Présidentielle 2015 : entre Alpha et son opposition, la guerre des nerfs

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DIALLO_Cellou_Dalein_26_01Le chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo en partance pour l’Europe où il se trouvait encore au moment où nous mettions sous presse, a profité d’une escale dans la capitale sénégalaise la semaine dernière pour annoncer que « le non-respect des délais constitutionnels Â» dans le cadre de la tenue de la présidentielle en 2015, pourrait compromettre la poursuite du mandat du pouvoir actuel. Cette sortie illustre la dissension entre le pouvoir et l’opposition autour des préparatifs des joutes électorales à venir, d’autant que le président Alpha Condé de son côté s’est montré très amer à l’endroit de ses opposants il y a une dizaine de jours, allant jusqu’à les traiter de « nains politiques Â».

Au cours d’une escale effectuée à Dakar mercredi dernier, avant de s’envoler pour une tournée qui devrait le mener en Belgique, en France et en Italie, dans le cadre d’une prise de contact avec les fédérations de son parti dans la perspective de la tenue de son prochain congrès, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, s’est montré très acerbe vis-à-vis du pouvoir. S’exprimant lors d’une conférence de presse, le chef de l’opposition a déclaré que les manifestations demeurent l’ultime recours dont disposent les partis pour réclamer un processus électoral transparent. Dalein veut ainsi justifier le bienfondé des manifestations que l’opposition projette d’organiser à compter du 15 décembre. « Nous n’avons brandi aucune menace, dit-il. Ce que nous réclamons relève de notre plein droit pour la transparence du processus électoral et le respect des dispositions de la Constitution en termes de calendrier. Â» Et l’opposant de poursuivre son argumentaire en ces termes : « Nous ne saurions recourir à la justice guinéenne pour exiger du gouvernement le respect de la loi, d’autant que la justice est carrément à la dévotion de M. Alpha Condé et de son gouvernement Â», lance Cellou Dalein Diallo. Face à un tel environnement, « le moyen de pression dont nous disposons et qui est un droit constitutionnel repose essentiellement sur les manifestations pacifiques Â», selon lui.

Avant de conclure par cette mise en garde à l’endroit du président : « Je tiens à préciser que si Monsieur Alpha Condé considère le virus Ebola comme une aubaine devant lui permettre de repousser les calendriers électoraux, il se trompe lourdement. Car si les délais constitutionnels ne sont pas respectés, Alpha Condé perd du coup sa légalité et sa légitimité. Dès lors, les Guinéens feront constater la vacance du pouvoir afin qu’une transition soit engagée. Â»

Et comme il fallait s’y attendre, ces propos du président de l’UFDG ne pouvaient qu’irriter le camp adverse. Là-bas, on persiste à dire que la priorité demeure la lutte contre l’épidémie d’Ebola, et non les élections.

Certains observateurs pensent pour leur part que les propos de Cellou Dalein Diallo ne seraient qu’une réplique aux attaques verbales subies récemment par l’opposition de la part du président Alpha Condé. Le président de la République avait, il faut le rappeler, profité d’une rencontre avec la presse à la veille de la visite de François Hollande à Conakry en novembre dernier pour tancer ses opposants. Les termes utilisés à leur égard sont considérés comme étant assez durs. Comme : « des petits comptables, de petits rigolos et des nains politiques Â». Alpha Condé tentait certainement de les dissuader contre d’éventuelles manifestations de rue, en menaçant de recourir à « la loi anti casse Â».

« J’attends qu’Ebola finisse parce que pour le moment, je ne fais pas de la politique. Après Ebola, on va faire de la politique. Ces politiciens qui ne comprennent rien, ils parlent d’économie, des petits comptables, on va démontrer qu’ils ne connaissent rien. Ce sont des nains politiques qui font du bruit dans les radios et racontent du n’importe quoi », avait fustigé le président.

Et presqu’au même moment, l’opposition publiait une lettre ouverte adressée au président François Hollande. Une démarche consistant à informer « objectivement Hollande des dérives de la gouvernance politique, économique et sociale exercées en Guinée ces dernières années, au-delà des apparences de la démocratie de façade Â» que semblent offrir aux yeux du monde les autorités du pays, pouvait-on lire dans cette lettre ouverte.

Cellou Dalein Diallo a affirmé que le contexte ne sied pas pour l’organisation de l’élection présidentielle de 2015, « avec une CENI qui a perdu toute légalité, la parité dans sa composition ayant été rompue au lendemain des dernières élections législatives, avec des administrateurs territoriaux sans mandats électifs et une Cour suprême qui a reconnu publiquement son incompétence à régler les différends relatifs aux contentieux électoraux Â».

