Moussa Traoré Vendredi, 05 Décembre 2014 17:22
Des chargés de communication de l’opposition condamnent avec fermeté toutes les violations graves du droit à l’expression.
Des chargés de la communication de l’opposition ont rendu publique une déclaration, le lundi, 1er décembre lors d’une conférence à la Maison de la presse sise à Coléah. Selon eux, la liberté d’expression en Guinée est menacée. Le contenu de cette déclaration a été livré par Aliou Bah du Bloc Libéral. Selon lui, l’accession du professeur Alpha Condé à la magistrature suprême avait suscité au sein de l’élite guinéenne et notamment la classe politique un réel espoir au regard de ses prises de position quand il était opposant.
« Mais paradoxalement nous assistons sous son magistère à une violation croissante de la constitution et des libertés fondamentales tous azimuts et particulièrement à un musèlement de la presse et de la liberté d’expression.»
Il a rappelé certains faits qu’il considère comme étant une atteinte à la liberté d’expression. Il cite le 25 juillet 2011, quand le CNC avait imposé à tous les médias du pays l’interdiction d’évoquer l’attentat perpétré contre la personne du chef de l’Etat dans la nuit du 18 au 19 juillet. Quand, le 17 août 2013, le directeur général de la station privée Baté FM de Kankan a été menacé de mort par des inconnus et inquiété par les autorités de Kankan pour avoir donné la parole à des opposants. Le 12 novembre 2014 un journaliste reporter a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire pour avoir accordé une interview au chanteur reaggaeman Elie Kamano, qui dénonçait le régime du président Alpha Condé.
Dans la même déclaration, il dira « nous exprimons notre attachement aux valeurs républicaines et notre fidélité à notre Constitution, qui consacre la liberté d’expression en son article 7; nous condamnons avec fermeté toutes ces violations graves du droit à l’expression, véritable indice de la démocratie. Exprimons toute notre solidarité à l’endroit de tous ceux qui sont en prison ou sont victimes de poursuites judiciaires et autres actes d’intimidation pour leurs opinions par le pouvoir actuel.»
Pour clore, M. Bah interpelle la communauté internationale faire preuve de vigilance dans le respect des libertés publiques et des droits humains à la lumière des conventions internationales que l’Etat guinéen a ratifiées.
Moussa Traoré
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
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