Daroun Bah Vendredi, 07 Août 2015 15:02
Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, le Parti du renouveau et du progrès (PRP) invite le ministre de la Justice et garde des sceaux Cheick Sacko « à réparer l’injustice » dont sont victimes les partis membres de la Coordination de l’opposition extra-parlementaire (COEP), en leur reconnaissant le droit à prendre part au débat dans lequel se décide l’avenir de tous les Guinéens.
Le président du PRP, M. Sow Rafiou, a dans sa déclaration insisté sur le fait qu’on devrait tenir compte de leur avis pour toutes les conclusions dudit dialogue politique inter guinéen, « pour une Guinée unie, apaisée, réconciliée et meilleure ». Dans cette déclaration, le PRP part du constat portant sur « le blocage » du dialogue politique entre l’opposition républicaine au Parlement et la mouvance présidentielle, sous l’égide du ministre de la Justice, garde des sceaux, ainsi que du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies.
Et que le dialogue politique se tenait « sans la participation d’une frange importante de la classe politique guinéenne » regroupée au sein de la COEP.
La Parti du renouveau et du progrès (PRP) a mis à profit l’occasion « pour condamner fermement le partage des délégations spéciales au prorata des législatives de 2013 ». Car selon le parti, c’est une proposition qui exclut bien d’autres partis politiques. « Nous rappelons que le PRP dénoncera toute politique d’exclusion de quelque bord que ce soit », a tenu à préciser Rafiou Sow.
Pour lui, « l’avenir de la Guinée ne saurait être assuré que par le dialogue et l’unité de tous les fils et de toutes les filles du pays ». Et que la Guinée n’est pas « un gâteau à partager » entre la mouvance et l’opposition au Parlement, au mépris des autres sensibilités politiques et sociales du pays.
Daroun Bah
L’indépendant, partenaire de GuineeActu