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Déclaration de l’opposition républicaine
Aboubacar Sylla Mardi, 15 Septembre 2015 01:05
L’opposition républicaine exprime sa vive préoccupation pour le retard important qu’enregistre l’application de l’Accord politique du 20 aout 2015 destiné à qualifier le processus électoral par l’amélioration des conditions de transparence et d’équité des scrutins présidentiel et locaux à venir. Elle rappelle que la mise en œuvre des dispositions contenues dans cet accord devait permettre entre autres mesures, l’assainissement et la consolidation du fichier électoral, la recomposition des exécutifs de 128 conseils communaux ainsi que la désignation de deux nouveaux commissaires pour compléter l’effectif de la CENI.
Si ce dernier point semble résolu après de longs atermoiements autour du choix porté par l’opposition sur une de ses deux commissaires, il en est différemment des deux autres questions pourtant essentielles et déterminantes pour la qualité du processus électoral.
L’opposition déplore que par des manœuvres dilatoires, la mouvance présidentielle retarde l’application des dispositions convenues pendant que la CENI continue à dérouler de façon unilatérale son chronogramme sans que le mécanisme de concertation prévu dans l’Accord du 20 aout dernier n’ait été rendu réellement fonctionnel.
L’opposition met en garde contre toute tentation de la CENI d’ignorer les dispositions de cet Accord et de poursuivre sa fuite en avant et sa politique de fait accompli dans la conduite du processus électoral. Les anomalies et autres irrégularités graves et nombreuses (enrôlement indu de mineurs, existence de doublons, occultation de nombreux électeurs, effectifs pléthoriques d’électeurs rattachés à certains bureaux de vote…) qui affectent le fichier électoral révélées à l’occasion de l’affichage des listes provisoires ne permettent pas l’organisation d’élections crédibles sans un assainissement en profondeur.
En particulier, l’opposition rejette fermement la décision du lancement des opérations d’édition des cartes d’électeurs les jours prochains, alors même que le comité technique chargé de l’assainissement et de la consolidation du fichier électoral est à peine opérationnel et qu’il se heurte par ailleurs au refus de la CENI de lui faciliter l’accès aux informations nécessaires à l’exécution de sa mission.
L’opposition rappelle que près d’un mois après la signature de l’Accord politique et bientôt deux semaines après le terme prévu pour la recomposition des 128 conseils communaux, aucun accord définitif sur les formes et modalités de cette recomposition n’est encore obtenu. La mouvance présidentielle se complait, en effet, dans la modification continue des critères prévus pour l’application de cette mesure qui devait pallier en partie l’inversion de l’ordre des élections communales et présidentielle illégalement décidée par la CENI et le gouvernement.
L’opposition rappelle également que le dialogue politique et l’Accord qui en a résulté ont été rendus nécessaires par le refus des autorités de se conformer aux dispositions de la Constitution et des lois. Il devient évident que l’objectif inavouable du pouvoir est d’instaurer en Guinée un régime peu respectueux des principes démocratiques et des droits de l’homme pérennisé par un processus électoral piégé et des institutions républicaines inféodées à l’exécutif.
Au nombre des violations de la Constitution et des lois à la base de la crise politique actuelle dont la responsabilité incombe totalement au Gouvernement et à la CENI figurent notamment:
- le non-respect des délais légaux d’organisation des élections locales avec des exécutifs locaux actuels dont les mandats ont expiré depuis près de six années ;
- la dissolution de conseils communaux et l’installation et le maintien de délégations spéciales en dehors des procédures et des délais prévus par le Code des collectivités locales ;
- l’inversion de l’ordre des élections communales et présidentielle, en violation des dispositions ​de la Constitution, du Code électoral, du Code des collectivités locales, de l’accord politique du ​03 juillet 2013 et du Protocole de la CEDEAO sur la démocratie et les élections ;
- le tripatouillage du Fichier électoral par l’enrôlement massif de mineurs dans les fiefs du Pouvoir et le maintien d’un nombre considérable de doublons ;
- le maintien d’une CENI qui a perdu toute légalité en raison de la rupture totale de parité dans sa composition et toute légitimité du fait de sa partialité avérée en faveur du Pouvoir ;
- la violation systématique du principe constitutionnel de neutralité du service public et la fermeture totale des médias de service public aux sensibilités politiques non favorables au Pouvoir ;
- la restriction drastique des libertés d’expression, de manifestation et de cortège pourtant consacrées par la Constitution ;
- l’usage courant d’armes à feu dans les opérations de maintien d’ordre avec comme corollaire la mort de 64 manifestants par suite de tirs à balles réelles ;
- le refus des autorités d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des auteurs et commanditaires de ces violences, entretenant ainsi à dessein une impunité totale qui encourage la récidive ;
- le retard pris par le Gouvernement dans l’application des mesures d’indemnisation des victimes des manifestations de l’opposition, conformément aux dispositions de l’Accord politique du 03 juillet 2013 ;
- le non-respect du principe d’indépendance et de séparation des pouvoirs par l’immixtion flagrante de l’exécutif dans le fonctionnement des institutions républicaines et du système judiciaire.
