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Massacres de Womey : une honte nationale
Aliou Sow Mardi, 23 Septembre 2014 18:47
Les crimes perpétrés dans la localité de Womey, dans la préfecture de N’Zérékoré, la semaine dernière ont choqué l’opinion, et relancent le débat sur la capacité de l’Etat à assumer sa mission de protection de ses citoyens. Avec le comportement de certains citoyens qui se conduisent en anarchistes, allant jusqu’à ôter la vie à leurs semblables. Une véritable honte nationale.
Les 9 membres de l’équipe de sensibilisation contre le virus Ebola assassinés par les populations de la localité de Womey, la semaine dernière, ont été inhumés dans la ville de N’Zérékoré. Au nombre des victimes figurent 3 journalistes et 3 médecins, dont le directeur préfectoral de la santé, le directeur général adjoint de l’hôpital de la province ainsi que le fondateur d’un hôpital chrétien basé dans la région. C’est la mission gouvernementale composée du ministre de la Communication Makanéra Kaké et de son homologue de la Santé, Dr Rémy Lamah, qui s’est rendue à Womey, pour exhumer les corps, qui avaient été enterrés dans une fosse commune. Preuve de la cruauté des assaillants, qui étaient constitués de jeunes gens à majorité, surexcités, ne voulant rien entendre comme message de la part de l’équipe de sensibilisation sur la fièvre hémorragique Ebola.
Suite à ce drame, de nombreuses réactions de condamnation ont été enregistrées. Ce fut en premier lieu le premier ministre Mohamed Saïd Fofana qui, dans un discours, s’est adressé aux populations pour les informer de ce qui venait de se passer à Womey, lorsqu’une équipe de sensibilisation contre le virus Ebola s’est fait attaquer par des individus qui ont assassiné 9 des membres de la délégation. Il faut déplorer le fait que le gouverneur et le préfet de N’Zérékoré se soient enfuis pour laisser les autres dans les mains de leurs bourreaux. Aux yeux de maints observateurs, Lancéi Condé et M’Bop Camara pourraient se voir inquiéter pour « non-assistance » à personnes en danger.
« Le gouvernement condamne avec la plus ferme énergie l’assassinat de citoyens guinéens, dont des représentants de l’Etat dans l’exercice de leur fonction. Cet acte témoigne d’une cruauté intolérable et injustifiable, quelles que soient les circonstances. Cela est d’autant plus regrettable que cet évènement intervient à un moment où la communauté internationale se mobilise pour accompagner les pays affectés dans leur lutte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola », a déclaré le premier ministre. Qui a ajouté que « le gouvernement assure que ces crimes ne resteront pas impunis et recevront la réponse judiciaire appropriée. Déjà une enquête judiciaire a été ouverte. Toutes les personnes impliquées dans ces assassinats crapuleux seront traquées et traduites devant les juridictions pour recevoir la sanction prévue par la loi. »
Mohamed Saïd Fofana a aussi fait savoir dans son intervention que « six personnes ont été déjà interpelées. Et les forces de sécurité restent déployées pour appuyer l’enquête en cours. »
Face à la gravité de la situation, il a tenu à rassurer l’opinion nationale et internationale en ces termes : « Nous rassurons les Guinéens et ceux qui nous aident que l’Etat ne se laissera pas distraire par des actes irraisonnés et irresponsables. Le gouvernement et les forces vives de la nation restent mobilisés derrière le leadership du président de la République, le Pr Alpha Condé dans sa mission de préservation de la paix et l’unité nationale, de la santé et de la sécurité des populations », a indiqué le premier ministre.
L’autre réaction du gouvernement est venue cette fois de Damantang Albert Camara, son porte-parole. Qui dans sa déclaration a estimé que « ces crimes sont d’autant plus regrettables qu’ils interviennent au moment où la communauté internationale se mobilise pour accompagner les pays affectés dans leur lutte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola. » Damantang a ensuite dit que « ces actes ne resteront pas impunis et recevront la réponse judiciaire appropriée ». Annonçant au passage l’ouverture d’une enquête judiciaire pour faire la lumière sur les tueries.
Le seul hic est que la plupart des citoyens, désabusés face au comportement de la justice en pareilles circonstances, n’en croient pas un mot, concernant ces promesses du gouvernement d’élucider ce qui s’est passé à Womey.
