Selection de vidéos
Partenaires
Jean-Marc Telliano du RDIG : « Mes détracteurs n’ont pas d’importance… »
Alsény Fadiga Vendredi, 19 Juin 2015 21:39
Le samedi, 13 juin dernier, Jean Marc Telliano, président du Rassemblement pour le développement intégré (RDIG) a procédé à l’installation de deux cadres de son parti au stade de Sanoyah au Km36. Il s’agit du secrétaire fédéral et de la présidente des femmes du parti au niveau de la localité Sanoyah (Coyah). Un geste qui vise selon lui à faire taire les rumeurs selon lesquelles le RDIG n’existerait plus que de nom.
Le nouveau secrétaire fédéral du km 36, le commandant á la retraite Jean Yomba Bouré Kamano, en recevant le président du parti, a déclaré que le RDIG ouvre la porte á tous les fils et filles du pays et que l’objectif du parti est de rassembler tout le monde. Avant d’ajouter : « nous appelons tout le monde pour bâtir une Guinée dynamique. Nous sollicitons l’Union qui fait la force. » La nouvelle présidente des femmes du RDIG au km 36, Mme Bernadette Ouendouno a manifesté sa détermination á œuvrer pour mener á bien sa mission avant d’appeler les femmes á s’unir pour la victoire du parti. En prenant la parole, Jean-Marc Telliano a déclaré: « je dirai que 40 pour cent de l’électorat du RDIG est issu de la communauté forestière. Ça n’engage que moi. Mon parti est un parti national. Le RDIG a choisi le camp de l’opposition. Car c’est la constitution qui nous le permet. En 2010, nous étions dans le gouvernement et nous nous sommes tracés un chemin á suivre. A un certain moment, nous avons constaté une divergence d’idées. Après avoir quitté le gouvernement, nous avons convoqué un congrès à Conakry où les militants après un vote á l’unanimité, nous ont donné la ligne pour aller vers l’opposition. »
En répondant ses détracteurs, il a affirmé ceci : « Il y a toujours les détracteurs. Ainsi va la vie. Vous avez appris qu’il y a eu des défections au sein du RDIG. Je le confirme. Mais ces personnes n’ont pas d’importance. Dans tous les partis au monde cela se passe ainsi. C’est comme actuellement au sein du PDS au Sénégal. Je n’accorde pas assez de crédit par rapport á ça. Ce sont des personnes qui ont échangé leur dignité contre de l’argent et de petits postes. Ceux qui sont partis pour des miettes, le moment viendra ils seront á nous. Nous avons commencé á faire la restructuration des fédérations á Conakry. Je n’ai jamais redoublé ma classe. Je ne peux pas quitter quelque part et revenir en arrière», dit-il. A son avis : « le camp d’en face dit une chose et son contraire. On a parlé d’une prétendue alliance. Ils sont montés sur tous les toits pour dire que le RDIG n’existe que par le nom et que nous n’avons ni siège ni logistique. Je suis fier de vous dire que nous avons un siège et la logistique qu’il faut pour faire fonctionner notre parti et mener nos activités. Nous ne sommes pas en location dans notre siège. Répondre au coup de pied de l’âne, c’est se mettre á sa place. » Et de conclure sur la gouvernance actuelle du pays par Alpha Condé par ces mots : « Ce système est 40 ans en arrière. Nous avons besoin d’alternance en 2015. Et l’alternance, c’est l’Union de l’opposition. Nous avons eu un entretien au domicile privé du Président de l’UFR et je crois que nous allons tomber d’accord sur la ligne de conduite que nous allons suivre lors des prochaines échéances á venir. Ce pouvoir est en train d’utiliser les biens du peuple, ce qui est contraire á la loi. Aujourd’hui, on utilise l’argent du contribuable. On n’a pas besoin de billet de 20 mille. Nous sommes en récession. Ils ont fait ces billets pour l’achat de conscience», a-t-il conclu.
