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Pourquoi Moussa Dadis Camara n’est jamais arrivé à Conakry
Mercredi, 02 Septembre 2015 10:18
Si le capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte guinéenne de 2008 à 2009, a raté son retour à Conakry, le 26 août, ce n'est pas à cause des autorités du Burkina Faso, pays où il vit en exil depuis cinq ans. Les présidents ivoirien et guinéen, en revanche, n'ont manifestement pas envie d'accueillir un hôte encombrant.
Le 24 août, Dadis et quatre de ses proches achètent à leur nom cinq billets d’avion Ouagadougou-Conakry, via Abidjan. Date de départ : le 26 août. Le 25 à 22 heures, l’ancien chef de l’État reçoit à sa résidence de Ouaga 2000 la visite du Premier ministre burkinabè. « Le colonel Zida nous a souhaité bon voyage », témoigne Me Jean-Baptiste Jocamey Haba, l’avocat guinéen présent à l’audience.
Chronologie de la journée du 26 août
Le 26 à 7h30, Dadis et ses quatre compagnons de voyage sont accueillis dans le salon d’honneur de l’aéroport de Ouagadougou, puis accompagnés par le protocole burkinabè jusqu’à l’avion Air Burkina pour Abidjan. À 8h30, l’avion décolle. Jusque-là , tout va bien. Les cinq hommes doivent atterrir à Abidjan à 9h45, puis, à 12h10, prendre un vol commercial Air Côte d’Ivoire à destination de Conakry. Mais à 9h35, dix minutes avant l’atterrissage à Abidjan, le commandant de bord annonce aux passagers que l’avion est dérouté sur Accra.
Selon nos informations, le président Alpha Condé a personnellement appelé Alassane Ouattara, son homologue ivoirien – alors en vacances à Mougins, dans le sud de la France – pour lui demander de faire atterrir l’avion au Ghana. Pour Dadis, c’est l’échec et le retour à la case départ : Ouagadougou.
Condé et Ouattara ont-ils été avertis du plan Dadis à la dernière minute ? Apparemment non. Le 14 août, l’ancien numéro un guinéen avait tenté une première fois de rentrer par Air Burkina, via Abidjan. Il avait déjà son billet en poche, mais avait renoncé à son voyage après avoir reçu un coup de fil d’un responsable burkinabè le prévenant que Conakry et Abidjan allaient tenter de s’opposer à son retour.
Ouattara et Condé étaient donc au courant des intentions de l’ex-capitaine putschiste. Le 26 août, sans doute ont-ils espéré jusqu’au dernier moment que le Burkina Faso empêcherait Dadis de monter dans l’avion Ouagadougou-Abidjan. Mais le président Michel Kafando et Isaac Zida, son Premier ministre, n’ont pas voulu bloquer le départ de leur hôte. Et c’est dans l’urgence que le chef d’État ivoirien s’est résolu à faire dérouter le vol commercial d’Air Burkina.
Jeune Afrique
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Commentaires
Mon frère je te demande de dire cela a ma tante qui recherche toujours son fils unique depuis le 29 septembre 2009…
Mon frère, je ne cherche pas coute que coute a défendre Dadis. Comme vous, je veux que, lorsqu’on parle de justice, qu’elle soit pour tous et équitablement appliquée. D’un côté, le gouvernement nomme plusieurs auteurs qui étaient physiquement présent au stade au moment des faits, de l’autre, il s’acharne sur d’autres. Dadis en personne, avant de décider de se lancer en politique, a toujours cherché a rentrer en Guinée pour affronter la justice en vue d'être fixé sur ce qui l'attend depuis 5 ans. Il cherche à expliquer sa version, sans succès. Les autorités refusent catégoriquement son retour, à plus forte raison sa confrontation avec la justice. Pourquoi ? Les réponses peuvent être nombreuses et variées. De ce fait, que peut faire ce pauvre type devant un Etat qui ne respecte rien ? Un Etat qui ne remue ce dossier que lorsque la politique s’en mêle. Doit-il attendre indéfiniment ? Depuis 5 ans, il purge une sentence non prononcée. C'est-a-dire une peine qui ne comptera pas, après son jugement attendu. Dadis est victime d’une tentative d’assassinat, personne n’en parle sérieusement, comme pour dire qu’il en méritait parce qu’il était l’auteur des tueries et des viols. Tout cela s’apparente à une injustice. Normalement, personne ne doit se rendre justice devant la justice. Alors même si Dadis était le plus haut responsable de l’Etat pendant les événements, il doit être jugé et condamné à la hauteur de sa responsabilité. Mais pas par une balle d’un individu non autorisé par la loi. Le gouvernement n’a qu’a débarquer tous les inculpés, appréhender tous ceux qui restes et entamer la procédure qui n’a que trop durée. Voilà ma position sur cette affaire de Dadis et du 28 septembre.
Maintenant, Dadis le candidat manqué de l’élection prochaine est entre les mains de la justice, soit nationale ou internationale avec interdiction de regagner son pays. Ca s’appelle la loi du plus malin et du plus fort. Un peu de compassion pour le soldat !
Mon frère je te demande de dire cela a ma tante qui recherche toujours son fils unique depuis le 29 septembre 2009...
J attends 2020 peut etre pas 800million la caution
mais 20 a 50 million FG.
J ai besoin d1 directeur de campagne!!!.
IL y a des mois que j'écris que Dadis Camara est l'otage sinon le prisonnier personnel de Alpha Condé. Donc ,je ne suis pas surpris par cette révélation. Tous ceux qui observent la vie politique Guinéenne et qui ont un minimum d'intelligence savent que c'est Alpha Condé qui refuse le retour de DADIS CAMARA en Guinée. Tout ce qui intéresse Alpha Condé, c'est comment garder son pouvoir, le reste il s'en fou.
Bien dit.Il ne faut pas chercher midi à quatorze heure.Alpha s'en fou du Guinéen,c'est le pouvoir et l'argent qui l'intéresse à n'importe quel prix.Point.








