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Dialogue inter guinéen : va-t-on récuser Ibn Chambas ?
Mamady Kéita Jeudi, 30 Juillet 2015 14:44
L’opposition compte reprendre la rue de façon imminente, face au blocage enregistré dans le processus de dialogue inter guinéen. Blocage qu’elle impute au pouvoir et au « laxisme » des Nations Unies, dont l’émissaire Mohamed Ibn Chambas aurait un comportement ambigu dans la médiation. Cellou Dalein Diallo et ses pairs invitent néanmoins la communauté internationale à s’impliquer davantage pour sauver le processus électoral. Même s’il faut s’attendre à ce que l’opposition franchisse le pas, en récusant M. Chambas, s’il ne révise pas sa position à court terme.
L’opposition ne cache pas sa colère suite à l’échec du dialogue entre les parties prenantes au processus électoral. Pointant du doigt la mauvaise foi du gouvernement. Pour se faire entendre, elle n’aurait plus qu’à recourir aux manifestations de rue. Des manifestations qui se feront de façon ininterrompue. C’est du moins ce qu’a fait savoir son porte-parole samedi dernier au sortir d’une réunion de concertation qui avait regroupé les principaux partis de l’opposition au quartier général de Cellou Dalein Diallo. Selon Aboubacar Sylla, « la mouvance présidentielle et le pouvoir jouent la montre pour les retarder. Pour gagner du temps, et les mettre dans une situation d’urgence où ils ne pourront rien faire en ce qui concerne le processus électoral. Chose que l’opposition n’est pas prête à accepter ».
Les opposants ont émis des réserves sur le comportement de certains représentants de la communauté internationale dans le cadre du dialogue. Vu que ceux-ci auraient signé « l’accord d’étape » proposé par le président du cadre de dialogue, Cheick Sacko, ministre d’Etat en charge de la Justice. Sans que l’opposition n’ait de son côté paraphé ce document. Il s’agit des représentants des Nations Unies, de l’OIF, etc. A ce grief, s’ajoute la déclaration faite récemment par le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambas, au siège de l’institution à New York. Le diplomate aurait dit en effet, devant un parterre de bureaucrates onusiens, que « tout va bien en Guinée, où le dialogue se poursuit ». Une déclaration qui aurait surpris l’opposition.
Il faut rappeler que pour ce qui est de cet « accord d’étape », Cheick Sacko avait lors de sa signature, relevé « l’importance de cette signature en tenant compte de la présence du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, Mohamed Ibn Chambas, et du chef de la délégation de l’OIF, Mohamed Salia Sokona, à ce dialogue inter guinéen ».
Cheick Sacko avait indiqué à cette occasion « qu’il est important de parapher les consensus déjà obtenus, bien qu’il reste encore deux points à purger, faute de consensus ».
Quant à Mohamed Ibn Chambas, il avait pour sa part rassuré les Guinéens sur l’engagement de la communauté internationale à accompagner la Guinée pour des élections apaisées.
Il avait annoncé dans la foulée que « des efforts sont en cours et se poursuivront pour renforcer les capacités de la CENI. »
C’est dès après la signature de cet « accord d’étape » que le diplomate onusien s’était envolé pour les Etats-Unis, où il devait présenter son rapport sur la crise guinéenne le 7 juillet dernier. M. Chambas a sans doute préféré user d’un langage « diplomatique » pour décrire la situation qui prévaut en Guinée. Ce qui n’aura pas été du goût des opposants. Peut-on alors s’attendre à ce que Chambas soit récusé par l’opposition ? La question vaut son pesant, quand on sait que dans les rangs de cette opposition, on a entendu des propos assez acerbes envers la communauté internationale ces derniers temps. Le cas burundais où l’émissaire onusien, Said Djinnit fut récusé par l’opposition pourrait certainement faire des émules en Guinée. Même si, pour l’heure, l’opposition pense que M. Chambas va revoir sa copie…
Mamady Kéita
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
Gandhi, J'apprécie ta contribution mais le réalisme voudrait que face aux préalables (financiers, juridiques, administratifs, ...) qu'il fallait résoudre pour organiser ces élections locales, on ne puisse pas s'entêter à vouloir les organiser à la va vite et avoir des contestations à n'en pas finir. Je" crois au moins que l'opposition a fini par accepter ce principe.
