Heinan Goba Jeudi, 29 Septembre 2011 13:13
Au moment où se réunissaient au palais du peuple à l'appel des dignitaires religieux, les membres des institutions républicaines, du gouvernement et de la société civile pour célébrer ce 28 septembre 2011, décrété "journée nationale de pardon et de recueillement à la mémoire de toutes victimes", un groupe de gendarmes semait la terreur dans le quartier de Hamdalaye (Ratoma-Conakry) réputé favorable à l'opposition.
Selon des témoins, les hommes en uniformes arrivés à bord de plusieurs véhicules tout terrain ont pénétré dans le quartier jusque dans les maisons. Dans certaines concessions, ils ont renversé des marmites au feu. Dans les marchés, des tables ont été aussi renversées. D'autres sources rapportent que des femmes, des enfants et même des vieillards ont été battus. Certains habitants ont passé la journée terrés chez eux.
A l'origine de cette barbarie que les Guinéens pensaient révolue, des gendarmes interrogés par des journalistes ont affirmé "qu'ils étaient allés venger leurs collègues blessés lors des manifestations du 27 septembre. N'ayant pas trouvé les jeunes auteurs de ces blessures sur place, il fallait faire payer le prix par leurs parents qui ont manqué à leur devoir de père de famille".
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com