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Reprise du dialogue : ce que Dalein exige du gouvernement

Amadou Diallo  Mardi, 02 Juin 2015 21:01

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DIALLO_Cellou_Dalein_37_01Le chef de file de l’opposition s’est montré catégorique en déclarant dans un entretien accordé à la Deutsche Welle jeudi dernier, qu’il n’est pas question pour eux de participer au dialogue politique sans que ne soit suspendu le calendrier électoral. Cellou Dalein Diallo ne faisait d’ailleurs que donner là un avant-goût du contenu de la lettre réponse adressée au gouvernement, pour la relance du dialogue politique inter guinéen. Lettre qui remet au goût du jour les préalables posés par cette opposition, avant de participer au processus électoral.

La reprise du dialogue est au cœur des débats dans la cité. Ce, depuis que le chef de l’Etat a instruit son premier ministre Mohamed Saïd Fofana pour une relance des pourparlers inter guinéens. A cet effet, une correspondance a été adressée à l’opposition par le gouvernement, pour inviter ses membres à venir dialoguer. Mais ceux-ci n’entendent pas rejoindre la table de négociation sans que ne soit pris en compte certains préalables. Et Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu à rappeler leur position dans un entretien accordé à nos confrères de la Deutsche Welle, la semaine dernière. « Nous n’avons pas décidé d’ignorer l’appel au dialogue. Nous voulons qu’un dialogue constructif soit ouvert. Mais les violations flagrantes des accords politiques antérieurs, de la constitution, faites par la CENI, doivent être auparavant corrigées. Le calendrier électoral viole les accords politiques passés en 2013 et en 2014, viole l’article 136 de la Constitution ainsi que le Code électoral et le Code des collectivités. Nous avons demandé que la CENI fasse juste un communiqué pour dire que le calendrier électoral rendu public le 10 mars dernier est modifié dans la partie concernant le report des élections communales en 2016», a indiqué Cellou Dalein Diallo.

Il a ensuite ajouté « qu’aujourd’hui, tous les élus locaux, les conseillers sont engagés dans la campagne pour le parti présidentiel. Et que ceux-ci sont au nombre de 48 conseillers au total sur l’ensemble du territoire national.»

En conclusion, le chef de file de l’opposition dit que « si ce calendrier, notamment en ce qui concerne les communales est suspendu, nous allons au dialogue, on nous exposera les motifs pour lesquels on ne veut pas organiser les communales alors que nous on sait que techniquement c’est possible de le faire ».

A entendre l’opposant, on a l’impression que les lignes n’ont pas bougé dans le sens d’un rapprochement des positions des deux camps. Ce, malgré la récente rencontre entre le chef de l’Etat et M. Dalein Diallo. Chaque camp semble camper sur sa position dans cette crise politique qui n’a pas trouvé d’issue, alors qu’on est à quatre mois de la présidentielle.


Amadou Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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