Tronçon Dalaba-Mamou : des coupeurs de route sévissent

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coupeurs_de_route_Guinee_2_01Dans la nuit du jeudi du 3 au vendredi 4 septembre, des coupeurs de route ont attaqué deux véhicules entre Dalaba et Mamou, en pleine nuit, faisant 1 mort et plusieurs blessés.

D’après des informations concordantes rapportées par des victimes et des membres syndicats de la région, au cours de la première attaque, c’est un véhicule de transport en commun qui quittait Labé, et qui était en partance pour Conakry, qui aurait été la cible des coupeurs de route. Au cours de cette opération, un enfant de trois ans du nom de Mouctar Diallo a perdu la vie et sa mère Mme Diallo fut grièvement blessée. La seconde attaque a pris pour cible, un véhicule qui avait quitté Conakry pour Koin, localité située dans la préfecture de Tougué. Là, c’est seulement le chauffeur, Alphadio Bolé qui a été touché par des balles tirées par des assaillants. D’après ces sources, l’attaque a eu lieu à Bafing, une localité située à 9 kilomètres de la ville de Mamou. Les passagers de ces deux véhicules ont tout perdu lors de ces attaques. Argent, objets de valeur, tout fut emporté comme butin par les assaillants. Une fois encore, c’est un grand défi que ces bandits de grand chemin ont lancé à nos forces de défense et de sécurité, qui peinent à les mettre hors d’état de nuire. Comme pour dire que les barrages érigés dans les différents carrefours et entre les villes de l’intérieur, pour dit-on barrer la route à ces malfrats, ne seraient qu’une simple formalité. Car ils n’empêchent pas les bandits de dicter leurs lois partout où ils le désirent.

C’est pourquoi, nonobstant les efforts des autorités à rassurer les pauvres populations, par quelques interpellations de bandits, qui sont ensuite brandis comme « des trophées de guerre Â», l’insécurité demeure une gangrène de notre société.

Pour ces populations, tout porte à croire qu’elles sont venues au monde, surtout sur cette terre de Guinée, pour chèrement payer « la colère Â» des militaires, des bandes armées et parfois même celle des dirigeants. C’est ce qui fait que l’inquiétude et l’angoisse grandissent dans les familles, surtout en cette période préélectorale.

Vu la dégradation de la situation, certains se demandent ce que font les Brigades mobiles, anti criminels (BAC I, II et III), la Brigade de répression du grand banditisme (BRB), la police et la gendarmerie qui, pourtant, sont toutes équipées de véhicules 4x4 et de motos flambant neufs. Sans effet.

Avec ce climat d’insécurité totale, comment rassurer les investisseurs étrangers à venir s’installer en Guinée ?


Ibrahima Gallé Bah

Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+4 #3 amadudialamba 12-09-2015 04:55

BRB = Bordèles Réunies aux Barrages et/ou Bandits, Raquetteurs des Biens.
BAC = Braqueurs de Alpha CONDE. Il faut dissoudre tous ces malfrats, à commencer par le premier DONZO. Ils ne font que bouffer l’argent du peuple. Les axes routiers doivent être gérés par des agents professionnels. Exclusivement par des policiers et gendarmes recrutés dans les écoles publiques et privées et formés dans des établissements appropriés. Chez nous, personne ne peut faire la différance entre Militaires et paramilitaires. Dès qu’un recru entre en possession de sa nouvelle tenue, il est libre de porter n’importe quelle tenue et de dresser son propre barrage partout où il voudra. Il n y a pas de différence entre les barrages officiels et les guet-apens des coupeurs de route. Les bandits recrutés dans le tas des voleurs des grandes villes doivent être interdit d’aller en patrouille. Je me demande entre l’insécurité, la violence et les accidents, quel est le phénomène qui décime de plus les citoyens. Tous les jours que Dieu fait il y a des dizaines de morts par accident ou des tués par des fusils d’assaut. Les coupeurs de routes et les chauffeurs ne sont pas contrôlés. Sur les routes nationales, tous les chauffeurs roulent a tombeau ouvert. A cause de l’excès de vitesse, ils se promènent sur toute la route, de gauche a droite, forçant celui qui vient en sens inverse de quitter la route pour le ravin ou de rentrer en collision avec le chauffard. Les permis de conduire se vendent comme des bonbons. Il suffit d’avoir de l’argent, une connaissance et des photos.
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+2 #2 A.O.T. Diallo 10-09-2015 21:22

Yette Bah, toi aussi c'est pourtant clair :
" Certains se demandent ce que font les Brigades mobiles, anti criminels (BAC I, II et III), la Brigade de répression du grand banditisme (BRB), la police et la gendarmerie qui, pourtant, sont toutes équipées de véhicules 4x4 et de motos flambant neufs. "
Ils coupent les routes avec leur équipement spécialisé, voyons !!
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+5 #1 amadudialamba 10-09-2015 18:55

Il n’y a pas que ces coupeurs de route ou bandits de grand chemin qui font mal actuellement à la Guinée. Les prédateurs sont, de plus en plus nombreux et partout. Ils ne reculent devant rien pour s’enrichir sur le dos des autres. Le pays est abandonné aux mains de toutes sortes de gangs. La seule chose qui préoccupe actuellement les dirigeants c’est comment garder ce pouvoir. Les responsables chargés du maintien de l’ordre et de la sécurité en Guinée se moquent des plaintes des victimes. Pourquoi disposer des agents se sécurité ou des brigades spécialisées, si les principaux axes routiers les plus fréquentés ne sont pas sécurisés ? Combien d’attaques armées ont été enregistrées depuis le début de cette année ? Qui sont ces bandits détenteurs d’armes sophistiquées, d’où viennent-ils ? Que font alors ces multitudes de brigades ? Si les bandits savaient que chaque jour des patrouilles mixtes ou celles de ces brigades spécialisées se relayaient entre les grandes villes deux a trois fois par jours, ils n’allaient jamais oser s’attaquer à ces pauvres voyageurs. En plus des accidents qui tuent tous les jours sans arrêt, c’est sont les bandits qui assassinent sans être inquiété.
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