Par ailleurs, sur le nombre des exécutifs locaux à recomposer; l'opposition pouvait bien connaitre le nombre de CR dont les présidents ont été remplacés par les préfets et trouver le nombre total au lieu d'exiger la recomposition de plus de 300 mairies.
Pour ne pas hâter des élections qui auraient pu avoir lieu avant, on peut décaler les présidentielles grâce à une loi organique de l'AN. Rien d'extraordinaire. Quand on veyt, on peut.
EN revanche, oui l'opposition n'est pas à la hauteur et devrait dresser la liste de tous les changements.
J'apprécie ta contribution mais le réalisme voudrait que face aux préalables (financiers, juridiques, administratifs, ...) qu'il fallait résoudre pour organiser ces élections locales, on ne puisse pas s'entêter à vouloir les organiser à la va vite et avoir des contestations à n'en pas finir. Je" crois au moins que l'opposition a fini par accepter ce principe.
Par ailleurs, sur le nombre des exécutifs locaux à recomposer; l'opposition pouvait bien connaitre le nombre de CR dont les présidents ont été remplacés par les préfets et trouver le nombre total au lieu d'exiger la recomposition de plus de 300 mairies.
on s'aperçoit de jour en jour de la mauvaise foi de notre opposition qui vient à un dialogue pour imposer sa solution.
Non, il n'est pas impossible d'organiser les élections locales avant les présidentielles, c'est une question de volonté politique. Pourquoi omets-tu le texte que j'ai écrit et que tu as lu pourtant ? Il faut distinguer la volonté politique qui n'existe pas à la mouvance - et on comprend tous pourquoi -, et la possibilité juridique de le faire.
Dans ce texte j'avais également dit que les 28 délégations spéciales avaient été remplacées par décret présidentiel, donc de façon médiatique, alors que les CRD avaient été remplacés sournoisement (donc sans publicité) par les préfets. L'opposition ne fait que rappeler cela. De toute façon le gouvernement avait justifié son action à l'époque, par le fait que le mandat des représentants locaux était périmé. On ne peut donc résoudre ce problème pour TOUS, que par des élections.
En revanche et je ne comprend pas pourquoi tu ne t'en réjouis pas, l'opposition il est vrai, n'est pas à la hauteur. Il suffit simplement de dire cela et non de l'accuser de mauvaise foi, car c'est à un gouvernement d'organiser les élections dans les délais, pas à l'opposition. Autrement dit, je te retourne le compliment, c'est AC qui est de mauvaise foi, mais c'est un pléonasme que de le dire.
Une opposition dite républicaine ne doit en aucun cas monnayer le report des élections locales par le REMPLCEMENT des ELUS du peuple par des inidividus designés par une poignée de politiciens, c'est ANTIDOMACRATIQUE, de l'ANARCHIE.
C'est bien de rappeler que c'est le gouvernement qui viole la loi en n'ayant pas programmé les élections locales, et en ayant remplacé illégalement la majeure partie des élus locaux. L'opposition fait ce qu'elle peut, même si elle le fait très mal. Boycotter les élections, c'est ouvrir une autoroute à AC. A part une médaille en chocolat, CDD n'a rien gagné à n'avoir pas contesté sa victoire en 2010. Le résultat des élections ne tient compte que des votants, non des inscrits sur le fichier. La politique ce n'est pas un monde de bisounours.
Vous n'avez rien compris, mais c'est aussi parce que l'UFDG n'est pas claire. L'opposition veut des élections locales avant les présidentielles pour remplacer tous les gens nommés illégalement par le RPG par des élus. A défaut si les délégations spéciales et les CRD sont modifiées, cela revient à peu près au même, puisque le RPG ne contrôlera plus 100% des partenaires locaux. Dès lors l'ordre des élections perd son importance. Relisez mon texte qui explique tout ça mais que vous avez lu à l'envers.
