Selection de vidéos
Partenaires
Présidentielle 2015 : l’Union européenne pourrait déployer des observateurs en Guinée
Aliou Sow Samedi, 13 Juin 2015 23:11
L’Union européenne s’apprête à déployer une mission d’observateurs en Guinée pour la présidentielle du 11 octobre 2015. Mais en attendant, un travail de terrain s’impose pour voir comment se déroulent les préparatifs de ce scrutin. Ce qui justifie le séjour qu’effectue en ce moment une mission de l’institution dans notre pays.
Cette mission exploratoire de l’Union européenne a déjà rencontré la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dont elle a visité le siège au quartier Cameroun. Sous la conduite de Gerardus Gielen, chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée. A cette occasion, le président de la CENI Bakary Fofana a présenté le niveau des préparatifs de l’élection présidentielle du 11 octobre prochain, comme l’a rapporté l’institution sur son site web. Il a expliqué « les difficultés » auxquelles son institution est confrontée avant d’exprimer le besoin de partenariat entre la CENI et l’Union européenne.
A sa sortie d’audience, le chef de la délégation de l’Union européenne a, lui, déclaré : « J’ai accompagné une mission de l’Union européenne chez le président de la CENI. C’est une mission exploratoire pour voir les conditions et dépêcher éventuellement une mission d’observation électorale pour les prochaines élections».
Sur le constat de la mission sur le fonctionnement de la CENI, il s’est gardé de trop deviser, en disant : « C’est trop tôt. Nous sommes à la première journée de la mission. Nous allons rencontrer beaucoup d’autres partenaires ici sur place. Cette mission d’exploration va rester au total deux semaines sur place. Nous avons eu une très bonne discussion avec le président de la CENI et ses collaborateurs sur où ils en sont dans le processus de préparation des élections, les différentes contraintes qu’ils ont, les partenariats possibles que nous pouvons avoir maintenant jusqu’au scrutin ».
Le dimanche dernier, la mission s’est rendue à la Commission électorale communale indépendante (CECI) de Matoto, pour constater de visu le travail qui se faisait sur le terrain dans le cadre de l’enrôlement des électeurs.
A cette occasion, la conseillère politique de la délégation de l’UE en Guinée, Sophie Picavet, a indiqué que la présence de cette délégation avait pour but d‘évaluer les conditions de faisabilité pour le prochain scrutin électoral. De voir s’il était possible de déployer une MOE dans le pays, lors du vote du 11 octobre 2015.
La présence de cette mission en Guinée confirme la volonté des autorités guinéennes de tenir la date du 11 octobre 2015, alors que l’opposition continue de réclamer la tenue des élections locales.
Aliou Sow
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
![]()
Commentaires
Mon frère, je suis dépité par l’oisiveté de ce pays. Je sais que dans plusieurs processus ou situations d’urgence du monde, l’aide de la ‘’communauté internationale’’ est nécessaire. Notamment dans les domaines nécessitant plus d’expertises, plus de technicité et plus de la technologie dont nous ne disposons pas encore. Les périodes de grandes catastrophes également nécessitent la solidarité internationale. Mais en Guinée, on veut que tout nous vienne de l’extérieur. Tout doit être fait ou superviser par des étrangers. L’opposition, les ONG (ou société civile), nos institutions, les citoyens ordinaires, personne, ne se décarcasse un peu pour résoudre le moindre problème du pays. Suivez même le premier responsable, dans ses discours de promesse. Il ne compte que sur l’aide extérieure. Comme si le pays ne dispose d’aucune ressource humaine capable, d’aucune ressource naturelle exploitable. S’il faut toujours et tout le temps compter sur les étrangers, pourquoi alors avoir des ressources et des institutions territoriales ? Quand serons-nous complètement affranchis ? Cour suprême, cour constitutionnelle, tribunaux pénaux, aucun service n’ose jouer pleinement son rôle. Alors pourquoi en disposer ? Pourtant ils connaissent par cœur leur rôle mais refusent catégoriquement de le jouer. Tous les jours des violations de tous ordres se commettent sous leurs barbes, mais ils ne font rien. Prenons l’exemple sur notre voisin direct, le Sénégal. A chaque fois que ce pays est en phase de consultations nationales, c’est très peu qu’on entend parler d’institutions étrangères comme : la CEDEAO, UA, UE, OIF, et tous ces ‘’gnimignamas’’. Pourtant Diouf qui dirigeait l’OIF était de ce pays. Commençons à être un peu responsables nous aussi. Mon frère, peut-être Dieu nous donnera un jour l’occasion de nous rencontrer pour que je puisse vous expliquer, avec preuves à l’appui pourquoi je n’ai plus confiance à certains agents de ces représentations. Je suis sure, comme vous avez travaillé aussi dans le système, vous en savez comme moi ou même plus. C’est du 50-50. Parfois même du 60-50. C’est aussi comme lorsque vous dite a quelqu’un, je veux t’offrir une natte tu vas me donner ta maison (a toi de trouver ou la mettre). Les lingots d’or, les carats de diamants, les mallettes de billets (verts et rouges) qui sortent de ce pays par mois pouvaient nous aider à se passer des aides conditionnées. En Afrique vous n’êtes pas sans savoir que ces aides enrichissent de plus en plus les riches et appauvrissent davantage les démunis.
Tu dis la même chose que moi : le problème est a notre niveau et eux en profitent, comme nous le ferions aussi sans aucun doute.
Cessons donc de les accuser de nos faiblesses et erreurs chaque fois qu'on parle de nos échecs - les causes et les solutions ne sont pas et ne seront jamais a leur niveau, sauf pour les mendiants qui nous dirigent...
Ces institutions, associations, organisations, Ambassades et quoi encore, sont pour moi comme des oiseaux qui rodent autour des cultures. Elles ne se présentent que lorsque le champ est en maturité. La Guinée est en phase d'élection, le régime en place dans une position de faiblesse, il faut venir encore récolter des primes et des cadeaux comme en 2010. Après l'élection, tout résultat et condition de son obtention, seront acceptés. Peut-etre qu'on assistera a un effleurement informel de la situation parlant de quelques irrégularités. Mais jamais rejet total de la fraude (2010 est édifiant avec OIF, CEDEAO, UE,...).
Eh mon frère, encore une fois laisse ces bailleurs en paix car ils ne sont pas responsables de nos malheurs :
- Ils nous nourrissent et jettent des miettes a nos chefs courtisans et tu voudrais qu'ils n'osent rien dire ?
- Font-ils la même chose a nos frontières en CI et au Sénégal ?
Cherchons nos vrais ennemis, pas de simples boucs émissaires faciles...
Un scrutin sincère est le moyen le plus sur et le plus efficace pour dépolluer ethniquement le climat politique national dans un environnement constitutionnel pérenne. Car un président ne peut avoir plus d’autorité et de pouvoir que ne lui consent la constitution








