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Dialogue politique : pouvoir et opposition autour d’une même table, ce lundi
AFP Lundi, 26 Septembre 2011 12:40
Le président guinéen Alpha Condé, dont le régime est accusé par l'opposition de gouverner sans concertation, a demandé dimanche une relance immédiate du dialogue politique, a annoncé le gouvernement, qui a invité les acteurs politiques à une rencontre dès lundi après-midi. Le président Condé, élu en novembre et investi en décembre 2010, a instruit le gouvernement pour une relance immédiate du dialogue politique, a déclaré aux médias le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana.
Selon lui, le chef de l'Etat a pris cette décision à son retour d'un périple à l'étranger et après avoir écouté les populations à travers des personnalités de toutes obédiences et dans le souci de renforcer les bases de la démocratie. « En exécution de ces instructions, j'invite demain, lundi 26 septembre, à 16H00 (locales et GMT) les leaders des partis politiques, les représentants des institutions républicaines, la société civile à une réunion à Conakry », a ajouté M. Fofana.
« L'objet est de mettre ensemble (...) en place les bases d'un dialogue politique inclusif dans le strict respect des droits et règlements, et dans la perspective de l'organisation dans les meilleurs délais d'élections législatives transparentes et crédibles », a-t-il expliqué. Cette annonce intervient à deux jours de manifestations de rue programmées à travers le pays par un collectif d'une vingtaine de partis de l'opposition qui dénonce la décision de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de tenir les législatives le 29 décembre. Ces formations accusent le pouvoir de vouloir organiser une mascarade en ayant fixé seul cette date avec la CENI.
Selon des sources concordantes, le gouverneur de Conakry, le commandant Sékou Resco Camara, a notifié le 21 septembre à des élus locaux, dirigeants coutumiers et religieux que les manifestations étaient interdites dans la capitale, suscitant dans certains milieux des craintes d'affrontements.
Dimanche, le chef d'état-major général des armées guinéennes, le général Kéléfa Souleymane Diallo, a appelé dans un communiqué, les militaires à rester dans les casernes, à l'écart du maintien d'ordre et de toute participation à un mouvement de foule.
Seules les unités de la gendarmerie et de la police sont chargées du maintien de l'ordre pour sécuriser les citoyens et leurs biens, a-t-il notamment expliqué, en mettant en garde ses hommes : « Quiconque sera appréhendé en tenue militaire ou découvert en tenue civile dans un mouvement de foule ou dans une situation irrégulière sera sévèrement sanctionné conformément aux règlements militaires ». Ces derniers jours, les appels se sont multipliés en faveur du dialogue et d'un scrutin consensuel en Guinée, qui n'a pas organisé de législatives depuis juin 2002 et où un Conseil national de transition (CNT) fait office de parlement depuis début 2010.
Vendredi, le président du Conseil économique et social, Michel Kamano s'est dit préoccupé par la situation socio-politique tendue et a exhorté à un dialogue franc et constructif entre toutes les composantes de la Nation, pour aboutir à des consensus (...) sans violence. La Guinée doit organiser ses législatives dans le consensus pour retrouver la stabilité, a estimé le groupe d'analyse International Crisis Group (ICG) dans un rapport publié vendredi.
Source : AFP
Commentaires
Mr le Président, votre gouvernement par votre faute est dans un état piteux et logiquement inapte à discuter à votre place, alors de grâce, surmonter vos complexes indécents et valider les conditions posées par les parties de l’opposition pour faire avancer la démocratie en Guinée.
Mr le Président, votre gouvernement aujourd’hui est comme un bateau sans gouvernail qui lutte à contre courant pour éviter la chute, certaine. Vous narguez vos Ministres de menteurs et d’incompétents et le fait que vous solliciter d’eux, un dialogue crédible avec les parties de l’opposition à un moment aussi cruciale prouve que vous êtes digne d’un cascadeur politique.
L’impunité en Guinée est intolérable, la marche du mécontentement contre la dictature doit justifier et démontrer avec forte conviction la lutte pour la Liberté, la Justice et la Paix.
Il y a deux camps en Guinée.
Le camp des Angbanssanlés est celui qui rêve - debout - d'imposer la suprématie d'une ethnie et d'une région sur la Guinée. Ce camp a pour chef Alpha Condé. Ses armes sont le mensonge, l'embuscade, la déloyauté et, s'il le faut, la violence.
Le second camp est celui des Idéalistes. C'est le camp de ceux qui croient qu'une autre Guinée est possible, une Guinée pour tous les Guinéens. Ce camp a pour chef naturel Cellou Dalein. Ses armes sont politiques (négociation, manifestation, communications, etc.).
Si donc il y avoir dialogue, c'est bien entre les chefs des deux camps.
Si Cellou, Sidya et tous les autres leaders du collectif acceptent dans se retrouver dans une salle avec des guingnols comme Laye Junior Condé et tous les autres chiens et chats errants de Conakry, personne ne les respectera plus jamais.
La négociation doit se faire entre ceux qui campent sur leurs positions, d'une part, et ceux qui ont posé des revendications.
Quant à Rabi, Kamano et les religieux, s'ils étaient vraiment efficaces on n'en serait pas là . Ils auraient déjà réussi à stopper Alpha Condé dans sa folie.
Que le peuple se lève donc et qu'il marche contre les bouffons. Qu'il écrase sur son passage tous les énergumènes qui voudront s'opposer à l'expression de son mécontentement contre les méchants, égoïstes et menteurs invétérés.
Que le peuple ne se laisse pas distraire par ceux qui vivent des miettes que leur jette Alpha Condé.








