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Ebola frappe l’économie : la Guinée déficitaire de 627 milliards GNF
Thierno Fodé Sow Jeudi, 16 Octobre 2014 21:16
On est loin de voir une réelle éclaircie sur le plan économique, avec ce virus Ebola qui frappe fort et affaiblit inexorablement l’économie. Si les trois pays touchés par l’épidémie de fièvre Ebola (Guinée, Libéria et Sierra Leone) ont un manque à gagner de 13 milliards de dollars US, a affirmé mercredi soir à Dakar, Abdoulaye Mar Dieye, directeur du Bureau régional pour l’Afrique et administrateur assistant à New York du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). La Guinée elle estime à quelque 627 milliards GNF ce déficit.
Ce manque à gagner a été révélé mercredi, dans un document dit de projet de loi de finances rectificative 2014 présenté par le gouvernement aux députés. L’inflation qui devait se situer au dernier trimestre de l’année à 8,5% va grimper à 9,5%. Le PIB diminue aussi d’un point, selon le document présenté. Le taux de croissance annoncé à 4,5 % en début d’année pourrait chuter à 2,5%. Pendant ce temps, les dépenses courantes elles, ont augmenté, notamment dans les domaines de l’énergie. S’agissant de la riposte contre Ebola, le gouvernement mise, tenez-vous bien, sur 938 milliards GNF. Si jusque-là les dépenses de l’Etat avoisinaient 13 900 milliards GNF pour cette année, la projection pour l’année prochaine bondit à 15 100 milliards GNF, soit un gap de 1200 milliards GNF.
Ce déficit annoncé vient s’ajouter à un déficit courant de mille autres milliards de GNF non encore comblé. Ce trou a été provoqué, selon le gouvernement, par les marches répétitives de l’opposition qui, pour autant, ne demande qu’un réel cadre de dialogue et de concertation en vue de mieux mener la vie politique. La Guinée s’enfonce. Sidya et Cie ne veulent en revanche pas entendre parler d’échec de la gouvernance motivé par Ebola.
Thierno Fodé Sow
pour GuineeActu
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Commentaires
Gandhi soyons sérieux, vous avez bien dit "On ne dépense pas ce qu'on ne possède pas"; d'ou la question comment on finance le déficit budgétaire? Les politiques de relance économique sont d'origine Keynésienne.Elle vous aimez extrapoler la pensé d'autrui, personne n'a fait un parallèle entre la "croissance extraordinaire et le déficit systématique". Encore une fois revoyez vos documents sur les fondements de la politique Keynésienne. Agronome de formation vivant de subside en France,le froid va finir avec toi Gandhi, tu as intérêt de revenir au pays. Vive la République de Guinée.
La Guinée vit de dettes chroniques depuis quasiment 58. Lorsque je dis de ne pas dépenser ce qu'on ne possède pas, je veux dire d'arrêter de faire des déficits, qu'on devrait d'ailleurs interdire par la constitution (la fameuse règle d'or budgétaire). On ne doit dépenser que ce que l'on possède. Les crédits doivent financer des dépenses d'investissement et non de fonctionnement.
Par ailleurs, je critique ce que vous dites et non votre personne, je ne vous ai pas traité de clochard, donc gardez votre sang froid.
From Gandhi "On ne dépense pas ce qu'on ne possède pas". Ha j"espère que je ne discute pas avec un Banabana deu marché Madina? Gandhi revoyez vos livres sur la politique économique et surtout sur la théorie du "Déficit systématique" de J.M. Keynes, développée dans le livre "Economie Politique" de Raymond Barre, édition révisée.vive la Révolution, ha non j'ai oublié Vive la République de Guinée.
Alsény Camara, la théorie du déficit systématique que vous évoquez, n'est pas un ouvrage de Keynes, et vous n'en avez manifestement pas compris le fondement. Keynes a prôné de relancer l'activité économique en période de ralentissement, par des dépenses publiques nouvelles, notamment d'infrastructures (d'où le déficit systématique du budget de l'État), et de la freiner en période d'emballement. Il est vrai que la Guinée n'ayant jamais connu de croissance extraordinaire, vit dans le déficit systématique, ce qui conduit des Guinéens comme vous, à s'imaginer que c'est la norme.
Certains nous expliquent qu'obtenir l'IPPTE est une grande victoire. Moi je ne vois que formatage d'assistés, voire de parasites, ne vivant que de dettes perpétuelles, jamais remboursées, en oubliant toutefois que quelqu'un paie toujours au final, et que contrairement à ce que l'opinion publique croit, c'est toujours la Guinée, donc les Guinéens qui remboursent. A leur décharge, ce sont tous nos dirigeants qui en sont responsables, les Guinéens ne faisant que subir.