A mesure qu’on s’achemine vers la dernière année du mandat du président Condé, les esprits s’échauffent de part et d’autre. Et le climat politique n’est pas du tout à la sérénité.


Mamady Kéita
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+5 #9 Abraham bantignel 13-12-2014 22:24

Citation en provenance du commentaire précédent de KOUYATE:
Le problème de la Guinée, ce sont ces élites qui ne font rien pour rendre nos institutions plus fortes avec des textes applicables mais ils CROIENT qu'il appartient au PRESIDENT de faire quelque chose pour que les choses bougent....

Voilà quelqu'un qui dit ce que je pensais dans mon commentaire. Nos leaders et nous sommes déformés politiquement au point d'assumer que tout doit passer par le bon vouloir du PRG pour se faire;alors qu'il y a une constitution,des lois et des institutions républicaines censées être séparées de l'Exécutif,le PRG. Mais nous attendons tous que le PRG face ou non la démocratie alors qu'il n'y ait qu'un maillon,certes important mais pas sine qua non,indispensable: la Belgique a fonctionné pendant 2 ans environ sans Exécutif. Bon! Comme toujours certains qui sous-estiment les Africains vont rire et dire que la Belgique n'est pas l'Afrique et leur démocratie est plus ancienne,etc: excuse facile pour cautionner notre "mentalité".
Une dictature ne marche que parce que d'autres fuient leurs responsabilité et devoir républicains. CDD et Sidya qui dominent l'opposition ont toutes les qualités mais ne sont pas politiques du tout! Ils se disculpent en parlant de dictature en Guinée. Tout combat se prépare! Si c’était facile,ces leaders n'auraient aucune qualité. En politique,il faut savoir s'adapter en s'inspirant des situations d'ailleurs,écouter les sons de cloches discordants,analyser sans arrogance ou condescendance des critiques surtout lorsqu'on perd continuellement. Ni L'ufdg ni l'Ufr n'écoute les citoyens qui ne sont pas de leur clan et des beni-oui-oui. Ils sont sourds aux suggestions ou critiques constructives.
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+4 #8 Abraham bantignel 13-12-2014 21:00

C'est fastidieux d'échanger avec les commentaires car certains ne veulent comprendre que ce qui les arrangent et feindre de ne pas saisir le reste.
1-Qui va constater la vacance du pouvoir? Une Cour de justice ou bien l'opposition va décider ainsi? CDD devrait dire alors que nous n'allons plus respecter l'Etat et ce sera l'anarchie. Expliquez nous ce passage, vous qui comprenez bien!
2-Une manifestation n'a pas vocation de n’être que pour s'opposer à l'Exécutif. Si la justice démissionne et se soumet à Alpha Condé,on doit manifester contre la justice qui ne fait pas son travail et non contre Alpha. Je ne comprends pas la déformation de la compréhension de la notion de la république qui pense que tout dépend du PRG alors que l'on parle de la séparation des pouvoirs. Ce n'est pas parce que la mauvaise pratique a fait que le PRG caporalise tous les pouvoirs que c'est la norme et que c'est normal. Alpha viole la constitution,l'opposition doit faire recours auprès de la Cour de justice compétente qui doit agir. Elle n'agit pas? C'est contre elle que l'opposition doit protester et obliger les magistrats et juges payés par les citoyens a faire leur travail et respecter notre constitution autrement ils doivent partir. Le pays ne devrait pas connaitre de répit tant que cela n'est pas fait. Par exemple,lorsqu'un voleur connu vous vole et vous portez plainte a la police qui ne fait rien. Vous protestez contre le voleur ou la police? La police,puisque c'est elle qui est défaillante. Il y a une déformation politique de tout ramener et réduire a l'Exécutif, même lorsque c'est un autre pouvoir ou institution républicaine qui est défaillante. Certains problèmes politiques peuvent être résolus indirectement en forçant l'activation d'autres pouvoirs républicains. Le PRG n'est pas un souverain! Et les autres présidents a la tête des autres institutions républicaines doivent se sentir indépendants. Ils pourront avoir ce courage que si le peuple est prêt a mourir pour leur liberté de travail et d'action. Voila mon message! Ce qui m’inquiète,c'est que mentalement nous agissons et acceptons que le PRG décide de tout! Ce qui est faux mais nous sommes conditionnés ainsi et l'acceptons. Nous remettons notre démocratie entre les mains d'un seul homme qui peut décider ou non qu'elle marche.
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+1 #7 Barros Diallo 13-12-2014 20:55

