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#TJS : le sens de la mystérieuse campagne enfin dévoilé

Lamine Diallo  Lundi, 06 Avril 2015 23:36

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On est mercredi 1er avril 2015, mon activité sur le réseau social Facebook est tout sauf particulière, je regarde des photos de proches, commente sur des billets de blogs que je suis, survole l’actualité à travers deux ou trois titres de magazines et évite soigneusement les vidéos polluantes qui se lancent automatiquement sur mon fil d’actualité. Pourtant secrètement, je suis dans l’attente d’un événement marquant, d’une information qui fera la une, on est le bien le 1er avril et je suis à l’affût du vrai poisson d’avril ou du faux scoop, une tradition à laquelle s’adonne les organisations et média les plus sérieux à présent.

Mon attente sera vaine jusqu’aux alentours de 19h00 où mon fil d’actualité commence à se remplir d’un nouveau visuel comportant le hashtag #TJS sauf que cette fois-ci il est plus explicite : après avoir cliqué avec empressement sur l’image, je découvre : #TJS : Travail - Justice - Scolarité, une fille à l’école, une nation qui décolle.


https://www.facebook.com/profile.php?id=1204575520&fref=ts

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La fameuse campagne #TJS qui a fait l’objet d’un article la semaine passée, a enfin un nom et ce n’est pas un poisson d’avril, il s’agit plutôt du projet humanitaire de la miss Guinée France 2015, Mlle Aissatou Souaré. Le projet porte sur la promotion de l’insertion professionnelle des filles en abandon scolaire en Guinée, est mené par l’Association des jeunes Guinéens de France (AJGF) et en choisissant le 1er avril pour dévoiler ouvertement ce projet, l’association prouve une fois encore sa maitrise de la communication et surtout, à quel point la sensibilisation de tous les Guinéens autour des problématiques de l’éducation est importante et devrait être le combat de tous les citoyens.

Je ne suis pas au bout de mes surprises et de fil en aiguille, comme à l’accoutumée, je découvre les photos toujours bien peaufinées des membres avec une concentration importante autour des comptes Miss Guinée France et Ajgf-Miss Guinée France.


https://www.facebook.com/ajgfmissguinee.france?fref=ts

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J’ai par la suite contacté le bureau de l’association qui m’a renvoyé vers la miss pour en savoir plus sur son projet. La totalité de l’entretien fort enrichissant sera publié dans un autre article mais pour l’instant vous pourrez cerner ledit projet avec l’extrait ci-dessous.


Mlle Souaré, que pouvez-vous nous dire brièvement sur vous ?

Aissatou Souaré : Je m'appelle Aissatou Souaré, j'ai 21 ans et je suis en 2e année Management des unités commerciales. J’ai la chance cette année de représenter la beauté et les valeurs guinéennes et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que je vous présenterai le projet humanitaire que je mène avec l’AJGF depuis le début de l’année.


Pourquoi avoir choisi ce projet-là ?

J’ai eu la chance de grandir dans une famille qui a toujours mis un accent fort sur l’éducation en général, les bonnes notes et l’excellence scolaire en particulier. A la maison, tout le monde était toujours fébrile à l’approche des résultats scolaires et il fallait être sûr de ramener des tableaux d’honneur pour mériter les récompenses des parents et s’en sortir la tête haute avec la rivalité frères et sœurs, mais tout cela de façon complètement bon enfant je vous rassure.

C’est donc pour moi tout naturellement que j’ai commencé à développer depuis mon adolescence l’envie d’aider ceux qui ont moins de chance et de support familial pour parfaire leur éducation et faire aboutir leurs projets.

Le couronnement à l’élection Miss Guinée France 2015 a été une opportunité immense pour moi pour enfin mener ce projet qui me tient à cœur depuis longtemps. Je travaille avec une équipe formidable de l’AJGF pour apporter des solutions concrètes aux jeunes filles en abandon scolaire en Guinée, des idées et actions qui, on l’espère, leur permettront une parfaite insertion professionnelle.


Votre projet a l’air très noble et ambitieux. Quelles sont les actions prévues pour garantir que vous aurez des résultats concrets sur le terrain ?

Je voudrais tout d’abord vous informer que je ferai le déplacement en Guinée au mois de mai prochain avec des membres de l’AJGF. Durant ce voyage on a prévu un certain nombre d’actions et d’événements qui vont dans le sens de la promotion de l’insertion professionnelle des jeunes filles. Il s’agit entre autre :

Je profite aussi pour remercier très chaleureusement les différents ministères impliqués (Enseignement technique, Action sociale et Guinéens de l’étranger) dans ce projet à nos côtés et qui nous apportent une aide considérable en vue de faire avancer cette cause qui nous est commune, à tous les Guinéens.


Mlle Souaré, avez-vous un dernier mot, une dernière réflexion à partager avec nos lecteurs ?

Je voudrais juste rappeler que notre pays la Guinée est un formidable vivier de matière grise. Notre richesse humaine, le courage, l’intelligence, l’ambition de nos jeunes, l’expérience de nos pères, éducateurs, administrateurs, l’expertise et le savoir-faire de notre diaspora combinés, font qu’on dispose de tous les outils pour être dans le peloton de tête des pays africains qui se développeront le plus au cours des prochaines décennies.

J’ai envie d’utiliser mon énergie, mon réseau et mon image pour redonner espoir et inspirer mes jeunes sœurs, tantes et cousines en Guinée.

J’ai envie à travers ce projet de faire réaliser à mes jeunes sœurs adolescentes que :

Nous voulons les inspirer, les éduquer et les aider concrètement sur le terrain afin qu’elles se disent :

Je voudrais donc appeler à la générosité et au soutien de tous les lecteurs. Partagez, parlez-en autour de vous et on prévoit très prochainement de mettre en place une campagne sur les plateformes de crowfunding (ulule, Leetchi) pour que toute personne qui le souhaite puisse participer. Le moindre effort est bienvenu et aura un impact certain sur l’avenir de ces jeunes filles sur le terrain.


La version complète de cet entretien et tous les détails du projet sont à retrouver sur un site internet entièrement consacré au projet de la Miss (http://projet-miss-guinee-france.fr) qui sera en ligne dans quelques jours si on se fie aux informations communiquées par le bureau de l’AJGF.

On attend de voir si les difficultés sur le terrain ne vont pas freiner l’élan et l’énergie indéniables de Mlle Aissatou Souaré. L’Association des jeunes guinéens de France trouvera-t-elle tout le soutien nécessaire pour réaliser ce projet fort ambitieux ? L’avenir nous le dira mais en attendant, j’aimerais citer Nelson Mandela qui a dit une fois « L’éducation est l'arme la plus puissante qu'on puisse utiliser pour changer le monde ».


Lamine Diallo


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