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Ebola et élections : pouvoir et opposition à couteaux tirés !

Thierno Fodé Sow  Jeudi, 16 Octobre 2014 20:36

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TOURE_Sidya_7_01Le virus Ebola, avec son cortège de malheurs, empêchera-t-il la Guinée d’organiser ses élections locales dont les préalables ont été déjà ratés ? Cette question divise pouvoir et opposition, aujourd’hui à couteaux tirés.

Si l’opposition, comme l’UFR, estime que « la date de l’élection présidentielle est fixée par la Constitution » et que « si on doit changer cette date, cela devrait intervenir dans le cadre parfaitement légal, et donc le président de la République n’a pas la possibilité de modifier cette date », du côté du pouvoir on tente de recadrer. Même s’il se félicite de « l’engagement collectif de tous les acteurs politiques », il s’insurge pour autant contre ce qu’il appelle « la prolifération de spéculations, faisant état d’un possible report du calendrier électoral ». Selon Lansana Komara du RPG, le vote « c’est d’abord pour les vivants et le respect de l’humanoïde dans toutes ses dimensions. C’est pourquoi, nous proclamons haut et fort qu’il n’y a pas de consentement éclairé et de démocratie vraie, pour un électeur ou citoyen qui ne sait pas s’il faut pleurer un des plus proches fauché par le virus Ebola ou bien aller écouter, applaudir ou voter. » Conséquence : « notre seul souci de l’heure et du moment, c’est comment gagner cette horrible et sale guerre que nous a déclaré le virus Ebola ».

De toute évidence estime Sidya Touré, « Ebola n’est pas une opportunité, c’est une épidémie qu’il faut combattre. La réalité de la responsabilité de ce gouvernement vis-à-vis de ses électeurs reste établie. Et il devra être sanctionné l’année prochaine par une élection, Ebola ou pas. Nous sanctionnerons le gouvernement qui ne nous a pas permis pendant les cinq années de son mandat de connaître un minimum de bien-être. » 


Thierno Fodé Sow
pour GuineeActu


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