L’opposition, faisant le constat de la volonté manifeste du Pouvoir de s’opposer par des manœuvres de tous genres à la mise en œuvre des dispositions de l’Accord politique du 20 aout 2015, décide d’appeler tous les candidats non issus de la mouvance présidentielle à se retrouver dans les meilleurs délais pour tirer les conséquences du refus du pouvoir de créer des conditions minimales de transparence et de régularité pour l’élection présidentielle prévue le 11 octobre prochain.
Dans le cas où les incertitudes prévalant ce jour quant à la crédibilité du scrutin prévu n’étaient levées dans les prochains jours, l’opposition n’exclut pas de se retirer du processus électoral et d’appeler au boycott de l’élection présidentielle prochaine. Dans cette éventualité, elle initiera une série de manifestations pacifiques destinées à attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la dérive dictatoriale dont notre pays est l’objet en raison de pratiques électorales en totale contradiction avec les principes de bonne gouvernance démocratique et les règles de l’Etat de droit.
L’opposition réitère sa détermination à s’élever fermement contre toute tentative de confiscation du pouvoir par des élections frauduleuses. Elle appelle le peuple de Guinée à la mobilisation totale pour la défense de ses droits et la sauvegarde de ses acquis démocratiques.
Conakry, le 14 septembre 2015
L’opposition républicaine
Aboubacar Sylla
Porte-parole
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Commentaires
Cette fois-ci l'Opposition au complet (7 sur 8) semble être sur la bonne voie pour faire sortir la Guinée de l'Impasse total.Vive la Guinée pour la Paix ,l'Union et la Prospérité pour tous.Que le Bon dieu nous aide à se débarrasser de ces petits Démons qui continus de piller nos ressources...
Si l'opposition se retire de ce scrutin elle s'isolerait sur le plan international. En tout cas la communauté internationale vient de confirmer que des progrès ont bel et bien été réalisés depuis la signature de l'accord et que le scrutin peut bien se tenir le 11 octobre.
Lire sur AfricaGuinee la declaration conjointe des organisations internationales.
Inutile de prendre a témoin la CCI (communauté internationale intraitable), le communiqué final de la mission d'hier de Ibn Chambas qui parle pour elle dit tout.
Entre la certitude de son avenir avec un mauvais chef quelle maitrise et pilote comme elle veut et l'incertitude de son avenir avec des opposants qui s'affichent fièrement avec des Dadis et Idrissa Cherif qui ont démontré leur capacité de nuisance sous-régionale il y a a peine 6 ans, ils ont définitivement fait leur choix...
Je pense à la fameuse réflexion supposée être un compliment du "Lider Maximo", Fidel Castro en visite le 3 mai 1972 à Conakry, après être passé par l'Algérie : "En Algérie, j'ai vu un peuple TRAVAILLEUR, en Guinée, je vois un peuple MOBILISE".
