Raphaël Dassassa Samedi, 25 Avril 2015 22:19
Le président du PEDN (Parti de l’espoir pour le développement national), Lansana Kouyaté, a été invité par nos confrères de RFI au lendemain des manifestations du lundi 13 avril dernier. Lors de cet entretien, Kouyaté a pointé du doigt les exactions commises contre les manifestants.
Lansana Kouyaté de répondre que ce qui créera l’embrasement du pays, c’est les manquements répétés aux accords signés, l’insécurité qui est galopante, la violation de toutes les lois de la République, y compris la loi fondamentale. Selon lui, c’est ce qui occasionnera l’embrasement du pays.
Accusé de provoquer un bain de sang afin d’attirer la communauté internationale, le leader du PEDN de déclarer que pour éviter qu’il y ait bain de sang, il faudrait que les fusils ne soient pas utilisés. « On a utilisé des armes à feu, tout le monde l’a constaté », a déclaré Kouyaté. Avant de préciser qu’il y a eu un mort et une trentaine de blessés.
Parlant des allégations d’utilisation d’armes à feu par les forces de l’ordre, démentie par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, l’ancien PM de Conté a fait remarquer que pour le savoir, il suffit de demander aux hôpitaux et aux cliniques privée qui ont reçu les personnes blessées, si ce sont des blessures à balles réelles ou pas.
Sur le calendrier des élections que la CENI vient de publier, Lansana Kouyaté a rappelé que la CENI était bel et bien en faveur de la tenue des élections communales. « Le chef de l’Etat, comme il sait le faire, a fait injonction dans le travail de la CENI pour l’amener à changer d’avis. Le président met la CENI sous coupe, alors si on ne reconnaît pas la Commission, nos représentants doivent la quitter », a martelé Kouyaté.
La dernière question à lui être posée était de savoir quelle solution il faut pour une sortie de crise. Il a à ce propos répondu tout simplement que le président de la République mesure la gravité de la situation, qu’il dissolve le gouvernement et qu’il les applique tous les accords qui ont été signés. « Il n’y pas 10 000 solutions, quand la justice a été blessée, il faut la soigner », a-t-il conclu.
Raphaël Dassassa
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
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