Selection de vidéos
Partenaires
Le sous-sol guinéen au centre d'une opaque guerre de réseaux
Thomas Hofnung Lundi, 22 Septembre 2014 17:27
Ecarté d’un gisement prometteur, le groupe BSGR dénonce les manipulations de businessmen et d’hommes politiques étrangers auprès du président Condé.
Pendant que la fièvre Ebola fait des ravages en Afrique de l’Ouest, notamment en Guinée, une autre guerre fait rage dans ce pays au richissime sous-sol. Depuis des mois, elle met aux prises des compagnies minières (Rio Tinto et BSGR, le groupe du milliardaire franco-israélien Benny Steinmetz), le régime du président Alpha Condé, un groupe hétéroclite composé d’hommes d’affaires et de politiques sud-africains, mais aussi le célèbre milliardaire philanthrope George Soros. Et même, en arrière-plan, des personnalités de la gauche et de la droite françaises.
Le feuilleton, qui dure depuis 2008, vient de s’enrichir d’un nouvel épisode avec une demande d’arbitrage officiellement déposée à Washington, il y a quelques jours, par les avocats de BSGR auprès du CIRDI1. Exclu sans ménagement de la vaste partie de poker minier en cours, le groupe de Benny Steinmetz est décidé à prendre sa revanche. Et BSGR n’hésite pas à faire feu de tout bois : il accuse ainsi un «réseau » sud-africain d’avoir manipulé la présidentielle de 2010 en Guinée pour obtenir des contreparties financières de la part du nouveau pouvoir.
Règles élastiques. L’enjeu de la bataille se situe à 700 km au sud-est de Conakry. Considérée comme le plus vaste gisement au monde encore inexploré, la mine de fer de Simandou attise toutes les convoitises malgré son enclavement. Pour exporter le minerai depuis un port de la côte ouest africaine, il faudra construire une voie de chemin de fer de plusieurs centaines de kilomètres serpentant dans la forêt équatoriale. Un investissement lourd qui n’a pas empêché les compagnies minières de s’entre-déchirer. En Guinée, ancienne colonie française à l’instabilité chronique et aux règles élastiques, tous les coups sont permis. En 2008, le groupe BSGR obtient l’octroi de deux blocs miniers sur le site de Simandou pour la modique somme de 160 millions de dollars (plus de 103 millions d’euros) au détriment de la compagnie anglo-australienne Rio Tinto à laquelle Conakry reprochait son inertie. « Les autorités guinéennes ont perdu patience, justifie un proche de Benny Steinmetz. Rio Tinto cherchait visiblement à geler le gisement plus qu’à le mettre en exploitation. »
La guerre est déclarée. Deux ans plus tard, en 2010, BSGR réalise une formidable plus-value en revendant 51% de ses parts sur les blocs de Simandou au groupe minier brésilien Vale pour 2,5 milliards de dollars. De quoi aviver un peu plus la colère des rivaux du groupe de Benny Steinmetz. « Rien d’anormal dans cette opération, rétorque-t-on chez BSGR. Les études de faisabilité et l’exploration du sous-sol ayant confirmé la haute valeur du gisement de Simandou, nous avons cherché un partenaire pour le mettre en exploitation. » L’argument ne convainc pas la concurrence - c’est peu dire.
Le vent ne va pas tarder à tourner pour Benny Steinmetz. Peu après son élection, fin 2010, Alpha Condé décide brusquement de revoir tous les contrats signés par son prédécesseur, malgré leur confirmation sous la période de transition (2008-2010) qui a suivi le décès de Lansana Conté. Sur les conseils du milliardaire George Soros, vraisemblablement présenté au nouveau président guinéen par son ami de lycée Bernard Kouchner, le président Condé installe en février 2013 un comité technique chargé de cette lourde tâche. Et en avril 2014, suivant les recommandations dudit comité, le Président révoque les droits miniers de BSGR.
