Selection de vidéos
Partenaires
Sortie de crise : un brin d’espoir se dessine
Aliou Sow Jeudi, 04 Juin 2015 23:50
L’envoyé spécial du secrétaire général des Nations-Unies en Afrique de l’Ouest Mohamed Ibn Chambas garde l’espoir sur un dénouement heureux de la crise sociopolitique qui mine notre pays. Il l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse tenue mardi dernier, sanctionnant ainsi ses consultations avec les différents acteurs impliqués dans le processus électoral, qui selon lui ont tous montré leur prédisposition pour une reprise du dialogue inter guinéen.
Lors de sa conférence de presse, le diplomate onusien a déclaré devant la presse avoir « exhorté la classe politique à aplanir ses divergences pour parvenir à des solutions consensuelles, en vue de maintenir un climat politique et social apaisé à même de préserver la stabilité du pays et des institutions ». Mohamed Ibn Chambas a tenu à rappeler « qu’environ 5 mois seulement nous séparent de l’expiration du mandat présidentiel en cours. Ce qui selon lui conduit à la nécessité d’organiser l’élection présidentielle si l’on veut être conformes avec les dispositions constitutionnelles. »
Pour cela, il faudrait d’après le diplomate démarrer le dialogue, dans l’urgence. Il dit compter pour cela sur « l’engagement des acteurs politiques qui font prévaloir leur disposition à faire des compromis pour que des élections présidentielles, communales et locales crédibles soient tenues dans un climat apaisé. »
Mohamed Ibn Chambas a insisté sur le fait que « c’est autour de la table que les deux camps peuvent résoudre leurs différends. C’est bien qu’ils soient tous engagés pour s’asseoir et discuter. C’est important d’aller dans les détails et trouver des compromis », a-t-il recommandé.
L’envoyé spécial de Ban Ki-moon n’a pas manqué de rappeler que la CENI et les services de l’Etat impliqués dans l’organisation des élections doivent « améliorer la communication électorale et la lisibilité de toutes les opérations électorales, avec l’appui de l’assistance technique internationale ».
Dans un communiqué publié le 1er juin dernier, le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA), rappelait que dans le contexte de la lutte contre la maladie d’Ebola, l’échéance électorale présidentielle que connaîtra la Guinée sera cruciale pour la consolidation de l’unité nationale, la stabilité et la prospérité du pays.
« Les Nations Unies ainsi que les partenaires régionaux et internationaux sont déterminés à aider les Guinéens et l’administration électorale à organiser des élections crédibles, transparentes afin de permettre à la Guinée d’affronter les défis du développement post Ebola, d’une manière sereine et efficace », selon M. Ibn Chambas.
A rappeler que le contexte qui prévaut autour de l’organisation du scrutin présidentiel du 11 octobre 2015 est très tendu. L’opposition ayant réclamé l’annulation de ce chronogramme électoral, au profit de celui des élections locales, renvoyé lui à la fin du premier trimestre de 2016.
Un brin d’espoir se dessine toutefois, avec l’implication de la communauté internationale, à travers les Nations Unies et l’OIF, qui promettent d’accompagner la Guinée, jusqu’à la fin des échéances électorales, afin de prévenir tout enlisement de la situation.
Aliou Sow
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
![]()
Commentaires
Mon frère, ceux qui parlent le plus fort sont souvent ceux qui font le moins. Il y a deux choses qui prouvent que la CEDEAO est a la manette actuellement:
- la non participation calculée du PPAC au dernier sommet d'Accra. Il n'a pas osé aller les affronter en groupe.
- la rencontre quelques jours après avec ADO qui lui a tiré les oreilles diplomatiquement devant la presse et surement après plus fermement entre 4 yeux.
Pour la CEDEAO le PPAC est encore plus un danger pour eux que pour la Guinée..
Je suis 100% daccord avec cette analyse. LA CEDEAO nest pas Ami avec Alpha car le danger que represente LA Guinee est proche.
Dans cette déclaration de M. Ibn Chambase, je relève déjà une de ses préoccupations principales. ''L'EXPIRATION DU MANDAT'' de Monsieur CONDE.
Oui, préoccupation pour les uns et OBJECTIFS DE NUISANCE pour d'autres...
Ce ne peut être la même lecture de la situation...
Dans tout ça, quelle est la position de la CEDEAO sur cette crise guinéenne ?
On entend parler de l'OIF, de l'ONU, parfois des Ambassadeurs occidentaux, notamment ceux des grandes puissances. Mais jamais de la CEDEAO qui me semble moins préoccupée. Pourtant nous connaissons tous l'adage qui dit que ''lorsque la case de ton voisin est menacée par le feu, il faut l'aider a la sauver. Sans quoi la tienne risque aussi d'être brûlée''. Aucune réunion d'urgence, aucune initiative sous-regionale visible pour aider la Guinée, aucun communiqué exprimant une préoccupation ou de suivi de l'évolution de la situation ou au moins invitant a l'entente et au dialogue. Rien, rien. Pourtant les membres de la CEDEAO étant tous voisins ou plus proches de la Guinée, connaissent la situation mieux que n'importe quelle autre institution. Dans cette déclaration de M. Ibn Chambase, je relève déjà une de ses préoccupations principales. ''L'EXPIRATION DU MANDAT'' de Monsieur CONDE.
Mon frère, ceux qui parlent le plus fort sont souvent ceux qui font le moins. Il y a deux choses qui prouvent que la CEDEAO est a la manette actuellement:
- la non participation calculée du PPAC au dernier sommet d'Accra. Il n'a pas osé aller les affronter en groupe.
- la rencontre quelques jours après avec ADO qui lui a tiré les oreilles diplomatiquement devant la presse et surement après plus fermement entre 4 yeux.
Pour la CEDEAO le PPAC est encore plus un danger pour eux que pour la Guinée..
On entend parler de l'OIF, de l'ONU, parfois des Ambassadeurs occidentaux, notamment ceux des grandes puissances. Mais jamais de la CEDEAO qui me semble moins préoccupée. Pourtant nous connaissons tous l'adage qui dit que ''lorsque la case de ton voisin est menacée par le feu, il faut l'aider a la sauver. Sans quoi la tienne risque aussi d'être brûlée''. Aucune réunion d'urgence, aucune initiative sous-regionale visible pour aider la Guinée, aucun communiqué exprimant une préoccupation ou de suivi de l'évolution de la situation ou au moins invitant a l'entente et au dialogue. Rien, rien. Pourtant les membres de la CEDEAO étant tous voisins ou plus proches de la Guinée, connaissent la situation mieux que n'importe quelle autre institution. Dans cette déclaration de M. Ibn Chambase, je relève déjà une de ses préoccupations principales. ''L'EXPIRATION DU MANDAT'' de Monsieur CONDE.








