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Alpha-Dadis : les dessous d’une rupture
Aliou Sow Mardi, 19 Mai 2015 15:32
L’annonce de la candidature du capitaine Moussa Dadis Camara à la présidentielle de 2015 continue de susciter des vagues dans la cité. Et contrairement aux rumeurs qui voient dans cette démarche de l’ex-chef de la junte, une manœuvre du président Alpha Condé, il y a lieu de dire qu’entre les deux hommes, ce n’est plus le parfait amour. C’est d’ailleurs cette dissension qui aurait amené Dadis à se lancer dans le marigot politique.
Depuis l’annonce de sa candidature à la prochaine présidentielle, sous les couleurs du parti dénommé Forces patriotiques pour la démocratie et le développement (FPDD), l’ex-chef de la junte Moussa Dadis Camara focalise l’attention de l’opinion. Et les conjectures vont bon train sur ce qui aurait poussé Dadis Camara à endosser le costume de leader politique voire d’opposant au régime en place. Même s’il se garde pour le moment d’afficher les couleurs politiques de son parti, le FPDD. Certaines rumeurs font croire toutefois que la candidature de l’ex-putschiste ne serait qu’une manœuvre orchestrée par le président de la République, à des fins inavouées. Le sujet fait débat dans la cité, et alimente la chronique même au niveau de certaines tribunes médiatiques. Pourtant dans un entretien accordé à nos confrères de la BBC, au lendemain de l’annonce de sa candidature, Dadis Camara répondant à une question relative à sa « position dans le paysage politique guinéen », dit « n’être avec personne. Je suis avec tous les Guinéens. Je suis avec mon parti politique, ma famille politique », a-t-il souligné. Sur ses relations actuelles avec le président Alpha Condé, l’ex-chef de la junte dit ceci : « elles sont très saines et même s’il y avait d’autres relations de nature, je ne sais comment, c’est un frère à moi et avant tout c’est un président. S’il y avait des problèmes, ça serait entre frères et frères, entre Guinéen et Guinéen. »
Langue de bois
On voit dans cette réponse, Dadis Camara faire dans la langue de bois, en tentant de ménager la susceptibilité du chef de l’Etat. Car contrairement à ce qu’il déclare, entre le président Condé et Dadis Camara les relations seraient devenues tumultueuses depuis un certain temps. Sur les raisons de cette brouille, il y aurait surtout l’abandon de l’ex-chef de la junte à son sort, dans son exil au Burkina Faso. Ce, malgré des démarches menées par ses proches auprès des autorités guinéennes, afin de le faire bénéficier des avantages liés à son rang d’ancien président de la République. Il convient de rappeler que dans un entretien accordé à notre rédaction, à la veille de la commémoration du massacre du 28 septembre en 2014, son avocat Me Jean Baptiste Jocamey, avait clairement déclaré que son client dépendait de l’aide que lui apportait l’Etat burkinabè. « Je vous dis que concernant les conditions de vie de mon client, il ne bénéficie d’aucune aide de l’Etat guinéen. J’ose vous dire que s’il vit, c’est grâce aux maigres privilèges qui lui sont accordés par son statut de militaire, en tant que fonctionnaire de l’Etat. Il ne bénéficie que de cela. S’il a d’autres sources de revenus, ce sont bien les aides, les dons qui lui sont accordés par l’Etat burkinabè », avait révélé notre interlocuteur.
L’avocat avait cité dans la foulée, l’article 44 de la Constitution qui stipule que « les anciens présidents de la République prennent rang protocolaire immédiatement après le président de la République dans l’ordre d’ancienneté de leurs mandats, et avant le président de l’Assemblée nationale. Ils peuvent être chargés de mission spéciale par le président de la République. Ils bénéficient d’avantages matériels et d’une protection dans les conditions qu’une loi organique détermine. »
Les tentatives de Kory Kondiano et Kassory Fofana
Des démarches avaient été engagées auprès de l’Assemblée nationale et la Présidence de la République afin de faire bénéficier Dadis de ses droits. Mais en vain. Cela, bien que le président du Parlement Kory Kondiano eut promis personnellement à Dadis, lors d’une entrevue à Ouagadougou, de s’impliquer personnellement en vue de débloquer la situation.
Ibrahima Kassory Fofana, président du GPT, et ministre d’Etat à la Présidence chargé des questions d’investissements et des partenariats publics privés, s’est aussi intéressé au dossier. Sans parvenir aux résultats escomptés, selon des sources bien informées. Cette indifférence affichée par l’exécutif à son égard, ajoutée au « non-respect » de la promesse de faciliter son retour au pays, tenue, dit-on, lors de la campagne présidentielle en 2010, constituent la somme de frustration, qui aurait poussé Dadis à « se jeter à l’eau ».