Pincé par le FBI. Le groupe de Benny Steinmetz, qui a fait fortune dans le secteur du diamant, est accusé d’avoir versé des pots-de-vin à Mamadie Touré, une jeune femme qui se présente comme la « quatrième épouse » de feu Lansana Conté et vit désormais aux Etats-Unis. BSGR réfute fermement ces allégations. Au printemps 2013, un intermédiaire français, Frédéric Cilins, qui a été brièvement associé à BSGR en Guinée, s’est pourtant fait pincer par le FBI dans un aéroport de Floride en train d’essayer de persuader Mamadie Touré de lui restituer des documents apparemment compromettants. Depuis, le Français a été condamné à deux ans de prison outre-Atlantique pour tentative d’obstruction à la justice mais, pour l’heure, BSGR n’a pas été convaincu de corruption.
Apparemment sûr de son fait, BSGR passe aujourd’hui à la contre-offensive avec, en France, le soutien de personnalités proches de l’UMP. Ses avocats soutiennent que BSGR est victime d’une machination. Et de souligner que c’est une société sud-africaine, Waymark Infotech, qui a assuré l’organisation de la présidentielle de 2010 à l’occasion de laquelle Alpha Condé a effectué une remontée aussi spectaculaire qu’inattendue, passant de 18% à 53% entre les deux tours…
En échange de son soutien au candidat Condé, dit-on chez BSGR, ce réseau était censé obtenir une partie des droits miniers sur Simandou. Pour ce faire, la société Palladino ‒ émanation de ce réseau ‒ aurait versé la somme de 25 millions de dollars afin de participer à la création d’une compagnie mixte chargée de lancer l’exploitation de la mine. Reste que, selon un courrier auquel Libération a eu accès, les mêmes se plaignent de l’évaporation de la totalité de cette somme et d’avoir finalement été écartés de ce fabuleux marché. Qui, au final, va rafler la mise à Simandou ? L’arbitrage ne sera pas rendu avant plusieurs mois.
Thomas Hofnung
liberation.fr
________________________________
1 Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements.
![]()
Commentaires
Un jour, on apprendra que ce mr Steinmetz, est à l'origine de la présence d'ebola en guinée forestière . Il est connu de tout le monde que ce Mr travaille avec les services sécrets israéliens ( MOSSAD )ils peuvent très bien introduire ebola dans cette région, juste pour empêcher une quelconque mise en valeur de Simandou . La mort des milliers des pauvres africains, ne peut en aucun cas émouvoir ceux qui cherchent à tout prix exploiter l'humanité .La seule chose qui compte à leurs yeux, est le profit, l'humain passe au second rang .
Youssouf, tu peut aussi apprendre autre chose, suivant ce lien: http://www.wikistrike.com/2014/08/des-experts-d-un-laboratoire-d-armes-biologiques-qui-fabriquait-une-nouvelle-souche-du-virus-ebola-tues-dans-le-vol-mh17.html
Mon frère, pardon ne prend pas comme exemple la RDC dans aucune de ses actions. Meme dans ce cas-ci il y avait de la magouille a outrance dans le dossier.
La RDC est surement le seul pays africain plus mal gouverné que la Guinée.
Par ailleurs ce texte est ecrit par un journaliste de Libération. Mrs les RPCistes du forum ce n'est pas un "habituel aigri contre le PPAC".
....................s, battez-vous pour que ce système s'en aille et pour un peu plus de bonheur pour vos parents au pays, avant qu'ils ne soient tous emportés par courte maladie, ce qui ne troublera pas une seconde le sommeil de la mafia guineenne - pensez-y en votre âme et conscience svp...
