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Violence de Lola : le premier ministre accusé de pyromanie

Aliou Sow  Dimanche, 25 Janvier 2015 15:37

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FOFANA_Mohamed_Said_4_01La préfecture de Lola située en Guinée Forestière a retrouvé son calme, après des affrontements entre deux groupes rivaux autour d’une mosquée, qui ont fait 2 morts et 18 blessés le week-end dernier. Le nom du premier ministre Mohamed Saïd Fofana apparaît malheureusement dans ce différend, en tant que soutien d’une des parties belligérantes, pour des raisons subjectives.

Le calme est revenu dans la préfecture de Lola après des violences survenues le week-end dernier entre deux groupes rivaux, autour de la gestion d’une mosquée, faisant 2 morts et 18 blessés, et d’importants dégâts matériels. Il s’agit de deux familles, les Doucouré et les Kourouma, dont chacune réclamerait la direction de la mosquée ou le poste d’imam de cette préfecture située à plus de 1000 kilomètres de la capitale, non loin des frontières ivoiriennes et libériennes. Le différend date de 2011, et malgré une implication des autorités au plus haut niveau, à travers le secrétariat général des Affaires religieuses, sur injonction de la Primature, la question n’a pu être tranchée entre les deux groupes. Ce qui a fini par dégénérer en incidents qui ont éclaté samedi dernier et ce n’est que le lundi qu’un calme précaire a pu être observé à Lola. Les autorités locales ont dû instaurer un couvre-feu pour apaiser les esprits.

Ce cas n’est pas isolé en Guinée, où la gestion des lieux de culte est parfois l’objet de tension entre des groupes rivaux. Et il arrive que cela dégénère comme ce qui vient de se passer à Lola, avec ces morts et ces blessés. Sans oublier les dégâts matériels enregistrés lors des incidents.

Pour ce qui vient de se passer à Lola, c’est surtout l’immixtion supposée du premier ministre à travers un parti-pris en faveur d’un des imams en conflit, qui paraît hallucinante. Mohamed Saïd Fofana aurait ainsi pris fait et cause pour l’imam Doucouré, dont le frère serait son marabout. Il a été accusé ouvertement par l’autre camp d’avoir joué en sous-main, à travers des officiers comme Moussa Tiègboro Camara, pour tenter de persuader l’imam Kourouma de renoncer à ses fonctions au profit du frère Doucouré, résidant en Arabie Saoudite. Des accusations si graves laissent tout de même le premier ministre de marbre. Car il n’a daigné réagir. Après tout, il n’a de compte à rendre qu’au président, qui a d’autres chats à fouetter que de se préoccuper de citoyens qui s’entredéchirent pour le contrôle d’une mosquée. On a vu sa réaction après les tueries de N’Zérékoré, Zogota, pour ne citer que celles-là. Quid de la justice dans tout ça ? Allez poser la question aux robins.

 

Aliou Sow
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


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