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Crise politique : la solution viendra-t-elle de la communauté internationale ?
Mamady Kéita Jeudi, 02 Juillet 2015 20:49
Pour tenter de ramener l’opposition autour de la table de dialogue qu’elle a quittée vendredi dernier faute de « consensus » sur la tenue des élections communales et communautaires, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambas, est de nouveau revenu à Conakry, où il mènerait des consultations avec les chancelleries basées dans la capitale guinéenne, pour concilier les positions des acteurs politiques.
Aboubacar Sylla, porte-parole de l’opposition, a révélé lundi dernier dans une intervention sur les antennes d’une radio locale que la communauté internationale a entamé des démarches en vue de sauver le dialogue inter guinéen. Il a toutefois précisé que le retour de l’opposition autour de la table de dialogue ce lundi ne serait pas possible. Que l’opposition attend des « signaux forts » pour rejoindre la table des négociations. Il faut rappeler que le ministre de la Justice et garde des sceaux, président du cadre du dialogue inter guinéen, avait dû suspendre les travaux vendredi dernier, après le départ des opposants. Il avait par la même occasion annoncé la reprise des travaux pour le lundi 29 juin. Espérant que d’ici là l’opposition reviendrait à de meilleurs sentiments. Mais tel ne fut pas le cas.
Il faut rappeler que ce dialogue, qui a débuté le 18 juin dernier au palais du peuple de Conakry, auquel la communauté internationale et la société civile guinéenne participent en tant qu’observateurs, 4 points ont été abordés.
Il s’agit de la question liée aux « délégations spéciales, le point portant sur le calendrier électoral des communales et communautaires, le cas du fichier électoral et la question relative à la réforme de la Ceni ».
Des points qui n’ont pour le moment pas trouvé de consensus entre la mouvance présidentielle et l’opposition.
Les opposants avaient d’ailleurs proposé pour la tenue des communales, la date du 30 août 2015. Ce que la mouvance a rejeté d’emblée.
Il faut noter que le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA), Mohamed Ibn Chambas, a appelé à la poursuite du dialogue en vue de trouver « des solutions consensuelles nécessaires » à la tenue des élections inclusives, crédibles et apaisées.
M. Ibn Chambas a par la même occasion rappelé l’attachement de la communauté internationale au dialogue constructif dans le règlement de tout différend politique.
Cet appel de M. Chambas semble avoir eu des échos au sein de l’opposition qui, au moment où nous allions sous presse, avait fait cas de sa disposition à revenir autour de la table de dialogue. Il faut toutefois se demander si le salut pour une sortie de crise passera par les bons offices de la communauté internationale. Comme cela a été souvent le cas durant les crises précédentes enregistrées en 2010 et en 2013. A cette allure, cela n’est pas à exclure vu la crise de confiance qui sévit entre la mouvance et l’opposition. Car seule la communauté internationale bénéficierait encore de préjugés favorables aux yeux de la plupart de ces acteurs, notamment ceux de l’opposition, qui croient en sa médiation.
Mamady Kéita
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
Ce n'est pas son rôle et elle n'interviendra jamais pour soutenir officiellement une opposition face a un pouvoir.
C'est comme chasser Waymark et ne rien faire pour laisser Gemalto s'installer sans avoir participer a son choix et évaluer publiquement son impartialite car techniquement c’était tout a fait possible. Meme Barack Obama ne pourra rien pour elle.
Les ivoiriens ont dit depuis près de 10 ans: 2e gawa est gnatao...
Si la paix sociale est à ce prix, pourquoi pas? Quel sens a une soi-disant "souveraineté" dans une guerre civile suite à un scrutin contesté? Certains leaders disent et prônent même un coup d'Etat comme solution de rupture possible avec le passé de la Guinée pérennisé par Alpha . Donc l'organisation des scrutins par l'ONU est un moindre mal comparé au statu quo et aux troubles sociaux certains avec les victimes innocentes inéluctables.
Cela dit, merci malgré tout à Dadis. Depuis son annonce de retour en Guinée et en politique, les victimes du 28 septembre 2009 vont peut-être avoir justice et nous saurons qui sont les vrais coupables avec le responsable certain Dadis. Ben Souda a émerger de son sommeil complaisant pour venir en Guinée, une équipe de l'ONU était aussi à Conakry. Les choses bougent grâce à Dadis. Et aussi nous saurons qui sont sur la liste de Sékouba Konaté.
la Guinée va être animée après le Ramadan.








