Ibrahima Gallé Bah Mercredi, 09 Septembre 2015 15:45
Dans la nuit du jeudi du 3 au vendredi 4 septembre, des coupeurs de route ont attaqué deux véhicules entre Dalaba et Mamou, en pleine nuit, faisant 1 mort et plusieurs blessés.
D’après des informations concordantes rapportées par des victimes et des membres syndicats de la région, au cours de la première attaque, c’est un véhicule de transport en commun qui quittait Labé, et qui était en partance pour Conakry, qui aurait été la cible des coupeurs de route. Au cours de cette opération, un enfant de trois ans du nom de Mouctar Diallo a perdu la vie et sa mère Mme Diallo fut grièvement blessée. La seconde attaque a pris pour cible, un véhicule qui avait quitté Conakry pour Koin, localité située dans la préfecture de Tougué. Là, c’est seulement le chauffeur, Alphadio Bolé qui a été touché par des balles tirées par des assaillants. D’après ces sources, l’attaque a eu lieu à Bafing, une localité située à 9 kilomètres de la ville de Mamou. Les passagers de ces deux véhicules ont tout perdu lors de ces attaques. Argent, objets de valeur, tout fut emporté comme butin par les assaillants. Une fois encore, c’est un grand défi que ces bandits de grand chemin ont lancé à nos forces de défense et de sécurité, qui peinent à les mettre hors d’état de nuire. Comme pour dire que les barrages érigés dans les différents carrefours et entre les villes de l’intérieur, pour dit-on barrer la route à ces malfrats, ne seraient qu’une simple formalité. Car ils n’empêchent pas les bandits de dicter leurs lois partout où ils le désirent.
C’est pourquoi, nonobstant les efforts des autorités à rassurer les pauvres populations, par quelques interpellations de bandits, qui sont ensuite brandis comme « des trophées de guerre », l’insécurité demeure une gangrène de notre société.
Pour ces populations, tout porte à croire qu’elles sont venues au monde, surtout sur cette terre de Guinée, pour chèrement payer « la colère » des militaires, des bandes armées et parfois même celle des dirigeants. C’est ce qui fait que l’inquiétude et l’angoisse grandissent dans les familles, surtout en cette période préélectorale.
Vu la dégradation de la situation, certains se demandent ce que font les Brigades mobiles, anti criminels (BAC I, II et III), la Brigade de répression du grand banditisme (BRB), la police et la gendarmerie qui, pourtant, sont toutes équipées de véhicules 4x4 et de motos flambant neufs. Sans effet.
Avec ce climat d’insécurité totale, comment rassurer les investisseurs étrangers à venir s’installer en Guinée ?
Ibrahima Gallé Bah
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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