C'est à cause de cette mentalité d'assistés, que nous sommes à la traîne de tout, et que nous ne voulons pas travailler, mais vivre de rentes minières, dont seuls les dirigeants profitent, et il faudra des générations pour nous défaire de ces réflexes néfastes.
Le déficit budgétaire résulte de l'accroissement des dépenses supérieur à celui des recettes publiques. Dans le Tableau des Opérations financières de l'Etat, on montre bien comment le déficit est financé, soit par emprunt extérieur soit auprès du système, soit auprès du secteur privé par accumulation d'arriérés intérieur. Cependant, le cumul du déficit d'un exercice à l'autre implique une augmentation de la dette publique. Enfin, le "Gap" dont il est question est le déficit budgétaire et non l'accroissement des dépenses publiques d'une année à l'autre; c'est ce qu'il fallait démontrer.
Qu'un déficit soit financé par un financement privé, la planche à billets, ou l'accumulation d'arriérés antérieurs... il n'en reste pas moins, que c'est un trou qu'il faudra rembourser. On ne dépense pas ce qu'on ne possède pas, mais ça manifestement cela ne fait pas partie de vos principes.
Portez-vous bien !
Pendant ce temps nos médecins manquent de kits sanitaires, d'équipements de protection qui ailleurs sont utilisés une seule fois, alors qu'en Guinée, ces même kits sont ré-ré-utilisés faute de moyens suffisants !
Cette gouvernance montre ses limites et quoi qu'on fasse, on arrivera au même avec cette même équipe ! Une seule chose à faire changer ! Ce changement s'il est clamé par la haute Guinée serait lus audible encore que n'importe quelle autre région ! Prenons nos responsabilités !
Dieu merci, les Foutaniens n'ont jamais soutenu ce type (a part quelques brebis galeuses) et les événements actuels leur donne bien raison!
- 85 milliards de plus aux 362 milliards précédents pour la Présidence.
- 37 milliards de moins pour le ministère de la santé puisque ça c'est le problème des blancs maintenant.
Vraiment les marches de l'opposition ont vraiment bon dos - pour les naïfs et les débiles...
Aussi,l'importance du gap ou déficit budgétaire est évaluée par rapport au PIB courant, il est calculé hors dons et dons compris. Dire que la Guinée s'enfonce, sans une analyse des soldes du Tableau des Opérations financières de l'Etat, de ceux de la Situation monétaire intégrée, de la Balance des paiements et bien sur l'évolution des compasantes du PIB, c'est aller vite en besongne.
C'est aussi très rapide d'avancer que Sow est allé vite en besogne, alors que vous ne démontrez rien. Quand bien même le déficit de l'année prochaine serait moins important que celui de l'année dernière, il n'en reste pas moins que ce sera ENCORE un déficit qui s'accumulera aux précédents. Bref un déficit continu pour la Guinée, mais des bénéfices en augmentation pour AC. C'est tout ce qu'il faut retenir.
- L'impact de ebola sur l'agriculture et l’élevage ne figurent pas dans ce rapport
- L'impact sur le marché informel n'y figure pas non plus.
Donc le rapport du ministre du Budget, curieusement un autre condé (N'est ce pas une condecratie) est erroné !
Le taux de croissance cumulé moyen de 2011 à 2013 est de 2,8% en réalité! ce qui veut dire que l'Alphagouvernance n'a fait que plombé l'essor socio économique de la Guinée. En effet les compagnies minières qui tirent la croissance du pays vers le haut ont fermé boutique dès le second semestre 2011 anéantissant ainsi toute possibilité de croissance de l'économie nationale! Il reste le secteur primaire (agriculture, elevage et autres)qui est resté à l'état artisanal et apporte très peu de chose dans la création de richesses.
Le secteur tertiaire amené par le commerce et l'informel a été plombé par la politique d'ethnisation d'Alpha Ebola qui veut coute que coute chasser les commerçants peuls et ces derniers otourné leur talent vers la Sierra léone et le Libéria. Pour preuve ces deux pays ont cumulé des taux de croissance moyen de l'ordre de 9% par an grâce aux investissements guinéens (importation des commerçants peuls). Pour s'en rendre compte il faut simplement faire un tour au cordon douanier du port de Conakry où les douaniers passent le clair de leur temps à somnoler et bailler aux corneilles!!!
C'est vrai qu"EBOLA a des effets néfastes sur les économies léonaises et libériennes qui étaient en pleine croissance; mais l'économie guinéenne était déjà morte et Ebola ne fait que l'accompagner au cimetière!!!








