après vente n'était pas assuré. N'oublions pas également que la promesse de poste à pourvoir figure dans le menu de campagne du RPG Arc-en-ciel. Est-ce compatibles avec la démocratie et l'Etat de Droit ? Se taire ou ne pas se taire ? Dénoncer ou encourager ce fléau ?
Au frère Holomo Lamah :tes messages sont corrects et la corruption reflète parfaitement une des réalités qui gangrènent la vie sociopolitique de notre pays après 57 ans d'une indépendance acquise au noms de la liberté, la dignité, la démocratie, l'unité, le progrès, etc. Tu dois continuer de défendre comme à l'accoutumée notre démocratie avec courage et pugnacité.
Celle-ci commence par la défense de ta propre liberté d'expression qui te donne le droit d'avoir des opinions différentes de celles des autres, y compris de celles de la majorité de nos citoyens.
Notez Bien : je ne suis ni juge ni avocat. Mon constat est qu'aujourd'hui c'est Pokpa Holomo Lamah. Demain, qui d'autre s'excusera d'avoir donné librement son opinion comme si nous étions encore sous l'égide du PDG-RDA ?
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0 #17 labe 04-10-2015 18:12

il failai le dire treto je serai hiperriche aujourd'hu, je veu juste Lamborghini aventador blanc e villas(lol) pren bien soin d toi e bon ven
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-1 #16 I. MB. Sow 04-10-2015 17:12

Personne de sensé n'irait reprocher objectivement à des citoyens, et du reste parmi les plus contributeurs du pays, de bouder les actes de corruption venant de la propre personne d'un chef d'Etat, qui leur contestait collectivement encore tout récemment, jusqu'à leur statut d'appartenance à la nation guinéenne. Si ce qui est rapporté dans cet article n'est pas qu'un banal résumé (et même tendencieux, qui sait?) des propos du candidat CDD, l'on notera surtout la sobriété du ton avec lequel celui-ci dénonce cette stragégie malsaine "d'achat de conscience des électeurs" si chère à son adversaire président-sortant. Mais pourquoi ne pas se laisser rêver que le sort des élections attendues se jouera encore dans les urnes, par les suffrages exprimés par des électeurs labéens ou autres?..Quant aux pouvoirs du faux et de l'arbitraire, leur infaillible caractéristique commune est surtout qu'ils ne s'autorisent jamais de répits ou de concessions gratuites(...).
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+5 #15 Pokpa Holomo Lamah 04-10-2015 09:07

Doyen Doumba,
Loin de moi l'idée de douter un seul instant de votre moralité. Au contraire, vous êtes une référence. Par contre, si on doit citer des exemples, c'est pour qu'on puisse s'en servir. Ce n'est pas parce que c'est monnaie courante, qu'il faut pardonner. Hier c'était les partis uniques, aujourd'hui c'est le multipartisme. Il a fallu qu'on le dénonce pour que ça change.
Enfin, si je vous ai offensé, pardonnez-moi alors.
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+3 #14 boubacar doumba diallo 04-10-2015 05:23

