Sortie de crise : un brin d’espoir se dessine

Facebook Imprimer    

 

CHAMBAS_Mohamed_Ibn_2_01L’envoyé spécial du secrétaire général des Nations-Unies en Afrique de l’Ouest Mohamed Ibn Chambas garde l’espoir sur un dénouement heureux de la crise sociopolitique qui mine notre pays. Il l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse tenue mardi dernier, sanctionnant ainsi ses consultations avec les différents acteurs impliqués dans le processus électoral, qui selon lui ont tous montré leur prédisposition pour une reprise du dialogue inter guinéen.

Lors de sa conférence de presse, le diplomate onusien a déclaré devant la presse avoir « exhorté la classe politique à aplanir ses divergences pour parvenir à des solutions consensuelles, en vue de maintenir un climat politique et social apaisé à même de préserver la stabilité du pays et des institutions Â». Mohamed Ibn Chambas a tenu à rappeler « qu’environ 5 mois seulement nous séparent de l’expiration du mandat présidentiel en cours. Ce qui selon lui conduit à la nécessité d’organiser l’élection présidentielle si l’on veut être conformes avec les dispositions constitutionnelles. Â»

Pour cela, il faudrait d’après le diplomate démarrer le dialogue, dans l’urgence. Il dit compter pour cela sur « l’engagement des acteurs politiques qui font prévaloir leur disposition à faire des compromis pour que des élections présidentielles, communales et locales crédibles soient tenues dans un climat apaisé. Â»

Mohamed Ibn Chambas a insisté sur le fait que « c’est autour de la table que les deux camps peuvent résoudre leurs différends. C’est bien qu’ils soient tous engagés pour s’asseoir et discuter. C’est important d’aller dans les détails et trouver des compromis Â», a-t-il recommandé.

L’envoyé spécial de Ban Ki-moon n’a pas manqué de rappeler que la CENI et les services de l’Etat impliqués dans l’organisation des élections doivent « améliorer la communication électorale et la lisibilité de toutes les opérations électorales, avec l’appui de l’assistance technique internationale Â». 

Dans un communiqué publié le 1er juin dernier, le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA), rappelait que dans le contexte de la lutte contre la maladie d’Ebola, l’échéance électorale présidentielle que connaîtra la Guinée sera cruciale pour la consolidation de l’unité nationale, la stabilité et la prospérité du pays.

« Les Nations Unies ainsi que les partenaires régionaux et internationaux sont déterminés à aider les Guinéens et l’administration électorale à organiser des élections crédibles, transparentes afin de permettre à la Guinée d’affronter les défis du développement post Ebola, d’une manière sereine et efficace », selon M. Ibn Chambas.

A rappeler que le contexte qui prévaut autour de l’organisation du scrutin présidentiel du 11 octobre 2015 est très tendu. L’opposition ayant réclamé l’annulation de ce chronogramme électoral, au profit de celui des élections locales, renvoyé lui à la fin du premier trimestre de 2016.

Un brin d’espoir se dessine toutefois, avec l’implication de la communauté internationale, à travers les Nations Unies et l’OIF, qui promettent d’accompagner la Guinée, jusqu’à la fin des échéances électorales, afin de prévenir tout enlisement de la situation.


Aliou Sow
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


AAA_logo_guineeactu_article
   

Facebook Imprimer    

 


 

Commentaires  

 
+2 #5 badou 06-06-2015 13:01

Said jinnit a été recusé par les Burundais, il parait que les facilitateurs sont souvent achetés par le pouvoir en place et orientent souvent le debat dans le sens du pouvoir en place, En tout cas le rôle du general malien Sankhare et du Senegalais lors des elections presidentielles de 2010 ne sont pas limpides...loin s'en faut. Avec toutes les derives de CONDE qui viole allegrement la constition, violente l'opposition par le meurtre impuni de plus de 60 de ses militants, qui inverse par le biais de la CENI l'ordre des elections et cette phrase sublime du remplacant de said JINNIT, ibn Chambas: la legalite constitutionnelle du mandat presidentiel qui est le leitmotiv du clan Conde et que reprend intantannement IBN CHAMBAS comme prealable, alors que la mouvance appelle à la discussion sans prealable: ATTENTION CELLOU...QUE L'OPPOSITION EST DIFFICILE (discuter, faire des compromis, proteger la vie de ses militants, taper sur la table,être critiqué par des intellectuels de salon, faire face à la violence, être lucide pour dejouer tous ces pieges et plan machiavelique etc...) QUE L'OPPOSITION EST DIFFICILE, il faut reposer sur de solides amis et quand je vois autour Bah Woury,Fode oussou, Me Adja DALEIN,Goual,Moctar,Aboubacar SYLLA,Aliou CONDE, Me Toupen, le depute Soumah pour ne citer que ceux là, vous êtes bien entoures, d'interpides guerriers qui allient action et reflexion, il n'ya aucun doute, vous reussirez, toutes ces intelligences actives autour de vous, qui ose douter de la victoire. Et puis quelle erreur de croire que l'UFDG est uniquement peul, bien qu'il soit majoritaire comme en GUINEE même d'ailleurs, Tous ces deputes et intellectuels non peuls dans le staff de l'UFDG donnent un credit NATIONAL à ce parti, COURAGE et BONNE CONTINUATION, la victoire est proche, galvanisez vos troupes, tenez le bon discours, et combattez la fraude et la triche qui est l'unique arme du RPG qui n'a pas de bilan et laissez les indecis du combat pour l'alternance comme l'UFR sur la carreau, c'est un boulet de canon qui voit à peine plus loin que le bout de son nez, à cette etape cruciale, ce RV crucial avec l'histoire et le monde
Citer
 
