Mohamed Kann Diallo Mardi, 24 Mars 2015 21:45
Depuis l’élection de l’opposant historique à la tête de la Guinée, ce pays ne cesse de replonger dans les phases qu’on estimait déjà dépassées par les différents combats menés par son peuple. Mais force est de constater que le régime du professeur, confronté à son bilan, à sa déroute totale et à son échec notoire, nous prépare au chao.
Il a essayé les promesses, et le peuple a compris que c’était du vent, il a essayé la division ethnique, mais le temps et les conditions de vie de chacun ont prouvé aux uns et aux autres que c’est juste pour diviser afin de se maintenir au pouvoir. Et aujourd’hui, à court de munitions et d’arguments pour tromper le peuple à nouveau, il se prépare à utiliser la force pour se maintenir au pouvoir (une CENI contestée, un programme d’élections controversé et rejeté par une opposition qui manque d’union et de bonnes stratégies).
Alors quelle solution adopter face à quelqu’un qui ne veut rien entendre, rien voir, et rien comprendre et dont le seul but est d’arriver à ses fins à tout prix : car quand on a fait son temps de règne, et que le peuple vous a jugé en fonction de vos résultats, je pense qu’en bon patriote, le choix à faire serait de rendre les armes et rentrer dans l’histoire par la grande porte au moins, et le forcing n’aboutira qu’au massacre des innocents.
Notre cher président qui nomme des militants par récompense, à la places des hommes compétents, est aujourd’hui prêt à utiliser tous les moyen pour se maintenir au pouvoir, et ce, quel que soit le prix qui sera payé par le peuple.
Organiser les élections locales avant les présidentielles n’est pas chose difficile je pense, surtout pour un gouvernement qui a déjà signé des accords allant dans ce sens, et qui voudrait la paix dans ce pays. Mais si la constitution du pays déjà, n’a aucune valeur pour ce gouvernement, j’imagine qu’un simple accord ne vaudra rien du tout.
Alpha Condé et son gouvernement nous ont toujours montré leur désamour pour la Guinée, sinon s’ils voulaient la paix pour ce pays, ils auraient accepté d’organiser les élections communales avant les présidentielles, et accepté de s’asseoir et discuter avec les autres acteurs de l’opposition pour asseoir des bonnes et nouvelles bases pour le bon déroulement de ces différentes élections et permettre aux fils de ce pays de pouvoir enfin amorcer un départ commun digne de ce nom.
Quelle attitude devrions-nous avoir face à ce qui se prépare ???? Le temps n’est-il pas assez critique, pour que nous n’acceptions pas en tant que Guinéens, de faire le jeu de ce régime et même celui de cette opposition car ils veulent nous monter les uns contre les autres, et nous entre-tuer et diviser notre chère Guinée commune ?
Jean Marie Doré qui critique Sidya pour sa visite en Forêt pour ne citer que celui-là … Les politiciens guinéens mènent-ils une politique régionale et partisane ? Et pensent-ils qu’ils peuvent nous diviser et nous diriger comme du bétail ?
Réveillons-nous, choisissons nos leaders et disons non au massacre qu’ils veulent nous préparer car le sang d’aucun autre innocent guinéen ne mérite de couler pour servir les intérêts de qui que ce soit.
J’en appelle d’ailleurs à la neutralité de l’armée dans cette crise, elle doit être républicaine, montrer l’exemple et rester neutre et respecter le choix du peuple.
Exigeons pour ce peuple, des élections libres, transparentes et crédibles dans l’union et quoi que cela nous coutera, car l’union fait la force, et ensemble nous vaincrons.
Et faisons en sorte que seul le mérite et le choix du peuple, puissent conduire à l’élection d’un président qui sera celui de tous les Guinéens, et pas seulement le président d’une seule région, ou d’une seule ethnie, comme celui que nous avons actuellement.
Vive notre chère Guinée commune
M. K. Diallo
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