Ces gens n’auraient pas tout à fait tort, quand on jette un regard rétrospectif sur des cas de violations graves des droits de l’homme dans le pays, notamment en zone forestière où plusieurs dizaines de personnes ont trouvé la mort, de manière atroce dans la ville de N’Zérékoré et à Koulé, une localité située à 40 kilomètres de la préfecture, lors d’affrontements communautaires. Sans que la machine judiciaire ne soit en mesure de situer la responsabilité dans ces massacres.
Avant ces affrontements entre Guerzés et Koniankés, il y a eu les tueries de Zogota, localité qui abritait la base de la société brésilienne Vale, qui devait y exploiter une mine de fer. La révolte des populations locales contre la présence de Vale, avait conduit à une répression qui fit 6 morts, selon un rapport conçu par des défenseurs des droits de l’homme. La liste de tels scenarii est non exhaustive. Et à chacune de ces occasions, la justice s’est limitée à des promesses, sans que les auteurs de telles atrocités ne soient confondus. C’est cette impunité qui serait le terreau des violations des droits de l’homme pensent certains observateurs. Et à cette allure, on n’est pas sorti de l’auberge…
Aliou Sow
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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Commentaires
Ce Diallo n'a rien à voir avec moi sauf que nous portons le même nom. Je prie le site de nous différencier.
Si c'est cette version est vraie faites tout Mr Diallo afin qu'elle éclate à la face du monde.
Mr Diallo, rajoutez votre prénom et le tour sera joué et si cela ne suffit pas par une autre homonymie, rajouter un autre signe, comme on fait chez nous...
En tout cas les pseudos ont également leurs désavantages dont on ne peux hélas se plaindre !
C'est pas moi qui ai écrit l'information c'est le site: www.guineeinformations.fr Vous croyez que la déclaration de Mr. Bah Oury sur Womey est gratuite? Moi je dirai non. Les intellectuels de la forêt doivent assumer leur responsabilité tout en information authentiquement les guinéens et non guinéens de la réalité sur le terrain. Aujourd'hui le régime de Alpha Condé est en train de monter tout le monde contre les citoyens de la forêt en général mais surtout ceux de Womey en particulier.
Ce Diallo n'a rien à voir avec moi sauf que nous portons le même nom. Je prie le site de nous différencier.
Si c'est cette version est vraie faites tout Mr Diallo afin qu'elle éclate à la face du monde.
C'est à vous de prendre des dispositions afin que vous ne soyez pas confondu avec un autre Diallo ,Il y en a tant comme vous le savez.
Si c'est cette version est vraie faites tout Mr Diallo afin qu'elle éclate à la face du monde.
mercredi, 24 septembre 2014 00:00
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Selon une source gouvernementale, les habitants de Womey ne sont ni de près, ni de loin mêlés à ces massacres; mais des actes de l'ULIMO, groupe rebelle libérien créé en 1991 et dont des éléments sont encore basés en Guinée Forestière.
«On a des personnes qui font de la désinformation sur l'origine de cette maladie, donc l'Etat est en train de prendre des dispositions», annonçait le Dr Sakoba Keita, coordinateur de riposte contre Ebola, au lendemain des affrontements à Nzérékoré, en août dernier, suite à la mise à sac des locaux de MSF dans la ville. Une semaine plus tard, les forces de l’ordre, sous-préfets, et autres autorités locales font la chasse à ceux qu’ils appellent négationnistes. Les arrestations commencent en forêt, et notamment dans la préfecture de Nzérékoré, à Nzérékoré-Centre, Soulouta, Womey, Gouécké, Bounouma, Kobéla…
Le sous-préfet de Womey par excès de zèle procéda à des arrestations y compris de certaines notabilités sous prétexte que des membres de leurs familles seraient impliqués dans la diffusion des rumeurs remettant en cause l’existence d’Ebola.
Le 8 septembre, une délégation des familles des personnes interpellées se rend chez le sous-préfet de Womey, Moriba Touré, pour obtenir la libération de leurs proches; au sortir des entretiens, ce dernier se serait engagé à examiner la question.
Toutefois, le 14 septembre au soir, les sages de Womey informés de l’arrivée d’une délégation gouvernementale dans leur localité, le Mardi 16 Septembre 2014, pour une campagne d’information et de sensibilisation des populations sur le virus Ebola, réunissent les jeunes, et les informent qu’à cette occasion, le sous-préfet donnera une suite favorable à la libération de leurs proches.