A présent, après avoir annoncé qu’il se portera candidat lors du scrutin d’octobre prochain, la question du retour de Dadis demeure dorénavant cruciale. Un retour au pays qui doit être imminent, vu que seuls 5 mois nous séparent de cette élection, qui approche à grands pas.
Aliou Sow
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
L'abreuvoir est vide mon grand!.A qui le prochain pour l'alimenter...
Vraiment Doyen le bac est sec qui va l'approvisionner en ...?
Dadis, qui va te financer en campagne étant candidat à une élection présidentielle? Yako!
http://www.mediaguinee.net/fichiers/article.php?langue=fr&type=rub17&code=calb15957&num=&PHPSESSID=4bf7bcc357efd839d36ef65c05d242fb
Bonne visualisation
Même de nos vivant,pas toujours après la mort.
...
Ouvrir des droits à celui qui est arrivé au pouvoir par un coup d'état c'est encourager et légitimer la prise du pouvoir par la force au détriment du droit.
Cette requête de Dadis est irrecevable.
Tout a fait d'accord avec vous Fof, mais certains fâcheux précédents ont été établis, ce qui les pousse à y croire. Le meilleur qu'ils puissent faire actuellement c'est aider Dadis à faire la lumière sur les tueries qui ont eu lieu sous la transition CNDD. C'est un miraculé, resteras-t-il les bras croisés sans au moins apporter un début de rémission à ses présumés victimes ?
Mais si Dadis est vraiment sincère dans sa démarche politique, et veut prouver le contraire, alors qu'il le prouve en appelant à une manifestation grandiose à Conakry pour son retour au pays déjà . Je veux voir nos amis de la foret "fâché" pour une fois ! Le jour que la foret va s'ajouter aux manifestations, la guinée sera démocratique !!!
Par ailleurs, il faut que Dadis sache que alfa a des réseaux très forts et très puissants au Burkina qui est son pays d'origine et le pays de ses affaires commerciales. ALfa peut nuire a Dadis au Burkina. Empoisonnement et assassinat ciblé sont les points forts et le métier de alfa
Mais il trouvera Alpha dressé solidement sur son chemin. En disant que "S'il y avait des problèmes ça serait entre frère et frère ou entre guinéen et guinéen'', Dadis tente l'apaisement. Mais il risque d'être très déçu. Puisque le Monsieur a une peur rouge pour le retour du démissionnaire de l’armée en Guinée. Car il sait que le connait beaucoup sur ses secrets. Et qui sait même si les nostalgiques de ‘’Dadis show’’ ne galvaniseraient pas des foules autour du légendaire prisonnier ouagalais pour contribuer a précipiter la chute de l’héritier de N’fa sylisoo ? En tout cas en politique rien n’est 100 % garantie !
J'ose parier que ce demi fou s'est fait piègé dans l'affaire du 28 septembre.
Soit, Dadis joue le jeux dans ce cas Alpha lui accorde encore quelques années de repos au Fasso ou alors il joue pas le jeux, Alpha va le livrer plustot que prevu.
Sekouba et Alpha malgré les semblants de divergence, ils ont constitué un dossier bien solide sur le dos du fou de koulé.
A defaut de pouvoir le liquider physiquement, ils ont reussi á le rayer des rangs de l'armée mais voilá que le pauvre Dadis n'a toujours rien compris. A present il nn'a aucun recours si ce n'est Alpha.
Pour bénéficier de tels avantages il faut être démocratiquement élu.Un putschiste est aconstitutionnel,ce qui ne lui donne aucun droit.
Ouvrir des droits à celui qui est arrivé au pouvoir par un coup d'état c'est encourager et légitimer la prise du pouvoir par la force au détriment du droit.
Cette requête de Dadis est irrecevable.
Les lois et la constitution, rein que les lois et la constitution désormais! Tout bon Guinéen soucieux de la Guinée doit se lever et s'opposer par tous les moyens aux violations de la constitution et des lois au profit de compromis mesquins qui n'arrangent que les politiciens et sont contre le peuple.
Un avocat incompétent ! Car Dadis et Sékouba ont été "Chef d'Etat" de facto par la force des armes et n'ont jamais été élus par le peuple de Guinée ! Ils ne peut légalement et légitimement avoir le statut "d'ancien président de la république"! Le président de la république en sont article 27 dit que le PRG est élu au suffrage universel direct. Pourquoi le peuple de Guinée va payer l’entretien de putschistes qui en plus à ma connaissance ne bénéficient d'aucune loi d'amnistie?
Si demain, quiconque avec des armes prend le pouvoir de force, il devient "PRG" autoproclamé, nous allons entériner son crime et le récompenser avec un statut d'ancien président?
Les Guinéens doivent commencer maintenant à respecter les lois et la constitution!








