Journal de campagne : quand des opposants prennent le contrepied d’Alpha Condé

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route_Mamou_Labe_01« Ensemble avec vous et pour vous, nous avons parcouru du chemin, nous avons remonté des obstacles. Nous avons relevé les défis Â», a déclaré le président Alpha Condé, lors de son intervention. Le président a par la suite fait savoir que les chiffres et les analyses des observateurs nationaux et internationaux attestent que la Guinée se porte mieux. Aujourd’hui, déclare le candidat de la mouvance présidentielle, l’éducation est de meilleure qualité. Cela a été possible grâce à la construction des infrastructures.

Pour Alpha Condé, durant cinq ans, il a parcouru les villes et villages du pays, afin de toucher du doigt des progrès réalisés et certaines insuffisances qui prévalent. Le président a ensuite cité le projet agroalimentaire entrepris par son gouvernement. Chose qui aurait permis, dit-il, un accroissement notoire de la production qui est passée selon lui, d’un million de tonnes de riz en 2002, à 2 millions de tonnes en 2014. Toute chose qui a permis de réduire le prix du sac du riz. Avec cette performance, la période de soudure n’existe plus.

Parlant de la réhabilitation des voies routières (photo : la route Mamou - Labé « réhabilitée Â», Ndlr), Alpha Condé a dit que pendant son magistère, 4 mille kilomètres de routes ont été réhabilités et plus de 2 mille 680 kilomètres de pistes rurales ont été construites. Ces réhabilitations ont favorisé la commercialisation de produits agricoles, l’augmentation de revenus des familles, a-t-il souligné.

Alpha Condé a aussi touché le secteur des NTICS et de la téléphonie, en disant qu’en cinq ans, la téléphonie s’est répendue de façon exponentielle sur tout le territoire du pays. « De 4 millions 200 abonnés en 2010, nous sommes arrivés à 9 millions 200 mille en 2014. Le nombre d’utilisateurs d’internet est passé dans la même période de 30 mille à 2 millions Â», a précisé le président candidat.

Concernant les réformes qu’il a engagées depuis qu’il est à la tête de l’Etat, Alpha Condé a indiqué qu’au sein de l’administration guinéenne mais également celle de l’armée guinéenne sont en bonne voie.

Il a par la suite déploré qu’au moment où le pays s’apprêtait à prendre son envol pour sortir du joug de la pauvreté, une meurtrière fièvre hémorragique à virus Ebola soit apparue. Cette épidémie a étouffé les projets de développement, dit-il. Avant d’ajouter que les épreuves enregistrées par les Guinéens, leur ont permis de tirer des leçons dans le domaine de la santé.

Le président sortant a conclu en invitant ses compatriotes à lui faire confiance, afin que les projets qu’il a entamés pour la Guinée, fassent de ce pays, un pays émergent. « Je crois que dans cinq ans, ces projets feront de notre pays, un pays émergent, qui tiendra sa place en Afrique de l’Ouest Â», a-t-il conclu.

Quant au président de l’Union des forces républicaines (UFR), Sidya Touré, il a appelé ses compatriotes à plus de responsabilité et à choisir celui qui est à même de résoudre les problèmes au quotidien.

Sidya a souhaité que cette campagne puisse être une occasion pour le déroulement d’un débat républicain, qui permettra à tous les Guinéens de juger à travers « des bilan contre bilan, vision contre vision, afin de savoir exactement qui d’entre les candidats sera à même de satisfaire les désidératas, de satisfaire les besoins essentiels des Guinéens ».

Concernant le président du Parti de l’espoir et du développement national (PEDN), il a quasiment contredit le discours du président Alpha Condé. Le président du PEDN a entamé son intervention par faire remarquer que c’est grâce aux alliés notamment, le PEDN que le président sortant a été porté à la magistrature suprême. Avant de souligner que les cinq années du mandat d’Alpha Condé se sont écoulées, mais que les mêmes problèmes demeurent intacts.

Il a par la suite ajouté qu’au plan politique et institutionnel, les institutions républicaines ne sont ni toutes mises en place, ni indépendantes. Lansana Kouyaté n’a pas aussi occulté l’insécurité qu’il a qualifiée de galopante, le sous-emploi et le chômage des jeunes, avec une économie complètement dans le rouge.