République du Burundi
Conseil National pour la
Défense de la Démocratie
Tél. 257-79-456-094
Republika y’Uburundi
Inama y’Igihugu
Igwanira Demokarasi
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Techniques de fraudes électorales et failles du nouveau
code électoral du Burundi
Bujumbura Octobre 2009
Par Léonard NYANGOMA Président du parti CNDD
Mesdames, Messieurs les journalistes
Honorable parlementaires,
Mesdames, Messieurs,
0. INTRODUCTION
Permettez-moi d’abord de vous exprimer mes sincères remerciements, pour être
venus nombreux assister à cette conférence sur une question d’actualité et d’une
importance capitale non seulement au Burundi, mais également dans le monde
entier.
A quatre reprises, depuis l’année dernière, j’ai animé deux conférences publiques et
deux conférences de presse sur la question électorale. J’ai insisté surtout sur la
nécessité d’amendement de la constitution et du code électoral de la République du
Burundi pour la tenue d’élections libres et transparentes, mais aussi sur la mise en
place d’une commission Electorale Nationale indépendante.
Maintenant que la CENI a été mise en place, qu’une loi portant révision du code
électoral vient d’être votée par le parlement et vite promulguée par le Président de la
République, il est possible de mesurer avec plus de précision les dangers auxquels
le processus électoral sera exposé l’an prochain. Et notre combat pour la tenue
d’élections crédibles doit continuer. Aujourd’hui, je me propose de lancer un débat
sur une question complexe à savoir « Les techniques de fraudes électorales et les
failles du nouveau code électoral du Burundi ». Nous remarquons en effet que la
manipulation politique des lois peut participer à la stratégie de la fraude. C’est
pourquoi je montrerai dans la deuxième partie comment et en quoi la nouvelle loi
électorale consacre un net recul anti-démocratique et crée des situations propices à
la fraude électorale.
A. Techniques de fraudes
1. Sous la pression des populations et des bailleurs de fonds, tous les anciens
dictateurs et autocrates africains se sont mués en « démocrates ». Des élections ont
été organisées un peu partout, mais l’on constate que malgré une impopularité
2
notoire, de nombreux dirigeants ont pu garder les rênes du pouvoir après plusieurs
scrutins. D’autres parviennent à se pérenniser au pouvoir par des coups d’Etat
électoraux devenus une véritable mode aujourd’hui ; ou alors à bricoler une révision
de la constitution pour prolonger leur mandat à vie à défaut de céder le pouvoir à leur
fils. Le monstre de la République monarchiste est en train de naître sous nos yeux en
Afrique.
2. Les fraudes électorales ne relèvent pas de la magie : il s’agit de véritables
laboratoires de la tricherie mis en place par les régimes chancelants. La fraude
s’observe à toutes les étapes des élections. Mettre à nu les techniques de fraudes,
c’est rappeler aux acteurs politiques la vigilance qui doit être la leur pour déjouer les
ruses des ennemis de la démocratie. Et il faut garder à l’esprit qu’à toute étape des
élections, l’issue peut basculer par des manœuvres frauduleuses ou putschistes.
De quoi s’agit-il concrètement ?
1. La tricherie à la phase préélectorale.
3. Le fichier électoral peut être l’objet de grandes tricheries depuis les
inscriptions jusqu’au retrait des cartes. Lors des inscriptions :
- Dans des zones supposées proches de l’opposition, les personnes chargées
des inscriptions sont fréquemment absentes, « manquent » du matériel pour
travailler, n’ont pas encore reçu l’ordre de débuter les inscriptions, … des
omissions sont massives, des radiations nombreuses, l’on est très exigeant
sur la qualité d’électeur .Des troubles peuvent être fomentés pour empêcher
les inscriptions.
Des fois le refus de l’octroi de la carte d’identité aux militants de l’opposition surtout
aux jeunes ayant récemment atteint l’âge de la majorité leur barre l’accès au rôle et à
la carte d’électeur. En outre, même s’ils se sont régulièrement fait inscrire, certains
électeurs ne trouvent pas leur nom sur le fichier, ou alors leur nom se retrouve
comme par enchantement loin de leur lieu normal de vote.
- Dans les zones proches du pouvoir, les inscriptions sont volontaristes, des
mineurs et même des étrangers sont inscrits, les morts, les émigrés ne sont
pas radiés, bref les inscriptions sont massives. Certains ont le privilège d’être
inscrits à plusieurs endroits à la fois, et disposent de plusieurs cartes
d’électeurs. Ici on s’appelle Jean Marie Vianney Ntaco, là Jean Marie Ntaco, là
encore Marie Vianney Ntaco, plus loin encore Jean Vianney Ntaco. Avec la
complicité des administrations qui délivrent les cartes d’identité ou les passeports et
celle des agents préposés au rôle, avec une encre effaçable, le vote multiple devient
un jeu d’enfant. Ainsi on a pu observer lors de la dernière élection présidentielle du
30 août au Gabon, que le nombre de votants dans une des provinces était presque
égal à celui cumulé de trois autres provinces1
, sans que cela reflète la réalité
démographique. Cela a bien sûr dopé le candidat favori dans cette province, mais
aussi provoqué les contestations des candidats de l’opposition.
- Le retrait des cartes d’électeurs sera un véritable casse-tête dans les zones
soupçonnées de sympathie pour l’opposition et ce sera bien sûr l’inverse dans les
bastions des partis au pouvoir.
1
La province du Haut- Ogoué avait 57. 222 votants contre 64.300 votants pour trois autres provinces(
