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Blocage du dialogue politique : Aboubacar Sylla fustige la sortie d’Ibn Chambas aux Nations Unies

Richard Tamone  Mardi, 18 Août 2015 09:58

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CHAMBAS_Mohamed_Ibn_2_01L’honorable Aboubacar Sylla, porte-parole de l’opposition républicaine, a déploré l’attitude du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, en Afrique de l’Ouest, le Ghanéen Mohamed Ibn Chambas qui, lors de son passage devant les diplomates onusiens en juillet dernier, avait fait croire que tout allait pour le mieux en Guinée. M. Chambas avait d’ailleurs apposé sa signature sur l’accord d’étape proposé par le président du cadre de dialogue, contre toute attente, alors que l’opposition avait refusé, elle, de signer ce parchemin qui ne garantissait pas la bonne marche du dialogue.

Selon Aboubacar Sylla, leader de l’Union des forces du changement (UFC), Ibn Chambas aurait fait croire à son auditoire au niveau des instances des Nations Unies à New York, que tout allait pour le mieux en Guinée. Pourtant, précise le député, les contacts informels que la communauté internationale avait initiés pouvaient faire bouger les lignes, puisque certains accords avaient été obtenus, a-t-il reconnu. « On pouvait convoquer une plénière pour formaliser ces accords. Malheureusement aucun accord n’a été signé. Et nous avons été surpris d’entendre Ibn Chambas à la tribune des Nations Unies clamer haut et fort que le dialogue guinéen a porté ses fruits », a relevé le porte-parole de l’opposition.

Mohamed Ibn Chambas aurait souligné qu’il n’y aurait plus qu’un à deux points, encore litigieux et que probablement ces points allaient être rapidement réglés. « Comment dire que tout allait bien, alors que tout va mal dans notre pays, il n’y a plus de dialogue ? », a martelé le porte-parole de l’opposition républicaine.

« Donc, il n’y a plus de passerelle entre le pouvoir et l’opposition », reconnait-il.

Il a par ailleurs dénoncé l’incurie de certaines entités autrefois creuset de la démocratie, notamment la société civile et les syndicats. « Ils ne jouent plus leur rôle, ils ont plus des problèmes existentiels à résoudre, qu’à faire face à leur mission républicaine », a fait remarquer Sylla. Puis de dire que lorsque vous êtes dans un pays où les institutions ne jouent pas leur rôle, que tout peut arriver.

Revenant sur la sortie de l’envoyé spécial de Ban Ki-moon, l’honorable Sylla a déclaré qu’Ibn Chambas ne doit pas faire croire à la communauté internationale que la Guinée est dans un air calme. « Peut-être un calme qui précède la tempête, où tous les signaux sont au rouge. Il n’y a aucun dialogue, un pouvoir qui méprise la vie de ses citoyens. Ils sont surtout centrés sur comment préserver le mandat du président », a-t-il conclu.


Richard Tamone
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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