Abou Keita Mardi, 24 Février 2015 18:19
La marche de la société civile n’a pu se dérouler convenablement vu l’impressionnant dispositif sécuritaire déployé pour empêcher le regroupement des manifestants contre l’insécurité. Cette marche visait à attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur l’insécurité grandissante dans laquelle le pays est plongé.
Un mémorandum des pistes de solutions consignées devait être porté au Premier ministre.
Mais c’était mal connaître la volonté du gouvernement de ne pas se préoccuper du sort des populations. Il l’a démontré encore une fois en empêchant la société civile de marcher. Le CNOSCG tient néanmoins à ne pas reculer, et promet de faire des sit-in devant les institutions internationales accréditées en Guinée pour se faire entendre des autorités. Dr Dansa Kourouma, président du CNOSCG, a indiqué que cette marche n’est pas faite contre quelqu’un, mais pour la justice.
Après ce refus, les membres des plateformes de la société civile guinéenne se sont retrouvés à la Maison de la presse à Coléah pour faire une déclaration. « Le message n’est pas pour braver l’Etat ou les forces de l’ordre. C’est d’aller au bout des revendications jusqu’à ce que le Premier ministre nous prenne au sérieux. C’est parce qu’il n’a pas voulu prendre au sérieux nos revendications qu’on est en train de se défendre aujourd’hui. C’est une alerte qu’on donne », a lancé Dr Dansa Kourouma, visiblement remonté.
Par contre, cette marche est jugée par les autorités du gouvernorat de la ville de Conakry comme étant « non autorisée ». Pourtant, la société civile guinéenne dit avoir adressé un courrier au gouverneur de la ville de Conakry pour l’informer de la tenue de cette marche le jeudi, mais en vain. Soriba Sorel Camara n’avait pas donné son accord. « Je demande au gouverneur de revoir son dispositif, nous avons beaucoup accepté, quand il y a eu des problèmes avec les huissiers, c’est la société civile qui s’est levée pour arranger. C’est ce qui lui a permis de sortir par la grande porte. Alors c’est une alerte qu’on lui donne.
Une fois qu’on lui adresse une lettre pour une manifestation et qu’il refuse, on va demander à toute la population de sortir», a-t-il menacé.
Abou Keita
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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