14.935 pour la Nyanga, 17.187 pour le Moyen-Ogoué et 32.178 pour la Ngounié)
3
4. La pré-campagne est une période profitable pour les partis au pouvoir. Des
tournées « républicaines » sont organisées par le chef d’Etat et les Ministres ;
des inaugurations, des pauses des premières pierres pour édifier des
bâtiments publics, des dons d’ambulances et de médicaments, des
gratifications en argent et des promesses sont faits. Tout cela est une
anticipation malhonnête de la campagne, pour faire oublier les contre performances
du mandat en voie d’achèvement.
2. La campagne électorale.
5. Pendant la campagne, les moyens de l’Etat sont bien sûr mis à la
disposition des partisans du parti au pouvoir : médias, véhicules, salles de
réunion, photocopieuses, papiers, et même les forces de l’ordre. Des
« cadeaux » achetés par l’argent du contribuable sont distribués. Pendant ce
temps l’opposition vit un cauchemar. Toutes les raisons sont bonnes pour gêner sa
campagne : des imprimeurs refusent de traiter leurs documents, les salles de
réunions leurs sont fermées pour des motifs on ne peut plus fallacieux, des meetings
sabotés par des nervis au service des partis au pouvoir, etc. Les cartes électorales
sont achetées, de l’argent distribué, des menaces proférées. Des troubles peuvent
surgir dans une région donnée pour empêcher les candidats de l’opposition d’y faire
campagne.
3. Les élections.
6. Le jour des élections on constate plusieurs tactiques de fraudes : On peut
souligner le début de vote très tardif dans les bastions de l’opposition afin de
décourager les moins patients et resserrer le temps du vote, des troubles pour
dissuader les électeurs de se rendre aux urnes, la présence des forces de
l’ordre jusqu’à l’intérieur du bureau de vote au nom de la sécurité,
insuffisances des bulletins des candidats de l’opposition, absence de poubelle
pour jeter les bulletins non utilisés : ainsi le vote n’est plus secret ; présence d’une
personnalité influente dans le bureau pour orienter le vote, expulsion des
représentants de l’opposition dans les bureaux de vote, vote multiple puisque l’encre
supposée indélébile peut être effacée par ceux qui savent comment ; bourrage des
urnes etc. : voilà quelques uns des procédés de fraude électorale.
7. On a également vu dans un pays des personnes qui se mettent à quelques
mètres du bureau de vote avec une mallette pleine de billets de banque. Tout
électeur qui leur ramenait les bulletins des adversaires de leur candidat avait droit à
une certaine somme !!
8. Le transport des urnes peut offrir une occasion d’échanger les véritables
urnes par d’autres bien bourrées : les bulletins en provenance des zones
favorables à l’opposition n’arriveront pas au centre de dépouillement « faute de
carburant » ou seront purement et simplement remplacées et « égarées »
9. Les élections et le dépouillement peuvent se dérouler normalement et
révéler le favori des urnes quand soudain les tendances sont brutalement
modifiées par la proclamation d’un vainqueur inattendu. Ce phénomène a été
4
observé lors des élections présidentielles au Kenya en décembre 2007. Pour réussir
le coup, on retarde la proclamation des résultats surtout dans les zones favorables
afin d’ajuster et d’orchestrer la fraude en conséquence.
10. Le dépouillement peut ne jamais exister, et la proclamation des résultats
officiels se fera sur base de chiffres concoctés d’avance dans des laboratoires
de la fraude de la présidence ou du ministère de l’intérieur. Il s’agit simplement
d’un hold up électoral.
11. Le tout peut être couronné par certains observateurs internationaux (en
réalité des faux témoins sur frais du contribuable du pays hôte) qui trouveront
que « le scrutin est globalement libre et transparent, et que les insuffisances et
autres incidents ne sont pas de caractère à influer les résultats du scrutin »
Dès la proclamation des résultats c’est un concert de félicitations (intéressées) qui
fusent de partout, des « professeurs » de droit international qui expliqueront le
pourquoi de cette « victoire ». Le cas du Gabon, où des présidents ont félicité le
candidat donné vainqueur avant que le contentieux électoral ne soit vidé est éloquent
à ce sujet. Quel est dans ces conditions le sort des recours ?
12. Qu’ils soient adressés à la commission électorale, à la cour suprême ou à
la cour constitutionnelle, les recours de l’opposition ont peu de chance
d’aboutir parce qu’aucun de ces organes n’est indépendant. Un observateur
averti de la politique kenyane notait que : « Une des tactiques utilisées par le passé
par le gouvernement au Kenya a été de geler ces recours et de les faire traîner en
longueur jusqu’au découragement et à l’abandon des plaignants d’autant plus que la
constitution actuelle ne prévoit pas de délai limite dans lequel la Cour Suprême doit
avoir rendu son jugement. » Au Burundi, la Cour constitutionnelle a rendu un
arrêt disant tout bonnement à un parti qui contestait les résultats électoraux de
2005 qu’il n’avait pas d’intérêt à agir. Les irrégularités qui ne lèsent pas la majorité
au pouvoir sont minimisées, ignorées et déclarées « pas de nature à influencer les
résultats »
Bref, la fraude peut se faire à tous les stades du processus électoral. Cela est
d’autant plus à craindre quand le code électoral ne remplit pas réellement les
conditions d’un vote rationnel et impartial. Le code burundais est malheureusement
dans ce cas. ......
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+5 #13 boubacar doumba diallo 04-10-2015 03:51

