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Présidentielle du 11 octobre : l’heure est aux alliances
Aliou Sow Samedi, 12 Septembre 2015 20:48
A mesure que l’on approche du 11 octobre, date prévue pour la présidentielle guinéenne, des alliances se nouent autour des candidats qui vont entrer en compétition lors de ces joutes électorales. Le candidat du RPG Arc-en-ciel, parti au pouvoir, Alpha Condé, a bénéficié ainsi du ralliement de plusieurs formations politiques, dont les leaders n’ont pas fait acte de candidature.
C’est le cas d’Abé Sylla, de la Nouvelle génération pour la république (NGR), et de Fodé Mohamed Soumah, de la Génération citoyenne (GéCi), qui ont renoncé à se présenter au scrutin du 11 octobre, pour soutenir le candidat Alpha Condé. Ces deux leaders politiques avaient été des alliés de Cellou Dalein Diallo durant le second tour de la présidentielle de 2010, à laquelle ils avaient pris part en tant que candidats.
Cette fois, ils trouvent que le président sortant, candidat à sa propre succession, est le mieux placé pour faire face aux préoccupations des Guinéens.
D’autres anciens candidats à la présidentielle de 2010 ont aussi rejoint la mouvance présidentielle pour soutenir le candidat Alpha Condé. C’est le cas de Kassory Fofana, Bah Ousmane, Mamadou Sylla, Bouna Kéita, pour ne citer que ceux-là . Ce sont en gros plusieurs formations politiques, et des dizaines de mouvements de soutien, qui s’activent pour la réélection du chef d’Etat sortant.
Du côté des autres candidats, on n’en reste pas pour le moins les bras croisés. C’est ainsi qu’une dizaine de formations politiques ont décidé de regrouper leurs forces autour du candidat de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, dans la perspective du scrutin du 11 octobre prochain. Un accord a été paraphé dans ce sens par ces partis, le vendredi dernier à Conakry.
Parmi les signataires de cette alliance, Dr Faya Millimouno du Bloc libéral et Charles Pascal Tolno du Parti du peuple de Guinée, rêvent de la possibilité d’une « alternance » en cette année 2015, à l’issue de cette élection. Comme ils l’ont fait savoir en marge de cette signature. Quant à Cellou Dalein Diallo, le chef de l’opposition guinéenne et candidat de l’UFDG, il se dit convaincu que « beaucoup d’autres partis rejoindront cette alliance.»
Parmi les défis à relever par ces opposants au régime d’Alpha Condé, ils ont cité « la réconciliation des Guinéens, la promotion de la fraternité entre les fils du pays, et l’instauration de la confiance, l’unité et le rassemblement.»
Dans le camp de l’Union des forces républicaines (UFR) de Sidya Touré, une alliance a vu le jour autour du parti de l’ancien premier ministre en prélude à l’élection présidentielle. Dénommée l’Alliance nationale pour l’alternance en 2015, ses membres s’engagent à soutenir le candidat de l’UFR.
Il s’agit d’une quinzaine de partis politiques dont les leaders sont pour la plupart des jeunes cadres qui entendent apporter leur contribution à l’élection de Sidya Touré à la magistrature suprême.
La présidentielle du 11 octobre donne lieu à une sorte de recomposition du paysage politique guinéen, à travers des alliances qui se font, dans cette perspective, entre les candidats en lice et d’autres acteurs non partants.
Aliou Sow
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
Si les révolutions démocratiques et industrielles furent des succès utiles à l'homme, qu'adviennent-ils aux doctrines politiques concoctées sur mesure par les révolutionnaires du siècle dernier ? Que nous reste-t-il de la lutte des classes et des blocs ?
Entre le communisme et le libéralisme, y a-t-il photo ? Où sont les morceaux du mur de Berlin ? Pourquoi la doctrine maoïste a basculé dans le libéralisme pour construire la puissance économique de la Chine des Milliardaires d'aujourd'hui ?
La démocratie est symbolisée par une constitution, des lois et des libertés, des droits, des devoirs et des obligations pour tous. Cela dit, des institutions fortes protégées par des lois communément respectées enfantent avec sérénité la culture d'un peuple souverain et responsable de son destin. "Obama l'a confirmé lors de sa visite au Ghana"
Sékou Touré n'était pas le seul fautif de sa barbarie. Le peuple de Guinée doit, dans sa globalité, admettre sa part de responsabilité dans les actes posés par la doctrine politique Sékoutouréenne dans la période du 2 octobre 1958 au 25 mars 1984.
Au bénéfice de 6 années de scolarité, Sékou Touré n'était titulaire que d'un certificat d'études primaires (CAP). Autrement dit, il savait juste lire et comprendre des termes administratifs élémentaires pour distribuer des courriers postaux auprès de leurs destinataires. Force est malheureusement d'admettre qu'il fut élu pour conduire la destinée de notre pays avec les obligations relatives à la construction d'une nouvelle nation et la consolidation d'un nouveau et jeune Etat au sein d'une République.
Comme disait le dicton : " la durée du bois dans l'eau ne le transformera jamais en un Caïman". Sékou Touré en est illustration.