M. Gandhi, on a tous bien suivi cette négociation.
Les différents camps ont trouvé un terrain d’entente:
1- « sur l’annulation du calendrier électoral du scrutin local »
2- « l’élection présidentielle reste maintenue à la date indiquée ».
a- canp presidentiel: les locales ne pourront même pas se tenir avant septembre 2016 en raison de contraintes techniques invoquées par la Céni, concernant entre autres la révision du fichier électoral et la distribution des cartes d’électeurs;
b- opposition: nous avons proposé la date du 30 août pour donner un peu de temps à la Céni, pour qu’elle puisse vraiment se préparer. En se fondant sur les estimations d’une mission d’évaluation du processus électoral dépêchée en Guinée par l’ONU en avril, selon Aboubacar Sylla. Ce que l'ONU à travers son représentant, IBN CHAMBAS, ne semble pas approuver.
Une opposition dite républicaine ne doit en aucun cas monnayer le report des élections locales par le REMPLCEMENT des ELUS du peuple par des inidividus designés par une poignée de politiciens, c'est ANTIDOMACRATIQUE, de l'ANARCHIE. D'ailleurs quel maire va accepter de céder son poste à une personne nommée par une poignée des politiciens?. Avec une telle idée digne des vraies dictatures, l'opposition veut ouvrir la boîte de Pandore.
Mieux vaut pour l'opposition de ne pas participer aux élections, si elle est sûr que l'ordre des élections établi par la CENI a été une violation flagrante des lois du pays. Enfin il faut qu'elle apprenne maintenant a être un peu cohérente, surtout qu'elle se fait l'éloge d’être républicaine, avec tant d'années d’expérience dans l'administration.
Faut il rappeler que l'opposition dite republicaine, à vrai dire anarchiste, avait pour reclamation principale l'ordre des elections. Maintenant qu'elle a accpeté l'ordre donné par la CENI, certainement parceque en accord avec loi, contrairment à que l'opposition nous faisait croire, l'accord est alors conclu. Dire qu'il faut remplacer des elus par des individus designés par une poignée d'opposants anarchistes, est tout simplement une forme de coup d'etat.
Vous n'avez rien compris, mais c'est aussi parce que l'UFDG n'est pas claire. L'opposition veut des élections locales avant les présidentielles pour remplacer tous les gens nommés illégalement par le RPG par des élus. A défaut si les délégations spéciales et les CRD sont modifiées, cela revient à peu près au même, puisque le RPG ne contrôlera plus 100% des partenaires locaux. Dès lors l'ordre des élections perd son importance. Relisez mon texte qui explique tout ça mais que vous avez lu à l'envers.
Ibn Samba est a recuser, comme la population de
la prefecture de Mali a fait avec son prefet Samba Heri.
Hahahahaaaa ! Vous voulez nous dire que Samba Heri est aval a Samba Ibn.
Dire qu'il faut remplacer des elus par des individus designés par une poignée d'opposants anarchistes, est tout simplement une forme de coup d'etat. Il ne faut pas voir partout des complots de la communauté internationale. C'est irresponsable que des opposants bloquent les activités économiques, avec des pertes en vies, pour des simples conneries.
la prefecture de Mali a fait avec son prefet Samba Heri.
Tout émissaire qui sera désigné pour rapprocher les positions des uns et des autres dans ce bourbier guinéen aura du pain sur la place. Soit il se désiste ou il coule avec la situation. Cet Ibn Chambas est comme L Kouyate. Des diplomates qui ont fait parler leurs expériences et leurs talents ailleurs. Mais en Guinée, il a en face, une situation très tendue et très délicate qui ressemble un peu a une patate chaude (aucune main ne veut l'avoir longtemps). Quelque soit sa maitrise des relations internationales, a la moindre déclaration, il se fera rappeler a l'ordre par l'une des parties. La seule façon de s'en sortir c'est de rester spectateur en s'abstenant de toute déclaration officielle. Accompagner le processus selon qu'elle se présente en lui et rendre fidèlement compte a son mandat.
Mon frère, la enfin on se comprends. Celui qui pense que Chambas est l'une des causes de ses problemes est effectivement un nain politique.
Je ne pratique pas le cynisme politique mais je le connais très bien...
NB: l'ambassadeur français au Niger vient d’être relevé de ses fonctions et rappelé a Paris parce qu'il a soutenu trop ouvertement l'opposition et que le gouvernement a exigé son remplacement. Il a failli a ses termes de référence.
Qui le remplace ? celui de Conakry...CQFD