J'ai préféré donné mes constats hors de la GUINÉE .Ce n'est pas un hasard....
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+6 #12 boubacar doumba diallo 04-10-2015 03:46

Editions Le Pays Burkina Faso
"ACHAT DES CONSCIENCES, FRAUDES ELECTORALES… EN AFRIQUE :Tant qu’il y aura la misère et l’ignorance…
Les élections locales du 29 juin 2014, au Sénégal, n’ont pas encore fini de faire parler d’elles. Selon certains acteurs politiques et de la société civile, notamment le secrétaire général de la Rencontre africaine des droits de l’Homme (RADHO), il y a eu des achats de consciences. Fort heureusement, cela, a-t-il relevé, n’a pas changé les résultats car les citoyens ont voté en toute âme et conscience.
Le combat pour l’alternance n’est pas perdu d’avance
On peut dire que cela témoigne de la maturité politique des électeurs. En tout cas, c’est la preuve que les Sénégalais ont une conscience citoyenne forte et des convictions politiques. Et il faut s’en féliciter car des électeurs d’un tel niveau de maturité politique, ne courent pas les rues sous nos tropiques. Mais, d’ores et déjà, on peut dire que le combat pour l’alternance en Afrique n’est pas perdu d’avance. Il est vrai que ce n’est pas demain la veille que tous les pays africains parviendront à réaliser l’alternance car beaucoup de facteurs empêchent toujours les citoyens de pouvoir choisir librement les Hommes qu’ils croient capables de les diriger. L’achat des consciences est une pratique qui a la peau dure sur le continent noir. Et tant que prévaudront la misère et l’ignorance, le chemin vers l’alternance en Afrique sera, pour longtemps encore, semé d’embûches. Par ailleurs, tant que nos codes électoraux ne seront pas débarrassés de leurs scories, tant qu’on n’aura pas des textes qui sanctionnent sévèrement ceux qui comptent sur les achats de consciences pour remporter des élections, l’alternance restera toujours un mirage en Afrique. Mais comme on le dit, quelle que soit la durée de la nuit, le jour finit toujours par se lever. Les peuples commencent à prendre conscience que leurs voix comptent, qu’elles peuvent changer leur destin. Et c’est tant mieux si les dirigeants du continent finissent par se convaincre, sur le terrain, que l’argent et autres cadeaux ne peuvent plus tout acheter. Qu’on aimerait tant que l’exemple du Sénégal fasse tache d’huile sur le continent !
La corruption électorale fausse les règles du jeu
Mais la solution, évidemment, ne peut que venir des peuples eux-mêmes qui doivent prendre conscience qu’ils ont, entre leurs mains, le pouvoir de sanctionner leurs dirigeants en votant librement. Bien sûr, il s’agit d’un challenge que les électeurs seuls ne peuvent gagner. Car, pour mettre fin à ces pratiques dignes des républiques bananières, il faut que la société civile s’implique fortement dans la sensibilisation des citoyens. Car il est connu de tous que la corruption électorale fausse toujours les règles du jeu.
Si le pouvoir de Macky Sall n’a pas réussi à remporter ces élections locales malgré la distribution des vivres et autres gadgets à Dakar, c’est parce que le peuple sénégalais a une grande tradition démocratique. Ce qui n’est pas le cas pour bien des pays africains où les pouvoirs ont toujours usé de cette pratique pour se tirer d’affaire.
En tout état de cause, il y a urgence pour les partis politiques, surtout ceux de l’opposition, et pour les organisations de la société civile, à contraindre les princes qui nous gouvernent de mettre en place des codes électoraux qui bannissent toutes formes de corruption électorale. Cela doit passer par des sanctions, s’il le faut, à l’encontre des contrevenants, pour la garantie d’un jeu équitable lors des élections."
Dabadi ZOUMBARA
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+4 #11 boubacar doumba diallo 04-10-2015 03:33