Le président du PEDN va jusqu‘à donner des chiffres des institutions de Breton Woods, pour appuyer son propos. Selon Kouyaté, ces dernières estiment que le taux de croissance de la Guinée sera au mieux de 0,5%, contrairement à la Côté d’Ivoire, pays qui a été en guerre, et à la Sierra Leone, qui a connu aussi la guerre.

« Notre pays est classé 179e sur 187 selon l’indice de développement humain des Nations unies Â», a fait savoir le candidat du PEDN. Avant d’ajouter qu’aucun des secteurs essentiels, à savoir, l’agriculture, l’industrie, les transports, les mines, le tourisme, n’a connu de progrès. Et quant au secteur de l’éducation, Kouyaté a laissé entendre que ce secteur est dans un état lamentable. Concernant le secteur de la santé, il a souligné que la majorité des Guinéens n’ont pas accès aux soins primaires. Quant à l’armée nationale, selon lui, c’est une pyramide renversée. Sans compter, dit-il, les dysfonctionnements de ce corps de défense. « Je pense aux 4 300 retraités qui ont droit aux mesures d’accompagnement promises », martèle-t-il.

 Le manquement au niveau de l’environnement, l’insalubrité, ont été passés au crible par le président du PEDN. De tous ces maux, et ce grâce à son carnet d’adresses, des cadres de son parti et ses alliés, Kouyaté pense détenir le remède.


Richard Tamone
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+4 #12 amadudialamba 20-09-2015 02:00

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Mon frère, toi aussi tu ne sais pas que le Boss a construit 4,000 km de routes en goudron rouge avec fontaines d'eau tous les 5 mètres ?
Il ne faut pas être de "mauvaise fois diapo" toi-aussi...

Je comprends maintenant la nature du goudron que notre Professeur a déversé sur nos routes. Au lieu du coaltar, lui il a mis trop d'huile de palme. Lors de sa dernière campagne au Fouta, les membres de sa délégation ont fait d'ailleurs les frais de l'état de ses routes. A chaque fois dans les fontaines, c'est sont les véhicules de l'armée qui venaient au secours des pauvres. Imaginez deux jours dans la boue avec du pain sec et de la sardine. Puisque certains sont partis une semaine a l’avance pour préparer son arrivée.
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+1 #11 A.O.T. Diallo 19-09-2015 23:45

Citation en provenance du commentaire précédent de amadudialamba:
SVP, passez-moi mes lunettes ! La route en image est trop rouge-là, ou bien c’est sont me yeux. Moi je ne vois que de la simple boue. Dans quelle partie du monde la Guinée a trouvé du goudron rouge comme de l’argile d’Afrique ? Si c’est la nationale Mamou-Labé qui est illustrée ici, elle est renvoyée à 50 ans en arrière. Bravo ‘’Proffusss’’ !!! Votre bilan est trop invisible. Même nos téléphones portables achetés par nos propres sous sont considérés comme bilan ? Alors là, vous êtes en manque de bilan ‘’fewwwwwou’’ !!! Où sont les ordinateurs par élève, l’eau potable etc. ? Mon vieux !!!

Mon frère, toi aussi tu ne sais pas que le Boss a construit 4,000 km de routes en goudron rouge avec fontaines d'eau tous les 5 mètres ?
Il ne faut pas être de "mauvaise fois diaspo" toi-aussi...
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+4 #10 amadudialamba 19-09-2015 22:07

Il est obligé de faire la promotion des sociétés de ses grands maitres. La concurrence est-elle permise actuellement en Guinée pour toutes les exploitations ? Je ne crois pas du tout. Le maitre-Colon est intraitable dessus. Le Port c'est Bolloré, la téléphonie est plus orange que les mandarins. PMU-Guinée ou France etc. Silence ils sucent tout le sang sur leur passage !
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+4 #9 ABDOU 19-09-2015 07:15

