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Glissement de terrain à Kolonkola : le village situé 3km de Bel-Air à Boffa a été rasé

  Lundi, 07 Septembre 2015 23:31

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Kolonkola_01Dans la nuit du 6 au 7 septembre 2015, un drame s'est produit à Kolonkola, village situé à moins 3 kilomètres de Bel-Air, célèbre site touristique de Boffa.

Pour l'instant, on dénombre 6 morts et des disparus, et un village entièrement rayé de la carte.

Vers 21 heures, un pan entier d’une montagne grande comme le Mont Kakoulima s’est détaché en broyant tout sur son passage sur une distance d’un kilomètre. Le village de Kolonkola est aujourd’hui entièrement sous les décombres. Pour l’instant, six corps sans vie ont été retrouvés et cinq personnes sont portées disparues.

Les blessés avec plusieurs fractures, dont les pronostics vitaux de certains sont engagés, racontent : « nous avons entendu un bruit de glissement suite à une détonation, nous nous sommes mis à courir dans l’obscurité, malgré cela les blocs de 5 à 10 tonnes ont dévalé une distance d’un kilomètre, rattrapant certains parmi nous sur une distance 400 mètres après avoir rasé nos maisons. Le village de Kolonkola, situé à quelques encablures de la prestigieuse plage Bel-Air, est aujourd’hui totalement rayé de la carte de la Guinée. »

Pour l’histoire, depuis plus de deux ans, le gouvernement guinéen avait envoyé les experts miniers sur cette montagne pour y réaliser des études prospectives. Les villageois ont été d’office expropriés de leurs champs avec menace pour raison d’Etat, et la décision a été prise de réduire l’espace de mouvement des villageois. La méfiance et la suspicion s’installèrent entre les villageois et ces experts qu’ils considéraient comme les nouveaux maitres des terrains de leurs ancêtres.

Pour l’instant, les cinq personnes disparues restent toujours introuvables et aucun moyen approprié n’a été encore déployé par les autorités pour les retrouver. Les recherches sans espoir  pour retrouver des survivants se font désormais à main nue. Le village est rasé, les maisons et les cases ont été enchevêtrées sous des blocs et la terre rouge minière si chère à la Guinée.  


Paris, le 7 septembre 2015

La rédaction de bassecotenews.com


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