Citation en provenance du commentaire précédent de KOUYATE:
Le véritable problème à la CENI, est sa crédibilité. Elle la retrouvera quand on cessera de parler de l'origine politique de ses membres. L'exemple est pertinent pour le cas du Député PEDN, Mme Djalikatou. Au moment où sa famille politique restait logique dans sa démarche de refus de siéger, l'argument défendu par elle même et ses pairs était l'intérêt supérieur de la Nation, certainement défendu par vous même...
Aujourd'hui cette opposition lapide ses propres representants à la CENI, pourquoi?
Quand on est à la CENI, on est plus soumis aux chartes des partis. Les procédures administratives applicables existent. Quand elles sont caduques il faut les améliorer en fonction de la necessité et de ce que ses représentants trouveraient essentiel à la bonne marche de l'institution.
Alors, quel est le constat à la CENI aujourd'hui en terme de limites et insuffisances de l'INSTITUTION:
- Problème de parité: Qui suppose qu'elle est une mini-assemblée nationale avec des représentants;
- Inféodation des membres vis à vis du pouvoir: Tout le monde reçoit des ordres du Président PPAC et des instructions fermes à exécuter au risque d'une sanction lourde???
- Crise de confiance: En Guinée, même dans une Banque privée ou ailleurs, les employés ne se font plus confiance pour des raions politiques....
- Indépendance de la CENI: Qu'il faut relativiser. L'assemblée s'en pleind mais, n'est pas capable de reformes dans ce sens...
Le problème de la Guinée, ce sont ces élites qui ne font rien pour rendre nos institutions plus fortes avec des textes applicables mais ils CROIENT qu'il appartient au PRESIDENT de faire quelque chose pour que les choses bougent....

Du même avis !
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+1 #6 KOUYATE 11-12-2014 17:42

Citation en provenance du commentaire précédent de Adradiallo:
Les élections seront organisées en 2015 en République de Guinée, c'est constitutionnel.
L'argument ke c'est l'opposition ki a voulu une CENI politik.... encore une fois RIEN n'est possible avec AC, le problem ce n'est pas la CENI. D'ailleurs avec AC president, ki peut envisager une CENI apolitik? alors ke meme ds le cas ou l'opposition est representee au sein de l'institution ca ne marche tjrs pas pour elle. certains de ses representant sont parfois soupconnes. Comment peut on envisager une CENI apolitik alors ke maintenant tous ses membres ki ne sont pas de l'opposition oeuvreent en faveur du RP[C]? y compris son president Bakary Fofana. k'y aurait il s'il n'y avait aucune representant de l'opposition. bcp de critik contre l'opposition, mais encore une RIEN n'est possible avec AC. la solution est ke les principaux elements de l'institution soit des Europeens diriges par un prix Nobel de Paix, ce ke AC n'acceptera JAMAIS, d'ailleurs il avait refuse un Norvegien en 2010 avant d'accepter Gl Sangare.

Le véritable problème à la CENI, est sa crédibilité. Elle la retrouvera quand on cessera de parler de l'origine politique de ses membres. L'exemple est pertinent pour le cas du Député PEDN, Mme Djalikatou. Au moment où sa famille politique restait logique dans sa démarche de refus de siéger, l'argument défendu par elle même et ses pairs était l'intérêt supérieur de la Nation, certainement défendu par vous même...
Aujourd'hui cette opposition lapide ses propres representants à la CENI, pourquoi?
Quand on est à la CENI, on est plus soumis aux chartes des partis. Les procédures administratives applicables existent. Quand elles sont caduques il faut les améliorer en fonction de la necessité et de ce que ses représentants trouveraient essentiel à la bonne marche de l'institution.
Alors, quel est le constat à la CENI aujourd'hui en terme de limites et insuffisances de l'INSTITUTION:
- Problème de parité: Qui suppose qu'elle est une mini-assemblée nationale avec des représentants;
- Inféodation des membres vis à vis du pouvoir: Tout le monde reçoit des ordres du Président PPAC et des instructions fermes à exécuter au risque d'une sanction lourde???
- Crise de confiance: En Guinée, même dans une Banque privée ou ailleurs, les employés ne se font plus confiance pour des raions politiques....
- Indépendance de la CENI: Qu'il faut relativiser. L'assemblée s'en pleind mais, n'est pas capable de reformes dans ce sens...
Le problème de la Guinée, ce sont ces élites qui ne font rien pour rendre nos institutions plus fortes avec des textes applicables mais ils CROIENT qu'il appartient au PRESIDENT de faire quelque chose pour que les choses bougent....
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-4 #5 M S Diallo/Londres 11-12-2014 12:50

