Richard Tamone Vendredi, 18 Septembre 2015 20:59
C’est l’Association guinéenne pour l’implication des femmes dans le processus électoral et la gouvernance (AGIFPEG) qui est l’initiatrice de ladite formation réservée à la gente féminine.
Pour cause, c’est à partir d’un constat alarmant en 2005 de la non-participation de la couche féminine au processus électoral que l’idée est venue. A cet effet, une formation d’une semaine a été organisée à l’intention des points focaux sur l’importance de la participation de la femme au processus électoral. « C’est au sortir de cette formation que les participantes ont décidé de se fédérer en association pour démultiplier cette formation aux autres femmes du pays, c’est ainsi que l’association a été créée », a précisé Mariama Ciré Kéïta, présidente de l’Association guinéenne pour l’implication des femmes dans le processus électoral et la gouvernance.
La présidente de l’AGIFPEG a par la suite indiqué que les animatrices au nombre 86 viennent des 33 préfectures du pays. Selon elle, ces dernières seront outillées, pour la sensibilisation de la population en âge de voter sur tout le territoire guinéen sur la question du processus électoral. « Nous allons déployer les animatrices dans les 33 préfectures du pays. Elles vont se charger de sensibiliser les citoyens sur l’importance de participer au vote et d’éviter de sortir dans la rue pour protester les résultats donnés », a déclaré Mariama Ciré Kéita. Puis d’ajouter qu’il revient aux citoyens d’apprécier le travail qui a été fait par l’équipe gouvernementale mais par la voie des urnes.
Elle a ajouté que bientôt les citoyens seront en possession de leur carte d’électeur. Mariama Ciré Kéita de conclure qu’une fois les résultats de l’élection présidentielle donnés, d’accepter les résultats des urnes : « de ne pas casser, ou faire des histoires, de s’en tenir aux résultats sortis des urnes », dit-elle.
De son côté, Halimatou Diallo, coordinatrice régionale de l’AGIFPEG de la région de Labé, de faire savoir qu’une fois sur place, elle va amener les électeurs de cette localité à d’abord retirer leurs cartes, puis voter et qu’une fois les résultats donnés, à les accepter.
Et quant au facilitateur Sékou Naby Camara, de la direction nationale de l’administration électorale du ministère de l’Administration et de la Décentralisation, il a fait savoir qu’il y a des voies de recours au cas où un candidat n’est pas satisfait des résultats, au lieu de sortir dans la rue.
Richard Tamone
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
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