Alpha Condé a aussi touché le secteur des NTICS et de la téléphonie, en disant qu’en cinq ans, la téléphonie s’est répendue de façon exponentielle sur tout le territoire du pays. « De 4 millions 200 abonnés en 2010, nous sommes arrivés à 9 millions 200 mille en 2014. Le nombre d’utilisateurs d’internet est passé dans la même période de 30 mille à 2 millions », a précisé le président candidat.........
Justement une honte nationale car s'il y a 9 million d'abonnés mobile en guinée cela veut dire que la Guinée perd au moins 16 millions de dollars US par moi.
Je m'explique : Si on prend le ARPU (Average Revenue Per Unit ou Average Revenue Per User est le chiffre d'affaires mensuel moyen réalisé par une entreprise avec un client, qui est l'une des données financières les plus importantes utilisées par les opérateurs de télécommunication) à 50000GNF, cela donne pour les 9 millions d'abonnés 450 milliards GNF de chiffre d'affaires réalisés par le secteur de la téléphonie mobile. Si on prend à 70% du chiffre d'affaire comme OPEX et autres charges, alors le revenu net généré par le secteur sera de 135 milliard GNF.
Au taux de change d'1USD contre 8300GNF, on sera autour de 16.000.000 USD ( 135.000.000/8300).
Or tout ce revenu est rapatrié entre l'Afrique du sud, l'Israël, la France et le Sénégal et autre pays car ce sont eux les seuls propriétaires de ces sociétés dont l'ensemble du revenu est rapatrié à part les maigres taxes, bonus trompeurs et les dessous de table utilisés pour tromper les dirigeant incompétents.
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+4 #8 amadudialamba 19-09-2015 04:59

SVP, passez-moi mes lunettes ! La route en image est trop rouge-là, ou bien c’est sont me yeux. Moi je ne vois que de la simple boue. Dans quelle partie du monde la Guinée a trouvé du goudron rouge comme de l’argile d’Afrique ? Si c’est la nationale Mamou-Labé qui est illustrée ici, elle est renvoyée à 50 ans en arrière. Bravo ‘’Proffusss’’ !!! Votre bilan est trop invisible. Même nos téléphones portables achetés par nos propres sous sont considérés comme bilan ? Alors là, vous êtes en manque de bilan ‘’fewwwwwou’’ !!! Où sont les ordinateurs par élève, l’eau potable etc. ? Mon vieux !!!
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+2 #7 A.O.T. Diallo 18-09-2015 22:04

Citation en provenance du commentaire précédent de Abdoul:
Je ne comprends pas cela. 1 cas d'Ebola, 1 cas de cholera et d'autres sont toujours consideres comme alarmants et seuil epidemique atteint, non ?

A, je ne comprend pas bien la question sinon j'y répondrais volontiers...
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+4 #6 M. Sacko 18-09-2015 21:20

@ Shams Deen, en guinee comme en republique democratique du congo (ex zaire)ou le virus a ebola est apparu pour la premiere fois en Septembre 1976 sous le magistere du Leopard ruse (Mubutu), le virus etait un mystere, un inconnu dans cette region. Mais Mubutu a rapidement isole la zone et mis cette partie en quarantaine en attendant le retour des resultats du laboratoire de l'institut de la medecine tropicale de Antwep, Belgique pour connaitre la nature de l'epidemie. Ici, la puissance publique a ete utilisee pour sauvegarder la sante de la population congolese et non pour mater comme on aime dire en guinee.
En guinee, malgre la nature mysterieuse de la maladie, aucune disposition n'avait ete prise pour epargner la population guineenne de cette maladie mysterieuse, et Alpha Conde etait alle loin pour accuser medecins sans frontiere de chantage, des menteurs et ce malgre le cri d'alarme lance par cette organisation pour prendre des mesures rigoureuses contre la maladie.
Encore Shams Deen, la difference entre nos oponions, est la legerete que vous pronez dans vos demarches pour nous dire que la guinee va devenir un paradis demain et c'est ce qu'on ne va pas accepter parceque c'est une utopie, une illusion sur la guinee. Et le systeme doit etre demantele pour envoyer le serieux chez nous sinon on est encore dans le "khulunyi" (la fete). Et mon cher Shams Deen a quand on va arreter cette fete pour commencer maintenant a faire le travail serieux chez nous?
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-2 #5 Abdoul 18-09-2015 19:41

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Je pense qu'il est important que les guineens comprennent que "0 Ebola" ne veut pas dire l’éradication d'Ebola de Guinée mais juste 42 jours consécutifs sans nouveaux cas et donc le contrôle de l’épidémie.
Il n'y a pas a paniquer de trouver quelques cas occasionnels dans les 3 pays mais toute la performance est de les dépister immédiatement et de mettre tous les contacts en quarantaine totale dans les 24 heures pour qu'il n'y ait plus d'extension de l’épidémie dans de nouveaux foyers cachés.
Quelqu'un pourrait-il expliquer ça au PPAC et a sa coordination car il faut cesser de parler de drame national a chaque nouveau cas, nous en auront encore dans 10-20 ans, tant que le nouveau vaccin ne sera pas a 100% efficace (et même car la rougeole existe encore malgré un vaccin qui marche a plus de 90%) - le Congo a des cas d'Ebola dans sa brousse impénétrable tous les ans depuis les années 70, alors imaginez la Guinée avec son Ebola urbain...