JE RÉCIDIVE :
Valises de billets
"Des responsables du contrôle des opérations électorales reconnaissent qu'en Afrique les tentatives d'acheter des voix sont monnaie courante mais très difficiles à repérer.
"D'après des anecdotes recueillies auprès d'électeurs, des hommes transportant des valises de billets ont proposé de l'argent à des Sénégalais en échange de leur carte d'électeur. Un observateur de l'Onu a également dit soupçonner l'existence de telles pratiques. (ats/nxp)"
http://www.tdg.ch/monde/Prends-l-argent-et-vote-conseille-le-chanteur-Ouza/story/28874284
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+8 #10 boubacar doumba diallo 04-10-2015 03:22

Qui donc a parlé de morale ?
Je répète que telles déclarations peuvent être multipliées à l'infini.Et je n'ai pas de leçon de morale à recevoir de vous Monsieur .C'est un constat que je fais.Je n'ai plus le droit de faire un constat ? Là vous franchissez le Rubicon .Mince alors !
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-4 #9 Pokpa Holomo Lamah 04-10-2015 01:18

Doyen Doumba,
Vous dites : on peut multiplier ce genre de déclarations presque à l'infini. Moi je vous dis que ce ne serait pas la bonne manière. Où est la morale ? Où est la dignité ? Pourquoi vouloir ou exiger le changement ? Pourquoi se fatigue-t-on ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi, Pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? C'est tellement facile de suivre le mauvais exemple. Dans cette logique, arrêtons de critiquer. Chantons et dansons au rythme du chef. Point, barre. Pour la dignité et l'honnêteté, on verra quand les poules auront des dents, et les chats, des cornes.
Tous mes respects Doyen !
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+3 #8 boubacar doumba diallo 04-10-2015 00:19