Alsény Fadiga
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
![]()
Commentaires
Absolument d'accord. Dans un pays ou tout le monde voit l'Etat comme un moyen pour se servir et non servir le peuple, il serait difficile de parler de justice et de misere economique du peuple dans cette situation. Et l'Etat est juste vu comme une vache laitiere par ces individus et ils ne sont ni plus ni moins que des opportunistes qui sont entrain de se faire entendre en cette periode electorale et au moment opportun pour venir sucer le lait.
Mr Sacko,
je vous dis bravo, vous avez écrit là en peu de mots, la situation exacte de tous les leaders politiques guinéens ( mouvance et opposition ) . La Guinée est pour eux, une vache à lait .
quote name="M. Sacko"]
Je crois que l'expression d'un citoyen au sujet de la politique de son pays ne pousse pas forcement a créer un parti pour donner l'exemple. C'est le droit absolu de tout citoyen guinéen d'emmètre son opinion et la dictature n'a été possible dans un pays que grâce au comportement des uns et des autres. Ne dit-on pas que tel gouvernement tel peuple.
Tout à fait d'accord. Je dirai même: tels politiciens et tels intellos, tel pays. Le peuple de Guinée n’est qu’une victime passive. Aucun peuple ne choisit de vivre comme les guinéens ont vécu depuis 60 ans. Le peuple est victimes des partis politiques qui sont des danseurs de MARBAYASSA pour des places ou pour se faire un nom. Ces officines de fonctionnaires frileux (Cellou, Sidya et consorts) ou d’aventuriers (Condé et consort) utilisent le peuple pour leurs fins. Ils fabriquent l’ethnocentrisme pour cacher leurs échecs. On ne les entend jamais parler de la justice et de de misère économique. Ils ne s'agitent et ne parlent que d'élections. La société civile doit renaitre si on veut s'en sortir. Il faut rester sur nos gardes. On voit des agitateurs qui veulent nous distraire encore à l’approche des élections avec des partis politiques bidon ou rebaptisés. Ce ne sont que des opportunistes. Ils doivent être la cible de nos critiques. Ils créent des querelles et empêchent l’émergence citoyenne. Sans cette émergence, il n’y a pas de démocratie. Point.
K. Ba
Absolument d'accord. Dans un pays ou tout le monde voit l'Etat comme un moyen pour se servir et non servir le peuple, il serait difficile de parler de justice et de misere economique du peuple dans cette situation. Et l'Etat est juste vu comme une vache laitiere par ces individus et ils ne sont ni plus ni moins que des opportunistes qui sont entrain de se faire entendre en cette periode electorale et au moment opportun pour venir sucer le lait.
Je crois que l'expression d'un citoyen au sujet de la politique de son pays ne pousse pas forcement a créer un parti pour donner l'exemple. C'est le droit absolu de tout citoyen guinéen d'emmètre son opinion et la dictature n'a été possible dans un pays que grâce au comportement des uns et des autres. Ne dit-on pas que tel gouvernement tel peuple.
Tout à fait d'accord. Je dirai même: tels politiciens et tels intellos, tel pays. Le peuple de Guinée n’est qu’une victime passive. Aucun peuple ne choisit de vivre comme les guinéens ont vécu depuis 60 ans. Le peuple est victimes des partis politiques qui sont des danseurs de MARBAYASSA pour des places ou pour se faire un nom. Ces officines de fonctionnaires frileux (Cellou, Sidya et consorts) ou d’aventuriers (Condé et consort) utilisent le peuple pour leurs fins. Ils fabriquent l’ethnocentrisme pour cacher leurs échecs. On ne les entend jamais parler de la justice et de de misère économique. Ils ne s'agitent et ne parlent que d'élections. La société civile doit renaitre si on veut s'en sortir. Il faut rester sur nos gardes. On voit des agitateurs qui veulent nous distraire encore à l’approche des élections avec des partis politiques bidon ou rebaptisés. Ce ne sont que des opportunistes. Ils doivent être la cible de nos critiques. Ils créent des querelles et empêchent l’émergence citoyenne. Sans cette émergence, il n’y a pas de démocratie. Point.
