Aliou Sow Lundi, 03 Août 2015 17:51
Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale la semaine dernière, ont causé la mort de 5 personnes, dont la plupart par noyade. Certains observateurs déplorent que ces drames n’aient entrainé aucune réaction de la part du gouvernement, qui a fait preuve d’indifférence, jusqu’au moment où nous allions sous presse.
Ces fortes précipitations ont provoqué des inondations dans de nombreux quartiers de la capitale où les eaux de ruissellement ont rendu les routes impraticables. Aucune des 5 communes n’a été épargnée par le « déluge ». Des habitats et des marchés ont été inondés au grand dam des habitants, dont les activités ont été sérieusement affectées. Ce sont 5 personnes qui ont péri par noyade lors de ces inondations.
Les services de la Direction nationale de la météorologie ont évalué la quantité de ces précipitations à 450 mm de pluies, en 4 jours.
La forte présence des eaux de ruissellement dans la capitale serait due au manque de canaux d’évacuation. Les rares égouts construits étant à ciel ouvert, ils sont bouchés par des déchets solides déversés par des populations, surtout en période de pluies. A Conakry, il est de tradition que les ménages se servent des périodes de pluie pour jeter leurs ordures sur la chaussée et dans les égouts. Ces comportements qui frisent l’incivisme ne dédouanent toutefois pas le gouvernement qui a failli à son devoir qui est celui de sécuriser la vie des citoyens face à de tels fléaux.
Le département des Travaux publics et de l’Habitat porte la responsabilité dans l’anarchie qui prévaut dans la construction des routes et des maisons d’habitation. Tout est fait sans aucun respect des principes requis en la matière. Et certains observateurs pointent du doigt le silence du gouvernement face aux victimes provoquées par ces eaux de pluie. Il s’agit selon eux d’une indifférence coupable.
Aliou Sow
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
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