"Prenez l'argent, le riz, les fripes du RPT, mais ne votez pas pour lui" Jean-Pierre Fabre ( Togo)
Naceur El Hani : Prenez l'argent des partis et ne votez pas pour eux! (Tunisie)
“À ceux qui vous donnent 2 000 DA pour que vous alliez voter pour eux, je vous dis, prenez l'argent et déchirez le bulletin de vote ou alors, votez contre eux !”
Applaudissements et rires dans la salle. Et Moussa Touati de poursuivre : “De toutes les manières, cet argent, c'est le vôtre, ce n'est pas le leur !” (Algérie)
«Prenez l'argent et laissez-leur les urnes vides ou votez pour le candidat de votre choix !» (Algérie)
Prenez l'argent et votez utile!"" Youssou Ndour du Sénégal
"Si l'on propose à un Sénégalais une récompense contre sa voix au second tour de la présidentielle le 25 mars, qu'il empoche l'argent et vote pour qui bon lui semble, conseille le chanteur Ouza à ses compatriotes"
On peut multiplier ce genre de déclarations presque à l'infini....
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+4 #7 K. Ba 03-10-2015 22:12

Cet essai naïf ne s’adresse pas bien entendu à ceux qui disent que la politique et la morale ne font pas bon-ménage. Mon Sanakou de Dalein aurait pu donner la réponse ci-après. Pas d’offense à ses conseillers en communication. A supposer qu’il en ait ou qu’il les écoute.
«Aucun citoyen ne devrait accepter l’argent que Alpha Condé est entrain de distribuer. C’est du RIBA, de l’argent HARAM, de l’argent sale. Il a été volé des caisses de l’état ou il a été fabriqué pour les élections. Dans tous les cas, ceux qui l’acceptent – à partir de maintenant - se rendent complices d’un acte immoral. Ils profitent d’un crime qui porte atteinte à l’économie du pays. Les actions de Mr. Condé dévalorisent notre monnaie. Elles donnent un mauvais exemple aux autres dirigeants et une mauvaise image à notre pays qui a besoin de redorer son blason. Ceux qui prennent cet argent n’auront pas le droit de se plaindre car les actions irresponsables de Mr. Alpha Condé mèneront nécessairement à une situation économique encore pire. L’argent qui est distribué actuellement n’appartient ni à Mr. Condé, ni à un groupe de citoyens. Il appartient à la nation. La nation c’est bien entendu nous tous. Mais c’est quelque de plus grand. C’est quelque chose d’abstrait. C’est un projet de construire le futur à partir de la correction des méfaits du passé. L’état est fait pour prendre en charge ce projet et de gérer cette notion délicate en bon père de famille. Ceux ne savaient cela ont cru avoir profité. En réalité ils lèsent des personnes qui sont peut-être plus nécessiteuses. Mais plus encore, ils lèsent des causes qui seraient plus importantes pour l’avenir de la nation. Distribuer la cagnotte qui doit être investie, c’est comme tuer une vache qui non seulement produit du lait mais aussi, doit être élevée et entretenue pour agrandir le cheptel. Je demande à ceux qui ont reçu cet argent de le retourner à celui qui leur a donné avec un mot indiquant que c’est de l’argent qui doit être jalousement géré pour le bien commun du jour et de l’avenir. Ceux qui refusent de le faire après mes explications, je ne voudrais pas qu’ils votent pour moi. Car je veux qu’on construise ensemble une nation propre. Je m’excuse si quelqu’un se sent offensé. » SIC.
K. Ba
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+3 #6 MBacké 03-10-2015 20:10