K. Ba
Je crois que l'expression d'un citoyen au sujet de la politique de son pays ne pousse pas forcement a creer un parti pour donner l'exemple. C'est le droit absolu de tout citoyen guineen d'emettre son opinion et la dictature n'a ete possible dans un pays que grace au comportement des uns et des autres. Ne dit on pas que tel gouvernement tel peuple.
Absolument, mais lorsqu'il s'agira de voter ce sont ceux-là mêmes qu'on vomit, qui se présenteront et pour qui on devra voter, et les vociférations, même pertinentes des uns et des autres, n'y changeront strictement rien.
La création de partis pour donner l'exemple ne me semble pas être la solution.
Là encore vous ne comprenez pas ce que je veux dire. Quant bien même la société civile serait intègre, quand bien même la liberté de la presse serait respectée, il faut bien vous mettre en tête qu'à l'occasion d'élections présidentielles (les seules qui comptent véritablement), on ne peut élire que des candidats issus de partis.
Tant que vous ne comprenez pas cela, vous referez le monde inlassablement, mais ce sera toujours la même clique qui dirigera le pays.
La démocratie et l'état de droit c'est autre chose. Un Collectif a été créé pour cela. Mais lorsqu'il s'agira d'élire des dirigeants, on ne pourra le faire que de candidats issu de partis. Pourquoi croyez-vous que je soutiens l'opposition, alors que je ne partage pas leur façon de voir ?
Comme je n'ai pas l'intention de faire de la politique politicienne, je n'ai pas créé de parti, amis je soutiens tous ceux qui en auront l'initiative et qui feront autre chose que ceux qui existent actuellement. Il ne s'agit pas de reproduire ce qui existe, mais de se démarquer. Tout le reste ne correspond pas à la réalité des faits tels qu'ils existent pour le moment.
Malheureusement la vie politique actuelle ne tourne qu'autour des partis, donc pour changer cela il faut obligatoirement créer un parti et montrer l'exemple, sinon nous leur laissons le champ libre.
Je crois que l'expression d'un citoyen au sujet de la politique de son pays ne pousse pas forcement a creer un parti pour donner l'exemple. C'est le droit absolu de tout citoyen guineen d'emettre son opinion et la dictature n'a ete possible dans un pays que grace au comportement des uns et des autres. Ne dit on pas que tel gouvernement tel peuple.
Malheureusement la vie politique actuelle ne tourne qu'autour des partis, donc pour changer cela il faut obligatoirement créer un parti et montrer l'exemple, sinon nous leur laissons le champ libre.
La création de partis pour donner l'exemple ne me semble pas être la solution. Ce n’est pas parce que la vie politique, (je dirai l’agitation politique) tourne autour des partis qu’il faut les rejoindre dans l’enclos. Par contre, Sacko indique qu’il faut une société civile et la liberté de la presse. J'ajouterai la justice. Ce sont les voies qu'il faut explorer. Si le multipartisme et les élections pouvaient mener à un début de démocratie, on l'aurait su par maintenant.
K. Ba
l'un des principaux obstacles de la perennite de la democratie en guinee est la nature meme des politiciens du pays.
Malheureusement la vie politique actuelle ne tourne qu'autour des partis, donc pour changer cela il faut obligatoirement créer un parti et montrer l'exemple, sinon nous leur laissons le champ libre.
2) Quand vous passer l'essentiel de votre temps a detourner les maigres fonds alloues pour l'amenagement des zones agricoles de Gueckedou et Kissidougou, franchement, je ne sais pas qui pourra vous envier. On vous connait, alors ressaisisser vous.