 
+3 #4 se 05-06-2015 15:27

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Mon frère, ceux qui parlent le plus fort sont souvent ceux qui font le moins. Il y a deux choses qui prouvent que la CEDEAO est a la manette actuellement:
- la non participation calculée du PPAC au dernier sommet d'Accra. Il n'a pas osé aller les affronter en groupe.
- la rencontre quelques jours après avec ADO qui lui a tiré les oreilles diplomatiquement devant la presse et surement après plus fermement entre 4 yeux.
Pour la CEDEAO le PPAC est encore plus un danger pour eux que pour la Guinée..

Je suis 100% daccord avec cette analyse. LA CEDEAO nest pas Ami avec Alpha car le danger que represente LA Guinee est proche.
Citer
 
 
0 #3 KOUYATE 05-06-2015 12:23

Citation en provenance du commentaire précédent de amadudialamba:
Dans cette déclaration de M. Ibn Chambase, je relève déjà une de ses préoccupations principales. ''L'EXPIRATION DU MANDAT'' de Monsieur CONDE.

Oui, préoccupation pour les uns et OBJECTIFS DE NUISANCE pour d'autres...
Ce ne peut être la même lecture de la situation...
Citer
 
 
+1 #2 A.O.T. Diallo 05-06-2015 12:15

Citation en provenance du commentaire précédent de amadudialamba:
Dans tout ça, quelle est la position de la CEDEAO sur cette crise guinéenne ?
On entend parler de l'OIF, de l'ONU, parfois des Ambassadeurs occidentaux, notamment ceux des grandes puissances. Mais jamais de la CEDEAO qui me semble moins préoccupée. Pourtant nous connaissons tous l'adage qui dit que ''lorsque la case de ton voisin est menacée par le feu, il faut l'aider a la sauver. Sans quoi la tienne risque aussi d'être brûlée''. Aucune réunion d'urgence, aucune initiative sous-regionale visible pour aider la Guinée, aucun communiqué exprimant une préoccupation ou de suivi de l'évolution de la situation ou au moins invitant a l'entente et au dialogue. Rien, rien. Pourtant les membres de la CEDEAO étant tous voisins ou plus proches de la Guinée, connaissent la situation mieux que n'importe quelle autre institution. Dans cette déclaration de M. Ibn Chambase, je relève déjà une de ses préoccupations principales. ''L'EXPIRATION DU MANDAT'' de Monsieur CONDE.

Mon frère, ceux qui parlent le plus fort sont souvent ceux qui font le moins. Il y a deux choses qui prouvent que la CEDEAO est a la manette actuellement:
- la non participation calculée du PPAC au dernier sommet d'Accra. Il n'a pas osé aller les affronter en groupe.
- la rencontre quelques jours après avec ADO qui lui a tiré les oreilles diplomatiquement devant la presse et surement après plus fermement entre 4 yeux.
Pour la CEDEAO le PPAC est encore plus un danger pour eux que pour la Guinée..
Citer
 
 
+1 #1 amadudialamba 05-06-2015 02:39

Dans tout ça, quelle est la position de la CEDEAO sur cette crise guinéenne ?
On entend parler de l'OIF, de l'ONU, parfois des Ambassadeurs occidentaux, notamment ceux des grandes puissances. Mais jamais de la CEDEAO qui me semble moins préoccupée. Pourtant nous connaissons tous l'adage qui dit que ''lorsque la case de ton voisin est menacée par le feu, il faut l'aider a la sauver. Sans quoi la tienne risque aussi d'être brûlée''. Aucune réunion d'urgence, aucune initiative sous-regionale visible pour aider la Guinée, aucun communiqué exprimant une préoccupation ou de suivi de l'évolution de la situation ou au moins invitant a l'entente et au dialogue. Rien, rien. Pourtant les membres de la CEDEAO étant tous voisins ou plus proches de la Guinée, connaissent la situation mieux que n'importe quelle autre institution. Dans cette déclaration de M. Ibn Chambase, je relève déjà une de ses préoccupations principales. ''L'EXPIRATION DU MANDAT'' de Monsieur CONDE.
Citer