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Je pense qu'il est important que les guineens comprennent que "0 Ebola" ne veut pas dire l’éradication d'Ebola de Guinée mais juste 42 jours consécutifs sans nouveaux cas et donc le contrôle de l’épidémie.
Il n'y a pas a paniquer de trouver quelques cas occasionnels dans les 3 pays mais toute la performance est de les dépister immédiatement et de mettre tous les contacts en quarantaine totale dans les 24 heures pour qu'il n'y ait plus d'extension de l’épidémie dans de nouveaux foyers cachés.
Quelqu'un pourrait-il expliquer ça au PPAC et a sa coordination car il faut cesser de parler de drame national a chaque nouveau cas, nous en auront encore dans 10-20 ans, tant que le nouveau vaccin ne sera pas a 100% efficace (et même car la rougeole existe encore malgré un vaccin qui marche a plus de 90%) - le Congo a des cas d'Ebola dans sa brousse impénétrable tous les ans depuis les années 70, alors imaginez la Guinée avec son Ebola urbain...

Je ne comprends pas cela. 1 cas d'Ebola, 1 cas de cholera et d'autres sont toujours consideres comme alarmants et seuil epidemique atteint, non ?
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-7 #4 shams deen 18-09-2015 12:51

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Je pense qu'il est important que les guineens comprennent que "0 Ebola" ne veut pas dire l’éradication d'Ebola de Guinée mais juste 42 jours consécutifs sans nouveaux cas et donc le contrôle de l’épidémie.
Il n'y a pas a paniquer de trouver quelques cas occasionnels dans les 3 pays mais toute la performance est de les dépister immédiatement et de mettre tous les contacts en quarantaine totale dans les 24 heures pour qu'il n'y ait plus d'extension de l’épidémie dans de nouveaux foyers cachés.
Quelqu'un pourrait-il expliquer ça au PPAC et a sa coordination car il faut cesser de parler de drame national a chaque nouveau cas, nous en auront encore dans 10-20 ans, tant que le nouveau vaccin ne sera pas a 100% efficace (et même car la rougeole existe encore malgré un vaccin qui marche a plus de 90%) - le Congo a des cas d'Ebola dans sa brousse impénétrable tous les ans depuis les années 70, alors imaginez la Guinée avec son Ebola urbain...

Paroles de connaisseur de la chose ,si on pouvait avoir ce genre d'explications de temps à autre ca fera du bien a tous et particulierement ceux qui se lancent dans les eaux profondes sans en mesurer les consequences.
@ Sacko
Ebola avait toutes les chances de se propager et perdurer en GUINEE pour des raisons qui sont connues de tous mais bizarement qui remontent selon vous à 2011.
Notez seulement qu'un peuple qui fait de la contestation de l'autorité une valeur sure a toutes les chances de payer un prix fort dans les epidemies pareilles.
C'est aux guineens de savoir ou se trouve leur saluts dans la gestion de cette crise sanitaire.
@ Gandhi
Ebola est une des raisons qui militent en faveur de peu de resultats pour AC sans compter la raison fondamentale qui ne datent pas d'hier et donc la cause est en bonne place dans mauvaise gouvernance tout au long de la deuxieme Republique.
Nous autres savons qu'un pays se fait petit à petit,il n'y a de boutique sur terre ou on vient acheter le developpement sinon nous sommes preneurs si vous nous indiqué l'emplacement de la boutique.
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+3 #3 Gandhi 18-09-2015 10:04

Un pseudo prof qui explique que l'éducation est de meilleure qualité parce les les élèves n'ont rien dans la tête, mais ils ont où s'asseoir.
AC parle de 4000 km de routes réhabilitées pour cacher que seulement 150 km (Cky Kindia) ont été créées.
Il n'explique évidemment pas en quoi ont consisté les réformes de l'administration et de l'armée. Et ébola - qui a bon dos - lui permet de masquer son incapacité.
Quant à l'émergence, des cours d'économie lui seraient utiles pour comprendre ce concept dont la Guinée est à des années lumière.
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+5 #2 A.O.T. Diallo 17-09-2015 02:53

