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Drame de Rogbanè : le monde la Culture dénonce « une justice à deux vitesses »
Heinan Goba Jeudi, 23 Octobre 2014 00:44
« En matière correctionnelle, lorsque le maximum de la peine prévue par la loi est inférieur à six mois d’emprisonnement, l’inculpé domicilié en Guinée ne peut être détenu plus de cinq jours, après sa première comparution devant le juge d’instruction, s’il n’a pas déjà été condamné soit pour un crime, soit à un emprisonnement de plus de trois mois sans sursis, pour délit de droit commun.
Dans les autres cas, la détention provisoire ne peut excéder quatre mois. Si le maintien en détention au-delà de quatre mois apparaît nécessaire, le juge d’instruction peut, avant l’expiration de ce délai, décider la prolongation par ordonnance spécialement motivée, rendue sur les réquisitions également motivées du procureur de la République.
Aucune prolongation ne peut être prescrite pour une durée de plus de quatre mois », alinéas 1 ; 2 et 3 de l’article 142 du code de la procédure pénale.
Cependant voilà près de quatre mois que le directeur général de l’agence guinéenne des spectacles, Malick Kébé, le patron de la structure Mœurs Libre Prod, Ablaye Mbaye, et Nesta, responsable de la sécurité civile, sont en détention à la Maison centrale de Conakry (la plus grande prison de la Guinée). Jusqu’à ce jour, aucune précision en ce qui concerne la date de leur procès.
Mais ce n’est pas seulement cette violation flagrante de la loi qui irrite les artistes et les promoteurs culturels qui se sont constitués en soutien à ces détenus. Ce qui provoque le courroux de ces professionnels de la culture c’est « les deux poids, deux mesures des autorités judiciaires ». Pour eux, « leurs amis sont en train de subir de l’injustice de la part des autorités ».
« Pendant que nos amis sont en prison, le gouverneur de la ville de Conakry, Soriba Sorel Camara, le président de la délégation spéciale de Ratoma, Sékou Batouta Camara, inculpés au même titre, même si c’est à des degrés différents, sont libres de leur mouvement. D’autres effectuent même des déplacements à l’étranger », s’est indigné Maka Traoré, leur porte-parole.
Pour Rascondel, un des géants du rap guinéen, c’est clair que quelqu’un veut aujourd’hui que les Malick soit là où ils sont actuellement : en prison. « Malick n’est pas un dangereux criminel. Il a toutes les garanties de représentativité. C’est alors paradoxal qu’il soit en prison pendant que d’autres inculpés se promènent librement ».
Pour l’artiste Abraham Sonty dit Kondou Waka, « les autorités, par ce comportement, montrent qu’elles n’ont pas de respect pour les citoyens ». « Les chefs guinéens se montrent trop chefs », s’est exclamé l’artiste qui ne mâche ses mots. Avant d’estimer « qu’il suffit à l’Etat de dire à la population ce qui retarde le jugement du dossier ».
Le fait que le responsable de la sécurité civile soit en prison et qu’aucun gendarme ne soit inquiété, alors que la gendarmerie était présente au moment des faits, a aussi été dénoncé par les hommes de la Culture.
A rappeler que Malick Kébé et ses compagnons d’infortune ont été inculpés entre autres d’homicide involontaire, abstention délictueuse, et placés sous mandat de dépôt. Cela suite à la mort de 34 personnes, victimes de bousculades en marge d’un concert de rap marquant la fin du mois de Ramadan à Conakry.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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Commentaires
Continuons à amuser la gallérie des lecteurs en parlant de l’application décente de la loi en Guinée. Elle n’est évoquée par les représentants de l’Etat que lorsque vous touchez à leurs intérêts personnels ou à celui de leur parti (RPG - arc-en-ciel). Le reste, ils s’en amusent ! La création du Ministère que gère actuellement notre cher GASSAMA, (grand acteur hollywoodien) est une insulte à peine voilée à l’égard des Guinéens... Située en plein cœur de la capitale, sous le nez et la barbe des représentants des droits de l’homme, elle sert aux pires mauvais traitements des humains....Je suis allé déposer un repas pour un détenu, ils m’ont fait payer le double de ce que j’ai dépensé pour le repas journalier de toute ma famille, afin que le pauvre puisse entrer en possession de son repas. Un mourant qui se tenait difficilement sur ses jambes, avec un ventre ballonné, le corps tâché partout de noir, un regard perdu, est sorti aussi récupérer le sien, je n’ai pas pu retenir mes larmes. A quand la fin du calvaire de ce peuple sans défense ?
Je souscris pleinement. Alpha Condé va finir ses 5 ans offerts par cette saloperie de Couchner en ayant fait qu'un seul procès : le sien
Mais bon Six mois c'est pas 6ans et partager la meme cellule ne signifie pas meme peine!
C'est le changement en tout cas_LA LOI,LA LOI ET LA LOI,apartir de desormais jusqu'a dorenavant LA LOI sera appliquee et la loi a ses intouchables.Menace de la condecratie-A qui veut l'entendre!








