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Instruction de l’affaire du 28 septembre : Cheick Sacko se défend

Alpha Amadou Diallo  Mardi, 21 Juillet 2015 18:26

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SACKO_Cheick_01Face à la virulente réaction suscitée par la nouvelle de l’audition en vue de Sékouba Konaté par le pool de magistrats chargé de l’enquête relative au massacre du 28 septembre 2009, chez certains de ses proches dont l’ancien ministre Tibou Camara, le ministre de la Justice et garde des sceaux Cheick Sacko fournit des explications sur les motivations de la justice dans sa démarche.

Le ministre apporte un éclairage sur la commission rogatoire qui a conduit à la mise en examen de Moussa Dadis Camara, il y a une dizaine de jours, dans la capitale du Burkina Faso. Pour le ministre, « il s’agit d’une deuxième commission rogatoire qui avait été faite depuis 2014, mais les autorités burkinabè ne voulaient pas coopérer pour des raisons politiques internes que vous savez. Il a fallu beaucoup d’insistance auprès de ma collègue du Burkina pour qu’elle accepte de donner l’autorisation pour que nos juges se déplacent pour faire le travail. Donc, cela n’a rien à voir avec le schéma politique annoncé par les uns et les autres », a-t-il souligné.

Cheick Sacko a mis l’occasion à profit pour dire que toutes les personnes impliquées dans le dossier du 28 septembre seront entendues par les juges d’instruction. « Même le président de la République sera entendu, si c’est nécessaire », a-t-il insisté.

Quant à la confusion créée dans certains esprits par l’annonce de l’audition prochaine de Sékouba Konaté, ministre de la Défense au moment des faits, le ministre précise : « Moi, j’ai dit que le général Konaté sera entendu comme témoin, point à la ligne. Ce n’est pas parce qu’on est témoin, qu’on est coupable. Cela est d’autant plus vrai que le général a été deux fois à La Haye pour dire à Madame Bensouda qu’il détient une liste. S’il a dit de son plein gré qu’il a une liste de personnes impliquées dans ce dossier, c’est parce qu’il accepte sa qualité de témoin.

Et quand j’avais vu cette interview du général Konaté à cette époque, j’avais réagi dans la presse pour demander au général d’envoyer cette liste aux juges guinéens, car la CPI n’est pas compétente pour examiner cette liste », a indiqué Sacko.

Le général Konaté doit être entendu comme l’a précisé le ministre à titre de simple témoin. Quitte à ceux-ci de décider oui ou non de sa mise en examen. Rien ne sert de s’agiter, si l’on tient réellement à ce que justice soit faite dans cette affaire.


Alpha Amadou Diallo 
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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