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CHU de Donka : les services de l’ORL handicapés par des délestages intempestifs

Richard Tamone  Samedi, 11 Octobre 2014 20:33

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CHU_Donka_hopital_Conakry_2_01Le centre hospitalo-universitaire de Donka est confronté à des délestages intempestifs. Toute chose qui met un frein aux prestations des différents services médicaux.

La majorité de la population du pays est traitée dans ce grand centre médical. A votre arrivée sur les lieux, vous constatez le fonctionnement de petits groupes électrogènes. C’est simplement parce que le courant fourni par la société Electricité de Guinée (EDG) est interrompu, au préjudice des patients. Par exemple, ce jour, précisément aux environs de 8h à 9h et jusqu’au moment où nous avons quitté le service de l’oto-rhino-laryngologie (ORL) du CHU de Donka. La denrée encore très rare n’était pas encore arrivée. Pour pallier ces coupures d’électricité des groupes électrogènes sont installés dans certains pavillons, surtout ceux dont la prestation est liée à l’électricité. Notamment l’ORL ou le centre ophtalmologique, ou les blocs opératoires.

Ce service médical spécialisé dans le traitement des maladies du nez, de la gorge et des oreilles enregistre la présence de beaucoup de patients venus se faire traiter, alors que certains services n’enregistrent que rarement des patients pour cause d’épidémie d’Ebola.

« Vous vous plaignez de quoi ? » a-t-on demandé à une jeune dame trouvée devant le pavillon d’ORL en attendant sa prise charge. « Je suis venue suivre un traitement de dix (10) jours contre l’inflammation du sinus ». Pendant qu’elle me répondait, une dame d’une cinquantaine d’années apparemment du service d’ORL vient trouver un jeune homme en blouse blanche pour l’inviter à donner sa part enfin de pouvoir alimenter le petit groupe électrogène. Et commencer le traitement des patients avec des appareils dont le fonctionnement est lié à l’électricité.

Quelques minutes après, nous apercevons un bidon de couleur bleue. Le détenteur dudit bidon invita un jeune venu se faire traiter à l’aider à faire sortir le groupe électrogène. Après l’allumage, les chaises sont installées sur le palier du bureau de l’ORL pour le traitement des patients. Ce traitement consiste à aspirer le produit dégagé dans les sinus, cela dit-on permettant de lutter contre l’inflammation des muqueuses nasales.

Il vous arrive souvent d’alimenter ce groupe, a-t-on cherché à savoir auprès d’un médecin. « Oui cela est fréquent, pour ne pas faire attendre trop les patients. Comme vous voyez, on ne peut pas travailler sans le courant », a répondu l’homme en blouse blanche.

Un autre aspect qui ternit l’image du CHU de Donka est celui de l’insalubrité. Vous ne pouvez pas faire cinq (5) minutes dans l’un des immeubles du CHU de Donka, sans voir une personne du haut du bâtiment se débarrasser d’eau usée ou d’un déchet, au vu et au su de tout le monde, y compris des médecins des différents pavillons. Pratiquement tous les toits des bâtiments qui sont juxtaposés près des différents immeubles sont envahis de déchets. Des sachets d’eau, des sacs plastiques, du riz…

Si les centres médicaux doivent être des lieux de salubrité par excellence, au CHU de Donka, ce concept est loin d’être respecté. Vivement donc que les responsables de ce CHU prennent des mesures nécessaires pour palier cet état de fait qui ternit l’image de ce grand centre médical du pays.


Richard Tamone
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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