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« Le 27 septembre 2011 ne verra pas ce que le 28 septembre 2009 a vu » estime Sidya Touré
Heinan Goba Jeudi, 22 Septembre 2011 18:14
L'annonce par l'opposition guinéenne d'une marche pacifique le 27 du mois pour demander à la CENI de revenir sur sa décision unilatérale prise en complicité avec le parti au pouvoir pour organiser les législatives le 29 décembre prochain, suscite d'énormes inquiétudes chez beaucoup d'observateurs de la scène politique guinéenne. Le 28 septembre 2009, à Conakry, une manifestation dite pacifique des opposants au régime militaire du capitaine Moussa Dadis Camara a dégénéré faisant plus de 150 morts et des milliers de blessés, selon les Nations Unies.
Le président de l'Union des forces républicaines (UFR) Sidya Touré, un des initiateurs de la marche du 27 septembre, qui était également aux avant-postes de la manifestation historique du 28 septembre 2009 au stade du 28 septembre, a rassuré l'opinion nationale et internationale que "le 27 septembre 2011 ne verra pas ce que le 28 septembre 2009 a connu". "Ce n'est pas le même contexte. En 2009, on avait en face de nous un régime militaire. Cette fois-ci c'est entre nous civil" a-t-il expliqué aux journalistes.
Toutefois, a tenu à préciser cet autre ténor de l'opposition guinéenne, "nous allons encadrer nos éléments". Même s'il est connu de tous que ce travail revient à la police et à la gendarmerie. D'où la colère de l'opposant qui a rétorqué aux journalistes qui voudraient savoir les dispositions pratiques prises pour éviter tout débordement le 27 du mois, de demander au gouvernement pourquoi on ne va pas aux élections.
L'ancien Premier ministre qui s'exprimait au cours d'une conférence de presse organisée par le collectif des partis politiques pour la finalisation de la Transition, dont il est l'un des membres influents, avait à ses côtés, Mamadou Cellou Dalein Diallo de l'UFDG, Mouctar Diallo des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), Faya Millimouno de la Nouvelle Génération pour la République (NGR), Fodé Mohamed Soumah de la Génération citoyenne (GéCi). Pour ne citer que ceux-ci.
"Il faut que les gens comprennent que le débat que nous menons à présent n'est pas uniquement politique. C'est un débat social. C'est un débat économique et financier. Tant que notre pays reste suspendu comme cela avec un exécutif qui est en train de changer toutes les données en nommant même des morts, ce sera la catastrophe... Il faut qu'on finisse avec cette transition pour qu'on parte de l'avant. Ce pays n'a jamais eu autant la chance de se développer que maintenant. Il faut saisir cette opportunité" a conseillé Sidya Touré.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com
Commentaires
Les Soussous,l'ethnie de mes ancetres, seraient ils alors plus Guineens que les autres? Ou alors les forces de l'ordre sous Alpha Conde' auraient elles des "balles de precision ethnique",comprenons par la que la balle en pleine trajectoire serait programme' a epargne' le Soussou?
La Guinee' a mieux a faire(vu le desastre herite' par le President Alpha Conde',car les predateurs sont passes par la)que de se vautrer dans de sempertinels debats ethniques. C'mmon LET'S WAKE UP NOW!!!
Pour ce qui concerne le boycott, même AC connait la bêtise de ce comportement qui validerait des élections, où le pouvoir remporterait 100% des suffrages. L'opposition n'est pas assez bête pour faire plaisir à ce gouvernement. C'est donc en empêchant des élections truquées, car toutes les violations précédentes de la constitution, n'ont que cet objectif en vue, qu'on peut espérer construire une démocratie avec tous.
C'est donc sur ce terrain que je vous attends, car vos autres facettes me laissent de marbre.
Cette mise au point faite,dites plutot que vous n'irez pas voter tant que vos conditions(obscures celles la) a vous ne seront pas remplies.
Ce n'est pas tout le monde qui galvaude la liberte' comme l'anarchiste que vous semblez etre.
Nous autres iront aux elections des que les autorites competentes donnerons le feu vert.
Preparons nous a aller aux elections legislatives.
Ceci dit,l'opposition a le droit de boycotter une election sans que cela n'arrete la marche du pays.