Le peuple de Guinée a aujourd'hui encore un sérieux dilemme : il est confronté à la question dialectique qui le place devant le choix entre l'"être et avoir". Espérons qu'au moment venu, les guinéens vont se ressaisir pour replacer l'homme qu'il faut à sa place.
Monsieur Gandhi. Ne nions pas l'évidence. La Guinée est de par les critères universellement reconnus, un pays démocratique gouverné par une élite corrompue qui viole les lois, les prncipes et les règles démocratiques de notre pays. Cette violation repétée de nos valeurs démocratiques relève de ce tu as appélé un " mamque d'état d'esprit " qui est de facto le leitmotif de toute culture démocratique vouée à une réussite.
D'autre part, vous demeurez dans le sycle pessimiste de la lutte politique et refusez d'admettre les réalités du principe qui affirme que " tout changement est compliqué et difficile ". La démocratie guinéenne s'inscrit dans le changement. Elle a plus deux décennies et elle finira bien par s'imposer en s'enracinant comme une coutume dans la conscience collective de notre peuple. Comme la majorité des guinéens qui luttent, j'y crois !
Je suis d'accord que la Guinée est dirigée par une élite corrompue, mais ce ne sont pas les institutions en carton qui rendent la Guinée démocratique. Sous AST, tous les textes étaient OK, mais on connait la suite. Je préfère une Guinée sans institutions, mais qui fonctionne démocratiquement. Autrement dit c'est la manière d'agir qui compte (le fonds) et non la tentative d'imitation d'institutions (la forme) dont personne ne comprend le fonctionnement.
D'autre part, vous demeurez dans le sycle pessimiste de la lutte politique et refusez d'admettre les réalités du principe qui affirme que " tout changement est compliqué et difficile ". La démocratie guinéenne s'inscrit dans le changement. Elle a plus deux décennies et elle finira bien par s'imposer en s'enracinant comme une coutume dans la conscience collective de notre peuple. Comme la majorité des guinéens qui luttent, j'y crois !
Notre démocratie n'est certes pas encore parfaite.
Il n'y a pas de démocratie en Guinée. Comme vous le dites, la démocratie est une culture, un état d'esprit, et non une flopée d'institutions qui ne font que décorer et ne servent que pour l'image à l'extérieur.
Vous confondez démocratie et régimes politiques. La démocratie, il est vrai, existe dans plusieurs pays qui ont des systèmes politiques différents, y compris dans des systèmes politiques monarchiques.
Pour revenir à la situation politique et démocratique guinéenne, tu devrais tout d'abord reconnaitre ses faiblesses sans chercher midi à quatorze heure. Tous les éléments constitutifs de la démocratie existent dans notre depuis le référendum de 1992 et l'actuel président de la Guinée, nos autres institutions, les partis politiques, les syndicats, la société civile, la presse libre, ainsi que toutes les élections nationales et locales dont tu sembles vouloir nier l'existence en sont issus. Notre démocratie n'est certes pas encore parfaite. Son état actuel s'explique surtout par deux raisons : elle est très jeune (Bambina) et certains acteurs politiques, habitués à d'autres systèmes de gouvernement, ne veulent pas l'accepter dans notre société. Force sera seulement de retenir, que la démocratie est la grande royale africaine. Aujourd'hui gamine et rejetée, mais demain, elle sera majestueuse, respectée et généreuse. Née récemment en Guinée en 1992 à travers une loi fondamentale, elle est déjà âgée, considérée, respectée et généreuse ailleurs dans d'autres continents depuis près de 250 ans. Quand la démocratie deviendra culturelle en Afrique, on cessera de la haïr et de l'accusé d'être vulgaire, sans identité et surtout la cause de nos malheurs. La démocratie est la " baraka " des africains.
Mon frère Dialamba. Tu admettras aussi qu'il y a 7 candidats qui ont tous constitués des blocs politique qui soutiennent leurs candidatures. Parmi eux, de nombreux petits partis constitués par des jeunes portés par de véritables convictions qui, depuis toujours, aspirent à véritable changement politique et démocratique en Guinée. Ils méritent tous notre respect et notre grande considération.
- par exemple c'est quoi une alliance avec Kassory ou JMD ou Telliano ou Sadakaji ou ....ect. ?
Nous refusons et refuserons de considérer que la politique est une course de vitesse. Il est assez regrettable d'observer la scène politique guinéenne actuelle dans laquelle des esprits malins confondent " l'Être et l'Avoir ". Des commerçants, chauffeurs, menuisiers et autres badauts occupent les sièges de l'assemblée Nationale et de nombreux autres postes politiques et économiques de notre pays.
Vous devriez savoir qu'un jour ou l'autre, la Guinée changera par l'élaboration et une stricte application de lois qui interdiront la corruption de militants et l'instrumentalisation de l'argent pendant les grandes activités politiques au détriment du savoir. Si les guinéens ne font pas attention aux stupides actes d'irresponsabilités de ceux qui décident actuellement, nous risquerions d'abandonner aux plus offrants. Les petits partis politiques, véritables porteurs d'idéaux pour un véritable changement politique en Guinée doivent continuer le combat contre vents et marrées. C'est à ce prix que la Guinée retrouvera un jour la bonne équipe qui conviendra à sa démocratie, la paix et l'unité ainsi qu'à son développement économique et social.








