Amadou Diallo Mardi, 07 Juillet 2015 15:53
Le 3 juillet dernier un accord d’étape a été signé au Palais du peuple où se tenait le dialogue, en l’absence de l’opposition, qui n’a pas voulu cautionner ce qu’elle considère comme une manœuvre destinée à lui faire avaler des couleuvres, dans la perspective des élections à venir.
Le président du cadre de dialogue, Cheick Sacko, ministre d’Etat en charge de la Justice, a dans son exposé liminaire relevé « l’importance de la signature de cet accord d’étape, en tenant compte de la présence du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, Mohamed Ibn Chambas, et du chef de la délégation de l’OIF, Mohamed Salia Sokona, à ce dialogue inter guinéen.» Cheick Sacko a indiqué pour l’occasion « qu’il est important de parapher les consensus déjà obtenus, bien qu’il reste encore deux points à purger, faute de consensus. » Annonçant que dès le lundi 06 juillet, les points d’accord seront soumis au gouvernement pour un début d’application, selon un communiqué du gouvernement publié au sortir de ce dialogue.
Pour sa part, Mohamed Ibn Chambas a tenu à rassurer les Guinéens que « la communauté internationale reste engagée à accompagner la Guinée pour des élections apaisées ». Dans ce sens, « des efforts sont en cours et se poursuivront pour renforcer les capacités de la CENI », a-t-souligné.
Concernant cet « accord d’étape », le communiqué du gouvernement note que l’émissaire des Nations Unies a rappelé qu’il est « le fruit des consultations des deux parties, de la société civile et d’autres partenaires de la Guinée ».
Ainsi, l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies a promis que dans son compte rendu de mardi 07 juillet, au Conseil de sécurité des Nations Unies, il appellera « la communauté internationale à continuer à accompagner la Guinée dans son processus électoral ».
Quant au président de l’UFR, Sidya Touré, il a déclaré que « la crise en cours est un problème que la classe politique guinéenne, elle-même, s’est créé, appelant la communauté internationale a demeurer à leur côté ».
L’opposant a reconnu que « les problèmes fondamentaux sont liés à la CENI, et notamment aux élections à la base. Comme il n’y a pas eu consensus autour de ce point, le leader de l’UFR a déclaré ne pas apposer sa signature sur le document. »
Le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo emboitera le pas à Sidya en rappelant que « l’opposition a renoncé à son exigence d’organisation des communales avant la présidentielle sous réserve de la recomposition de toutes les communes urbaines et rurales de Guinée, et non des 28 délégations spéciales seulement ». Pour Cellou Dalein Diallo, « les points de désaccord sont plus nombreux que les points d’accord ».
Saramady Touré, chef de la délégation de la mouvance présidentielle, lui, va déclarer que « le consensus trouvé jusque-là pourrait améliorer le processus électoral en cours. Comme la majorité, il a exhorté l’opposition à signer ce document sous réserve que le débat se poursuive sur les points non purgés dans les meilleurs délais.
Pour finir le ministre Sacko a insisté sur « la poursuite du dialogue les jours à venir, et le début d’application de consensus trouvé ».
Amadou Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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