Comme prévu, arrive le mardi 16 Septembre 2014, une délégation conduite par le gouverneur de Nzérékoré, Lancei Condé, le préfet de la ville, Aboubacar Mbop Camara, et le sous-préfet de Womey, Moriba Touré, en compagnie entre autres du Directeur Préfectoral de la Santé de N’Nzérékoré, Dr Ibrahima Fernandez; du Directeur Général Adjoint de l’hôpital régional de N’Zérékoré, Dr Ibrahima Saliou Barry, du Chef du Centre de Santé de Womey, Pépé Kpogohomou, de Moïse Mamy, le Pasteur évangéliste de N’Zao, de trois journalistes, et d’environ une dizaine de militaires armés.
Après le cérémonial d’accueil, et le discours en français du gouverneur Lancei Condé, un jeune se leva dans l’auditoire pour demander pourquoi dans l'objet de la mission, il n’y aucun mot sur le sort des personnes interpellées depuis plusieurs jour. Le sous-préfet de Womey, Moriba Touré lui ordonna de s’assoir, et subitement un autre jeune expliqua que la libération de leurs proches n’est pas négociable, puisqu’il paraîtrait qu’ils ne sont plus vivants. Soudain deux militaires s’approchèrent de lui, l’empoignèrent en se dirigeant vers un de leurs pick-up; d’autres jeunes leur coupèrent aussitôt la route; trois militaires décidèrent en ce moment là de faire évacuer le gouverneur Lancei Condé, et le préfet Aboubacar Mbop Camara, les autres se mirent d’abord à tirer en l’air, mais devant la détermination de la foule d’empêcher toute nouvelle arrestation, un militaire tira dans la foule, plusieurs personnes tombent. Puis c’est le sauve-qui-peut.
Selon une source gouvernementale qui souhaite garder l’anonymat, les habitants de Womey ne sont ni de près, ni de loin mêlés à ces massacres. C’est pendant que le reste de la délégation s’empressait de monter dans leurs véhicules pour quitter les lieux; que des éléments du Mouvement Unifié pour la Démocratie au Libéria (ULIMO- groupe rebelle libérien créé en 1991 et dont des éléments sont encore basés en Guinée Forestière), sortirent de la brousse pour engager un combat avec les militaires. Le bilan serait plus lourd que celui qui a été annoncé, il y aurait en plus des huit victimes citées par le gouvernement guinéen, quatre militaires, ainsi qu’un peu plus de vingt civiles originaires de Womey et environs assassinés. D’après cette source, le gouvernement ne veut pas rendre public les véritables enquêtes.
Le gouvernement guinéen cache la vérité, et le corps des victimes originaires de Womey, et ceux qui sont présentés aujourd’hui comme responsables de cette tuerie, étaient déjà dans les mains des autorités depuis plusieurs jours, et bien avant les événements du 16 septembre 2014.
Un scenario finalement très proche de celui de 2011, qui a frappé Almamy Aguibou Diallo, et son ami Mamadou Alpha Diallo, présentés comme les cerveaux de l’attaque du 19 juillet 2011, alors qu’ils avaient été arrêtés avec les pick-up qui auraient servi dans l’attaque, avant le jour J.
Laye Junior Condé, membre du bureau exécutif du RPG déclarait il y a trois jours: «La culture de la barbarie, est un problème de gène chez les forestiers», des mots qui ont soulevé une vague d’indignations en Guinée, mais malheureusement comme dans ce pays, et dans de pareils cas, on est plus partisan que citoyen; au sein du parti au pouvoir, le caractère choquant de ses déclarations visant à souiller la réputation d’une communauté ayant payé le plus lourd tribut depuis l’arrivée du professeur Alpha Condé au pouvoir, n’a ému personne. Mais, ce n’est pas nouveau dans la mouvance; en 2010, le professeur Alpha Condé avait révélé que, ce sont «les jeunes forestiers qui se vantent de boire le sang et manger le cœur de leurs adversaires qui ont commis les massacres du 28 septembre 2009».
