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Télécommunications : l’opposant Lamine Kaba dénonce la gestion mafieuse des recettes

Richard Tamone  Jeudi, 26 Février 2015 18:10

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KABA_Mohamed_Lamine_01C’est à l’occasion d’une conférence de presse, animée ce mardi par le président du parti des Forces des intègres pour la démocratie et la liberté (FIDEL), que les acteurs de presse ont eu cette information à la maison de la presse. La conférence était intitulée « la gestion mafieuse des recettes des télécommunications ».

D’entrée le président de FIDEL a tiré à boulets rouges sur la gestion qu’il qualifie de calamiteuse du pouvoir en place. « Notre rôle en tant que parti de l’opposition, c’est obliger le pouvoir à améliorer la gouvernance et la seule façon de le faire, c’est dénoncer et faire des propositions », a d’office fait savoir le président du FIDEL, Mohamed Lamine Kaba.

Pour cet opposant, d’après les investigations qu’ils ont faites au niveau des télécommunications, ils ont constaté qu’une manne financière a été dilapidée. D’abord au niveau de la SOTELGUI, où là, Mohamed Lamine Kaba a laissé entendre que les travailleurs de cette entreprise en souffrance avaient proposé l’utilisation des câbles souterrains, qui devaient appartenir à la SOTELGUI en vue de relancer cette entreprise de télécommunication. « Mais finalement … nous avons constaté que le ministre Oyé Guilavogui s’est opposé », a déclaré le président de FIDEL. Selon lui, la relance de SOTELGUI n’a pas eu lieu comme l’aurait souhaité ses travailleurs. « Et ce que nous avons retenu, c’est que cela a servi des intérêts privés, notamment SODIACOM, ETI S.A. », a accusé l’opposant, avant d’ajouter qu’il ne comprend pas comment l’Etat peut louer ou acheter le service de l’Etat par une personne interposée, à travers des entreprises. M. Kaba estime que rien qu’au niveau de la fibre optique, cela pouvait générer pour le contribuable guinéen plus de 144 milliards GNF. « Mais ces 144 milliards n’ont servi que les intérêts privés de ces deux entreprises que je viens de citer ». Si cela avait eu lieu, a dit Kaba, cela aurait pu permettre encore à la SOTELGUI de prendre la charge salariale pendant au moins 3 ans de ces travailleurs. Il déplore cependant que cela n’ait pas été fait. Parce qu’il y a, dit-il, des personnes qui ne veulent pas rompre avec les habitudes du passé. « Ils veulent encore continuer à prolonger le calvaire des Guinéens », a-t-il martelé.

Il a deuxièmement mit aussi a nu la gestion de l’entreprise Global Voice Guinea (GVG), qui selon lui, est l’intermédiaire entre les réseaux locaux et les réseaux étrangers et qui veille sur ces appels de l’étranger. Mais dont la gestion ne fait pas bonne presse aussi.

Le président de FIDEL a conclu que dans les autres pays qui se respectent, le ministère des Télécommunications est en quelque sorte le ministère de l’Economie numérique. Pour lui, c’est une manne financière qui se trouve à ce niveau : « nous pensons que ce qui se passe à ce niveau est à dénoncer, souligne le leader de FIDEL. « Il faut faire tout le possible pour attirer l’attention des Guinéens, surtout de l’Assemblée nationale », a-t-il averti. Avant de dire, qu’à cet effet, son parti recommande la création d’une commission à ce propos à l’Assemblée nationale en vue de statuer sur les fonds qui ont été dilapidés par GVG, l’ARPT, ETI, SODIACOM et toutes ces structures qui sont associées, et les traduire en justice. « Il faudrait que la justice fonctionne, on a trop détourné dans ce pays », a-t-il conclu en substance.


Richard Tamone
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


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