Décidément, les guinéens auront longtemps à apprendre de la signification d'un Etat de droit.
Force est de signaler que la corruption qui est interdite par tous les pays du monde, est devenue depuis plus d'une décennie, un véritable fléau pour la Guinée.
L'élite guinéenne, civile et militaire confondue, est livrée depuis plusieurs années à l'exercice de cet abominable crime économique de par la perception de l'argent ou tout autre bien mobilier et immobilier au détriment de nos impôts.
La corruption est aussi un crime politique en ce sens qu'elle favorise l'attribution de postes administratifs et politiques par clientélisme, népotisme et ethnocentrisme.
Toutes ses sommes d'argent qu'Alpha Condé et Cie distribuent pendant les périodes des campagnes devaient servir à construire nos routes, nos hôpitaux, nos écoles et à augmenter notre sécurité, etc.
Ceci étant, aucun candidat à l'élection présidentielle, aucun membre de l'opposition républicaine ou un guinéen lambda, ne doit encourager notre notre peuple à être le receleur et consommateur d'un bien volé.
En attendant la consolidation d'un Etat de Droit en Guinée, nous condamnons vivement ces pratiques qui n'existent qu'en Guinée.
À rappeler que la loi condamne aussi toute personne qui encourage le vol, la complicité de vol et la protection d'un voleur.
À bon entendeur !
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+2 #5 M. Sacko 03-10-2015 20:03

On ne peut pas faire du nouveau avec la garde pretorienne des anciens regimes qui ont mis ce pays a sac et qui est elle meme le produit du systeme. Il faut d'abord envoyer le peuple aux urnes pour voter des lois parce qu'il y a un systeme qui est la qu'il faut balayer. Le systeme, il est autocratique, il est corrompu, il est communautariste, il est demagogique, il propagandiste et il mise sur la mediocrite pour se perenniser. Et les lois issues du vote populaire doivent definir les pouvoirs de chaque institution republicaine du pays pour eviter l'abus, et toute transgression de ces lois signifie l'inculpation de l'individu qui l'a viole et il sera immediatement releve de sa position.
L'Etat est la pour servir le peuple et non une manne financiere pour s'enrichir ou pour abuser les droits des citoyens ordinaires du pays.
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+1 #4 A.O.T. Diallo 03-10-2015 19:22

Mon frère Amadou masqué, enfin une bonne nouvelle et la confirmation de ma prédiction : certains jeunes guineens ont un peu de sang burkinabé dans les veines.
Des jeunes de Almamya a Mamou et du quartier du marché a Nzerekore ont organisé des petits carnavals pour l'opposition et refusé la fermeture de force de leurs boutiques parce que ce n’était pas le président de la république que les mamayeurs locaux recevaient mais plutôt le candidat qu'ils ne supportent pas et ils n'ont pas peur de le dire.
Hélas il y a tellement de soumis, matés intellectuellement et hypocrites autour d'eux que leur influence sur l'environnement local est trop insignifiante pour etre suffisante...
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-3 #3 Pokpa Holomo Lamah 03-10-2015 18:13

Mon frère AOT,
La déclaration de CDD ne me surprend guère puisque c'est un habitué des faits. Sinon qu'est-ce qu'il a fait quand il était aux affaires si ce n'est pas voler ?
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0 #2 A.O.T. Diallo 03-10-2015 17:55

" A la foule de militants il demandera de profiter au maximum si jamais le pouvoir leur donnait de l’argent, car il s’agit de biens de l’Etat guinéen, qui sont spoliés. "
Wow, quel argument et message aux électeurs sur la moralité de la chose publique pour un candidat a une gouvernance rigoureuse !
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0 #1 Pokpa Holomo Lamah 03-10-2015 17:52

Il faut dire à ce Mouctar Diallo de retourner à l'école et d'apprendre ce que veut dire le mot illégitime puisqu'il ne le sait. Par cette déclaration, il vient de laver son ligne sale en public. C'est honteux.
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