GUINEEINFORMATION
http://guineeinformation.fr/index.php/guinee/item/1312-exclusif-la-tragedie-de-womey-plus-de-vingt-victimes-plusieurs-dizaines-de-blesses-et-d-arrestations-le-film-des-evenements
Il n'y a pas eu encore de conclusion d’enquête que déjà le gouvernement a rendu son verdict.
Au passage: bravo au Général Sékouba Konaté qui dit qu'il ne répondra qu'à des juges de juridiction internationale et non aux juges Guinéens car l'Exécutif va saboter leur travail. Sekouba Konaté est largement remonté dans mon estime; même si c'est un calcul par revanche de promesses non respectées encore une fois par Alpha Conde.
.....Que le miséricordieux, maitre des cieux et de la terre accepte les victimes d’atrocités dans son jardin d’Aden et que leurs âmes reposent en paix. Amen. ……. Question à tous......... y-a-t-il eu un président en guinée qui nous amené au gouffre en ci-peu de temps ? ..... Même les guinéens atteints de la maladie d’Ebola intellectuelle ne trouveront pas un, comme notre Grimpeur.
......Lejusticier dit qu’on ne hait pas le Grimpeur,..... c’est sa traitrise qu’on déteste. Sinon avec sa corde de cravate, il serait en 2015 un très drôle grand-père à la retraite.
Tout crime merite un chatiment approprie.
Mais faute de justice,les reglements de compte feront libre cours.
A Zaly,au vu et su de tout,le Patriarche (un temoins et pourquoi pas victime vivant des atrocites de N'zerekore declenchees depuis Koule) fut moleste sans la moindre enquette jusq'a nos jours.Sans parler des morts en passant par Saoro,Zogota et autres.
Et puis,notre Prefet estime ne pas etre "agent puverisateur" encore moins un "docteur". Donc son travail reste loin de la...Alors qu'est ce qui a motive son deplacement surtout quand on sait que la population apprecie mal l'election du president actuel et que ses membres ne sont que des profiteurs?Une mesentente entre members influents de la delegation(Gouverneur-Prefet-chef de mission) a enfonce le clou et la suite on connait(le pire est arrive). Au jour d’aujourd’hui,les reglements de comptes en lieu et place de la JUSTICE suit son cours normal car le village Womey n’existe plus que de non.Sinon rase par un commandos lourdement arme.Y comprit des villages environant qui n’ont rien a voir avec ces crimes.L’etat fait aussi des victims innaucentes ka? Je ne suis en aucun cas dans la pense de l’autre puisqu’aux dire de nombreux citoyens,l’etape de Womey n’est qu’une fume mais le vrai feu se trouve non loin.A moins que nos profiteurs changent de strategie.
Zogota a reclame son droit mais a ete massacre nuitamment,en plein jour,Womey massacre,on y ravage tout.Le coin est devenu simplement un camp militaire a l’image de Galapkaye(Yomou).
Au finish,je propose a ces profiteer de convoquer les elites villageoise et ou les secretaries generaux… de toutes les localites de cible dans les centre ville,les sensibiliser et former.A leur tour iront en faire autant aupres de leur communaute respective. A bon entendeur salut!
Le maillot jaune de l'étape Womey-NZerekore du tour de Guinée doit être condamné pour son prix?
Ah que des inepties de la part de nos journaleux!
À forecariah c'était pour des cas confirmés d'ebola.
Que fera le gouvernement de Said Fofana pour ce problème survenu dans la famille Fofana de forecariah.
A Womey c'était pour une sensibilisation mais à forecariah c'est pour des cas confirmés de décès dans la famille Fofana !
Qu'est ce qui est plus dramatique entre le cas de Womey ou c'était pour une sensibilisation et celui de forecariah ou il s'agissait de protéger le reste de la population !???
Comme a dit Bah Oury, il y a de nombreuses zone d'ombre! La liste des disparus ne fait que changer. Finalement on ne sait pas qui est vraiment mort, disparu ou encore vivant. Wait and see!
Laye Junior du RPG réclame des pendaisons publiques pour ces atrocités. D'accord s'il exige le même châtiment pour les coupables du 28 septembre 2009 tout aussi barbares;sinon plus a cause des viols collectifs.
Allez savoir ce que s'est dit sur place !
Il n'y a qu'à écouter docteur sekouba Keita sur les médecins pour connaître le dédain que nos dirigeants ont pour les populations en général.