Citation en provenance du commentaire précédent de Abraham bantignel:
Quoi que l'on fasse, tant qu'on lit le Net et que l'on se préoccupe de la Guinée, il est difficile de rester amorphe face aux contradictions et opinions en désavantage du Pays.
Aujourd'hui encore: "Ce que nous réclamons relève de notre plein droit pour la transparence du processus électoral et le respect des dispositions de la Constitution en termes de calendrier. » Et l’opposant de poursuivre son argumentaire en ces termes : « Nous ne saurions recourir à la justice guinéenne pour exiger du gouvernement le respect de la loi, d’autant que la justice est carrément à la dévotion de M. Alpha Condé et de son gouvernement », lance Cellou Dalein Diallo."
Et plus loin,CDD:"Car si les délais constitutionnels ne sont pas respectés, Alpha Condé perd du coup sa légalité et sa légitimité. Dès lors, les Guinéens feront constater la vacance du pouvoir afin qu’une transition soit engagée. » ".
Il y a une contradiction manifeste dans les propos de CDD. La justice est aux ordres de l'Exécutif,qui va donc constater la vacance du pouvoir? Et avec le même contexte de soumission du judiciaire au PRG que sous Lansana Conté,je vois mal comment l'AN ou une Cour va accepter de constater cette requête. D’où notre argument depuis le début que la bonne stratégie de lutte et de bon sens de l'opposition aurait été de concentrer leur revendication pour une justice neutre et professionnelle de gré ou de force. La Justice doit faire son travail en toute liberté autrement il n'y a plus de république et l'opposition instaure une désobéissance civile. Les luttes pour des élections et autres revendications que la Justice peut annulées en faveur du pouvoir est comme vouloir remplir un récipient sans fond. Car malgré tout,Alpha est dans son rôle(sans les assassinats odieux d'innocents)comme aurait fait CDD ou Sidya pour garder son pouvoir. Et normalement,la justice et les Cours de justice sont là pour lui dire non! C'est anticonstitutionnel,on ne peut faire cela!
L'opposition au lieu de comprendre cela avec les attitudes de la Cour suprême depuis Lansana Conté,la présidentielle de 2010(annulation ou omission volontaire des suffrages de Ratoma empêchant CDD d'atteindre les 50%) et les législatives de 2013 malgré la nouvelle constitution qui donne plus d'indépendance aux magistrats,l'opposition a continué à se limiter à des revendications purement politiques liées aux élections et en ignorant la soumission de la justice à Alpha. Ce qui m’inquiète est que cette attitude des principaux leaders de l'opposition laisse penser qu'ils conçoivent qu'il revient au PRG de laisser ou non la Justice travailler librement au lieu que ce soit le strict respect de la Constitution et le sacro-saint principe républicain de la séparation des pouvoirs? La politique chez nous tend a laisser penser que tout part du PRG et fini par le PRG nonobstant une loi fondamentale qui aurait dû être la norme juridique suprême de la gouvernance. Elle est neutre et impersonnelle.

Mr abraham, si vous relisez l'interview a tete repose, sans etat d'ame prealable, vous comprendrez qu'il n'ya aucune contradiction dans les propos de CDD. Mais bon les discours politiques sont parfois tres diffciles a dechiffrer. Cordialement
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+1 #4 Adradiallo 10-12-2014 14:22

[quote name="KOUYATE"]Les élections seront organisées en 2015 en République de Guinée, c'est constitutionnel.
L'argument ke c'est l'opposition ki a voulu une CENI politik.... encore une fois RIEN n'est possible avec AC, le problem ce n'est pas la CENI. D'ailleurs avec AC president, ki peut envisager une CENI apolitik? alors ke meme ds le cas ou l'opposition est representee au sein de l'institution ca ne marche tjrs pas pour elle. certains de ses representant sont parfois soupconnes. Comment peut on envisager une CENI apolitik alors ke maintenant tous ses membres ki ne sont pas de l'opposition oeuvreent en faveur du RP[C]? y compris son president Bakary Fofana. k'y aurait il s'il n'y avait aucune representant de l'opposition. bcp de critik contre l'opposition, mais encore une RIEN n'est possible avec AC. la solution est ke les principaux elements de l'institution soit des Europeens diriges par un prix Nobel de Paix, ce ke AC n'acceptera JAMAIS, d'ailleurs il avait refuse un Norvegien en 2010 avant d'accepter Gl Sangare.
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+2 #3 Adradiallo 10-12-2014 14:03

