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Womey : « certains n’ont toujours pas d’abri », se plaint le sous-préfet

Kolouba Koivogui  Jeudi, 16 Avril 2015 14:31

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Womey_femmes_de_retour_01Six mois après la panique et la peur qui avaient fait fuir les habitants de la sous-préfecture de Womey, suite à l’assassinat de huit membres d’une équipe de sensibilisation sur les mesures de lutte contre le virus Ebola, la population a massivement signé son retour. Mais malgré cela, certains de ses habitants peinent encore à se trouver des abris.

Joint au téléphone ce mercredi 15 avril 2015, Louis Honoré Théa, sous-préfet de Womey, se plaint de la précarité que vit sa population. « La population est réellement de retour à Womey. Il y a la paix et la confiance, on se comprend. Cela, grâce aux missions de sensibilisation dans notre sous-préfecture. Mais le grand problème est que des citoyens n’ont pas où dormir. La plupart dorment sur des nattes, faute de lit, car plusieurs maisons ont été détruites. C’est certaines ONG qui donnent aujourd’hui des couvertures et autres articles aux enfants et mères de familles », dit-il.

Les autorités sous-préfectorales de Womey sont aussi confrontées aux mêmes problèmes d’infrastructures. « Nous n’avons pas de siège, tout a été saccagé. Je n’ai que quelques chaises dans la maison d’accueil où je travaille actuellement. J’ai même fait accoucher soixante-cinq (65) femmes ici par manque d’infirmières et de sages-femmes. C’est un seul docteur qu’on nous a envoyé. J’ai écrit aux autorités, mais sans suite. Les choses sont pour le moment difficiles pour les populations ici », affirme Louis Honoré Théa.

Au drame moral qu’ont vécu ces populations, du fait des cas de viol et de terreur que déplore le comité de crise sur Womey, s’ajoute ainsi la difficulté pour elles de se trouver des habitations où recommencer leur vie.


Kolouba Koivogui

Source : Guineematin.com


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