Citation en provenance du commentaire précédent de M. Sacko:
Le virus a Ebola est apparu pour la premiere fois en Afrique Centrale en 1976 mais les pays de cette zone du continent ont toujours limite les degats de cette epidemie dans les villages sans pouvoir atteindre les grandes villes. En guinee, l'apparition du virus a Ebola, sa propagation rapide dans le pays et vers les pays voisins et sa progression vers la capitale qui est pourtant tres loin du foyer d'apparition du virus ont montre la faiblesse ou la quasi-inexistence du systeme sanitaire du pays et a expose en pleine journee la corruption et la cacophonie au sommet de l'Etat qui gangrenent ce pays..

Je pense qu'il est important que les guineens comprennent que "0 Ebola" ne veut pas dire l’éradication d'Ebola de Guinée mais juste 42 jours consécutifs sans nouveaux cas et donc le contrôle de l’épidémie.
Il n'y a pas a paniquer de trouver quelques cas occasionnels dans les 3 pays mais toute la performance est de les dépister immédiatement et de mettre tous les contacts en quarantaine totale dans les 24 heures pour qu'il n'y ait plus d'extension de l’épidémie dans de nouveaux foyers cachés.
Quelqu'un pourrait-il expliquer ça au PPAC et a sa coordination car il faut cesser de parler de drame national a chaque nouveau cas, nous en auront encore dans 10-20 ans, tant que le nouveau vaccin ne sera pas a 100% efficace (et même car la rougeole existe encore malgré un vaccin qui marche a plus de 90%) - le Congo a des cas d'Ebola dans sa brousse impénétrable tous les ans depuis les années 70, alors imaginez la Guinée avec son Ebola urbain...
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+8 #1 M. Sacko 16-09-2015 23:16

Le virus a Ebola est apparu pour la premiere fois en Afrique Centrale en 1976 mais les pays de cette zone du continent ont toujours limite les degats de cette epidemie dans les villages sans pouvoir atteindre les grandes villes. En guinee, l'apparition du virus a Ebola, sa propagation rapide dans le pays et vers les pays voisins et sa progression vers la capitale qui est pourtant tres loin du foyer d'apparition du virus ont montre la faiblesse ou la quasi-inexistence du systeme sanitaire du pays et a expose en pleine journee la corruption et la cacophonie au sommet de l'Etat qui gangrenent ce pays. J'ai l'impression qu'en guinee la mamaya et la propagande ont toujours ete l'instrument de gouvernance de la guinee. Et rien qu'a voir selon le PDN tiree des chiffres des institutions de Bretton Woods, une croissance de 0.2% pour un pays qui manque tout en matiere de service de premiere necessite, vous comprendrez que nous sommes entrain de faire encore le "Khulunyi" (la fete) en guinee selon le leader maximo de la revolution cubaine, Fidel Castro c'est a dire tout sauf le travail. La revolution guineenne n'est pas encore morte, pour ceux qui se contentent des lampadaires et de la renovation des petits hotels pour les etrangers et nous dire que c'est petit a petit l'oiseau fait son nid, je vous assure qu'ils ont accuse l'oiseau parceque l'oiseau a toujours fini son nid et en un temps record.
Chez nous la velleite de l'individu d'etre au centre de tous les pouvoirs decisionnels a savoir les decisions economiques, les decisions politiques, et les decisions sociales reste encore un grand obstacle pour etablir les vrais fondements des programmes socio-economiques du pays pour pouvoir definir une strategie reelle et independante de toute immiixtion politique. Et la corruption a reellement atteint un niveau inquietant en guinee a tel enseigne que ces programmes socio-economiques sont devenus une source d'enrichissement illicite des commis de l'Etat qui pourtant devraient contribue a ameliorer les conditions de vie du citoyen ordinaire guineen.
L'ironie ici, est que notre pays est le plus riche de la sous-region en matiere de ressources naturelles mais aussi le pays le plus pauvre de la sous region en matiere de developpement economique et social parceque aucun effort n'est entrain d'etre fourni pour nous faire sortir de cette lethargie et ce malgre les ressources naturelles enormes, les potentialites agricoles et hydro-energetiques que nous avons.
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