[quote name="Abraham bantignel"]Quoi que l'on fasse, tant qu'on lit le Net et que l'on se préoccupe de la Guinée, il est difficile .....
je comprend votre point si vs dites ke l'opposition doit lutter pour la justice et non pour des elections. Mais, en realite, est ce possible? je doute. a mon avis rien n'est possible avec AC, point. S. Konate ns a mis ds un trou, difficil de s'en sortir vraiment.
les opposant ont manifeste pour des election et des dizaine de morts, mais ils n'ont pas pu obtenir des election libre. Alors comment peuve t ils obtenir une justice independente? Il a fallu ke l'opposition accepte des election perdu d'avance juste pour k'il y ai election et cela en allant a l'election avec toutes les anomalie k'ils ont signale (liste des electeur non affiche, decoupage electoral non corrige, carte d'electeur non distribue,...). je pense ke l'opposition fait bcp de ce k'elle peut. mais avec AC, RIEN n'est possible. il est plus facil de lui retirer son ame ke de lui retirer les mines Guineenne. K'Allah libere la Guinee.
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-1 #2 KOUYATE 10-12-2014 01:09

Les élections seront organisées en 2015 en République de Guinée, c'est constitutionnel.
Mais, en attendant, règlez les problèmes de la CENI d'abord si vous êtes des grands enfants qui peuvent regler un problème. Dejà, c'est un problème politique qui affecte un organe technique quand on lui a voulu politique, assumez en les conséquences...
Aussi, permettez tout pour la mobilisation des ressources qu'il faille pour la tenue du scrutin. Nos partenaires financiers vous refuseraient les fonds si vous ne vous comportez pas en "Grands enfants"...et ils auront bien fait de justifier un report en report jusqu'à encore un demi mandat... :-o
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+4 #1 Abraham bantignel 09-12-2014 21:26

Quoi que l'on fasse, tant qu'on lit le Net et que l'on se préoccupe de la Guinée, il est difficile de rester amorphe face aux contradictions et opinions en désavantage du Pays.
Aujourd'hui encore: "Ce que nous réclamons relève de notre plein droit pour la transparence du processus électoral et le respect des dispositions de la Constitution en termes de calendrier. » Et l’opposant de poursuivre son argumentaire en ces termes : « Nous ne saurions recourir à la justice guinéenne pour exiger du gouvernement le respect de la loi, d’autant que la justice est carrément à la dévotion de M. Alpha Condé et de son gouvernement », lance Cellou Dalein Diallo."
Et plus loin,CDD:"Car si les délais constitutionnels ne sont pas respectés, Alpha Condé perd du coup sa légalité et sa légitimité. Dès lors, les Guinéens feront constater la vacance du pouvoir afin qu’une transition soit engagée. » ".
Il y a une contradiction manifeste dans les propos de CDD. La justice est aux ordres de l'Exécutif,qui va donc constater la vacance du pouvoir? Et avec le même contexte de soumission du judiciaire au PRG que sous Lansana Conté,je vois mal comment l'AN ou une Cour va accepter de constater cette requête. D’où notre argument depuis le début que la bonne stratégie de lutte et de bon sens de l'opposition aurait été de concentrer leur revendication pour une justice neutre et professionnelle de gré ou de force. La Justice doit faire son travail en toute liberté autrement il n'y a plus de république et l'opposition instaure une désobéissance civile. Les luttes pour des élections et autres revendications que la Justice peut annulées en faveur du pouvoir est comme vouloir remplir un récipient sans fond. Car malgré tout,Alpha est dans son rôle(sans les assassinats odieux d'innocents)comme aurait fait CDD ou Sidya pour garder son pouvoir. Et normalement,la justice et les Cours de justice sont là pour lui dire non! C'est anticonstitutionnel,on ne peut faire cela!
L'opposition au lieu de comprendre cela avec les attitudes de la Cour suprême depuis Lansana Conté,la présidentielle de 2010(annulation ou omission volontaire des suffrages de Ratoma empêchant CDD d'atteindre les 50%) et les législatives de 2013 malgré la nouvelle constitution qui donne plus d'indépendance aux magistrats,l'opposition a continué à se limiter à des revendications purement politiques liées aux élections et en ignorant la soumission de la justice à Alpha. Ce qui m’inquiète est que cette attitude des principaux leaders de l'opposition laisse penser qu'ils conçoivent qu'il revient au PRG de laisser ou non la Justice travailler librement au lieu que ce soit le strict respect de la Constitution et le sacro-saint principe républicain de la séparation des pouvoirs? La politique chez nous tend a laisser penser que tout part du PRG et fini par le PRG nonobstant une loi fondamentale qui aurait dû être la norme juridique suprême de la gouvernance. Elle est neutre et impersonnelle.
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