Richard Tamone Mercredi, 26 Août 2015 20:18
Des membres du parti Génération pour la réconciliation, l’unité et la prospérité (GRUP), de Papa Koly Kourouma, ont été arrêtés à Guéckédou puis libérés, suite à un procès. Leur tort est d’avoir voulu rallier la capitale, pour participer au congrès du parti, qui devait s’ouvrir le 21 août dernier.
Papa Koly Kourouma, le leader du GRUP, a déclaré à la presse que si le bureau exécutif de son parti n’a pas encore réagi à cette interpellation de ses militants, c’est qu’il attendait de voir, pour ne pas mettre les charrues avant les bœufs. « Nous nous sommes dit qu’il y a peut-être quelque chose que l’Etat est en train de vérifier », a dit Papa Koly. Nous voulons laisser l’État faire son travail, a-t-il ajouté. C’est suite à cela qu’ils demanderont à l’Etat les raisons pour lesquelles les militants du parti GRUP ont été arrêtés.
Qu’à cela ne tienne, le bureau national du parti a envoyé des avocats afin de pouvoir défendre ses militants lors du procès programmé mardi dernier à Guéckédou. Ce procès a été marqué par la relaxe des militants du parti dont l’interpellation ne relèverait que de « l’arbitraire ».
Selon nos sources, les militants de la fédération du GRUP de N’Zérékoré devaient quitter N’Zérékoré dans la soirée du dimanche 16 août pour Conakry. Mais ayant été assujettis par des protocoles par les autorités de la ville, ce n’est que le lendemain que le convoi composé de 13 minibus et d’un pick-up, a pu prendre le départ. Cela après moult tractations entre les autorités préfectorales de N’Zérékoré et les militants du GRUP.
« Dès qu’ils sont arrivés à Guéckédou, des policiers se sont rués sur eux », a déclaré le leader du GRUP. Il a, par la suite, indiqué que ces derniers, après le contrôle, les ont transportés, dit-on, d’abord chez le préfet de Guéckédou. De là, on les a envoyés à la gendarmerie puis au commissariat central de ladite localité où ils ont été auditionnés. Parmi eux, certains ont passé la nuit en garde à vue. Ils ont finalement été conduits dans l’enceinte du palais de justice pour être jugés.
Au final, les 237 militants du parti de Papa Koly Kourouma ont été libérés par une décision du tribunal de première instance de Guéckédou le mercredi dernier 19 aout.
« Après trois jours de détention arbitraire, trois jours d’humiliation et d’atteinte à leur dignité, tout ce que la justice a trouvé à dire c’est que le dossier est classé sans suite », a déploré le président du GRUP, Papa Koly Kourouma. Faut-il déplorer la mesure arbitraire qui a entouré l’interpellation de ces militants, qui sont des citoyens guinéens, à qui on refuse de circuler librement dans leur pays.
Il faut dire que le gouvernement guinéen, en multipliant les couacs de ce genre, est en train de ternir l’image de notre pays.
Richard Tamone
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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