Richard Tamone Samedi, 06 Juin 2015 18:18
Depuis l’apparition de la fièvre hémorragique à virus Ebola en Guinée, il y a de cela plus d’une année, c’est à la fin du mois de mai dernier que le virus a été notifié dans la préfecture de Boké, plus précisément dans la cité minière de Kamsar. L’un des poumons de l’économie guinéenne.
Lundi dernier, ce sont des élèves du lycée et collège de Filima qui ont été à l’origine de la paralysie de la ville bauxitique. Selon nos informations, c’est aux environs de 10h que les élèves de ces établissements scolaires ont commencé à lancer des pierres sur les toits des autres bâtiments environnant et ce, malgré la présence des forces de l’ordre qui campaient aux alentours du marché du Filima.
« C’est aux environs de 10h, que les élèves du lycée et collège de Filima ont commencé à lancer des pierres sur les toits de notre établissement », nous a confié une monitrice du groupe scolaire sainte Odile de Kamsar, par téléphone. Elle a par la suite ajouté que cela a entrainé la venue des parents d’élèves vers l’établissement afin de mettre à l’abri leurs progénitures.
Déjà certains édifices publics avaient payé les frais de la manifestation. Il s’agit notamment du commissariat de la localité, du bureau de la commune rurale de développement (CRD), ainsi que la maison du chef quartier de Filima II et celles d’autres particuliers.
Pour beaucoup, cette paralysie de la ville de Kamsar est une chose très facile. Puisque dit-on, pour accéder à la ville, il n’y a qu’une seule entrée et une seule sortie. Et l’une des armes fatales qu’utiliseraient très souvent les manifestants, c’est de prendre des pierres et de la granite se trouvant le long de la voie ferrée pour les jeter sur les usagers de la voie routière située à quelques encablures des lieux menant vers la cité et le port minier de Kamsar. Ces derniers, a-t-on appris n’hésitent pas aussi à mettre les troncs d’arbres ou des grosses pierres sur la voie ferrée, une manière pour eux d’empêcher les trains minéraliers de faire des transactions entre la zone minière de Sangarédi et le port minier de Kamsar.
Richard Tamone
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
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