En effet, il me semble même que cela fut le dernier voyage que Castro a rendu à la "Révolution guinéenne". Officieusement, il aurait même demandé à son accompagnateur de circonstance (le sinistre Ismaël Touré, NDLR.), au bout de 2 jours "d'accueils enthousiastes"(la Voix de la Révolution..) par des populations pauvres, mais vêtues de blanc immaculé, quand est-ce que l'on travaille dans ce pays. Ce à quoi, son interlocuteur lui aurait répondu substantiellement que la mobilisation politique est la toute première tâche de travail du (bon) révolutionnaire guinéen. En se laissant littéralement abuser sur toute la ligne politique du satanisme PDGiste et sanguinaire de Sékou Touré, les Guinéens s'en trouvent encore visiblement loin de retrouver les bons repères de progression sociopolitique et économique. Et quand on a connu tant soit peu le dynamisme de l'Algérie des années 1970-1976 notamment, cette ironique comparaison avec notre pays qui était alors livrée à une mamaya permanente sur fond de débauches et d'endoctriment idéologique vaseux et pervers, donnait déjà à réfléchir, surtout dans la bouche d'un authentique révolutionnaire, alias le "Lider Maximo" cubain. Cet autre appel à la mobilisation des patriotes guinéens, même aussi inconsistant soit-il, manifeste tout de même plus de hauteur et de personnalité que l'image des scènes de distribution de paquets de billets de 20000 FG auxquelles se livre, en personne, le candidat-président de la République sortant aux populations du Fouta entre autres. Et somme toute, entre le MAUVAIS et le PIRE, les Guinéens mériteraient à tout jamais de pouvoir ENFIN choisir souverainement, à l'instar des autres peuples avoisinants qui ont déjà réussi à se sortir du marasme sociopolitique ambiant de l'Afrique, en prenant ainsi leur destin national en main. Merci pour ce judicieux rappel sur la visite de Castro!
C'est mon avis aussi, Alpha a toujours un coup d'avance sur ses opposants, il les connait au bout de ses doigts .
Un coup d'avance dans la mauvaise foie et la malhonnêteté.
La seule différence entre alpha et ses opposant est qu'il est un homme qui n'a aucune éducation et ne respecte aucune règle et principe.
Koto la réponse à la question concernant les dates est après les élections du 11 Octobre 2015, c'est AC on le connait il n'y a pas être un intellectuel, analyste ou observateur averti, il joue sur le temps contre l'opposition opposée, c'est dur à entendre mais tout est jouer,
C'est mon avis aussi, Alpha a toujours un coup d'avance sur ses opposants, il les connait au bout de ses doigts .
" la désignation de deux nouveaux commissaires pour compléter l’effectif de la CENI. Si ce dernier point semble résolu après de longs atermoiements autour du choix porté par l’opposition sur une de ses deux commissaires "
Quelle naïveté ! Le décret est signé mais la prestation de serment et la prise de fonction réelle c'est quand les dates pour qu'elles puissent s'assoir dans la salle avant le 11 octobre 2015 ?
Franchement le PPAC, aussi nul soit-il doit prendre ses adversaires comme une benediction de Dieu...
Koto la réponse à la question concernant les dates est après les élections du 11 Octobre 2015, c'est AC on le connait il n'y a pas être un intellectuel, analyste ou observateur averti, il joue sur le temps contre l'opposition opposée, c'est dur à entendre mais tout est jouer,
Cette fois-ci l'Opposition au complet (7 sur 8) semble être sur la bonne voie pour faire sortir la Guinée de l'Impasse total.Vive la Guinée pour la Paix ,l'Union et la Prospérité pour tous.Que le Bon dieu nous aide à se débarrasser de ces petits Démons qui continus de piller nos ressources...
Koto Saliou visilance, visilance...il faudra s'assurer que ces 7 singes forment bien un bloc de fer et non un bloc d'argile; je me pronocerai la veille du scrutin !!!
Dans une competition electorale ou un parti ulitise les moyens de l'Etat pour corrompre les electeurs, utilise les methodes coercitives contre les commis de l'Etat pour influencer les resultats des elections, controle toutes les institutions republicaines et la chaine electorale, je pense qu'il n'y a pas d'equite dans cette election et nous nous dirigeons tout juste vers une democratie bananiere qui a pour objectif la perennisation du parti au pouvoir. Et rien ne rassure pour le moment concernant la transparence des elections. Quand vous avez les architectes du PUP qui ont mis ce pays dans la boue autour de la chaine electorale pour le compte du pouvoir actuel, nous risquons encore juste de tomber dans l'eternel recommencement.
Le seul salut de la guinee viendra de la rupture totale avec les mauvaises habitudes autocratiques du passe, si on veut creer demain un Etat democratique respectueux des lois du pays, fondement de tout Etat de droit.
Quelle naïveté ! Le décret est signé mais la prestation de serment et la prise de fonction réelle c'est quand les dates pour qu'elles puissent s'assoir dans la salle avant le 11 octobre 2015 ?
Franchement le PPAC, aussi nul soit-il doit prendre ses adversaires comme une benediction de Dieu...