Mon frère, j’ai mal expliqué l’exemple que j’ai voulu donner sur cette affaire. Il ne s’agit pas là d’apprécier la République D. du Congo en tant qu’Etat et comme bon exemple, ni de son gouvernement en tant que model africain. Mais la façon dont les avocats qui ont travaillé sur le dossier Diallo Cravate pour la RDC ont pu ramener une réclamation de 36 milliards de $ à seulement 95 milles. J’ai voulu faire rappeler la façon dont la Guinée, avec toute son armada de juristes talentueux s’est laissée malmener dans cette affaire sans savoir comment le dire. De 36 milliards de dollars réclamés, le sieur n’a pu récupérer que 95.000 $. Je sais que le RD Congo avait un niveau de représentativité plus élevé que la Guinée, au niveau politique comme au niveau technique. Je sais aussi que Diallo Cravate même avait rencontré tout les problèmes du monde pour convaincre les autorités de son propre pays de sa crédibilité dans cette affaire. Certains le prenaient pour un aventurier déséquilibré qui voulait juste escroquer la RD Congo. C’est pour cette raison d’ailleurs que des agents mal intentionnés de l’époque ont fait perdre à plusieurs reprises tout son dossier dont les originaux. Ce qui porta d’ailleurs un préjudice non négligeable au dossier. Heureusement pour lui il avait eu l’intelligence de faire le maximum possible de copies du dossier en cas. Demandez au sieur Diallo et à tous ses amis de l’époque dont un certain Alpha Amadou, les commis qui ne voulaient pas entendre parler de ces milliards leur ont donné beaucoup du fils à retordre. Trois fois de suite son dossier a été égaré avant qu’un parent de Diallo dont je préfère taire le nom ne s’en saisisse. Les autorités d’alors n’ont jamais voulu s’impliquer sérieusement dans l’Affaire, jusqu’à la fin du processus. Voilà ce qui explique un peu comment la Guinée a perdu dans cette affaire. Pour revenir au vrai motif de mon commentaire, je voulais inciter nos compatriotes qui maîtrisent les dossiers internationaux à s’impliquer dans les dossiers guinéens avant que ca ne soit trop tard. Ce que ces vautours nous font vivre actuellement est très dangereux pour l’avenir de la Guinée. Nous pouvons acceptez, malgré nous, de voir des fonds sortir du pays par cargaisons, de voir de quintaux de pierres précieuses et d’autres matières sortir n’importe comment. Mais nous ne devons pas croisez les bras attendre que ces dangereux réseaux hypothèquent tous nos ports, aéroports, ressources non exploitées pour des longs millions d’années avant d’agir. Sinon la tâche sera très compliquée aux futures vraies autorités du pays. Voilà substantiellement ce qui était dans ma tête lorsque j’ai voulu écrire ce commentaire. Jusqu’à présent l’explication ne me convainc pas, mais j’espère que votre maturité vous permettra de comprendre le fond de ce que j’ai voulu faire passer comme message.
Aussi faut-il citer l’exemple du RD Congo qui est pays africain comme la Guinée. Ce pays ne s’est pas fait impressionné par l’Etranger. Il s’est battu jusqu’au bout pour obtenir gain de cause dans l’affaire dite de Diallo Amadou Sadio ‘’dit Diallo cravate’’. Sur 36 milliards de dollars réclamés par le sieur Diallo, le RD Congo n’a versé que 95 milles. N’est-ce pas un exemple à suivre pour limiter les dégâts économiques, industriels etc., chez nous aussi ?
Mon frère, pardon ne prend pas comme exemple la RDC dans aucune de ses actions. Meme dans ce cas-ci il y avait de la magouille a outrance dans le dossier.
La RDC est surement le seul pays africain plus mal gouverné que la Guinée.
Par ailleurs ce texte est ecrit par un journaliste de Libération. Mrs les RPCistes du forum ce n'est pas un "habituel aigri contre le PPAC".
Vous me faites vraiment de la peine quand je vous lis défendre bec et ongle un type et un système qui progressivement vous maintiendront en exile ou au chômage et a la misère atroce au pays.
Meme si ce n'est pas pour nous, battez-vous pour que ce système s'en aille et pour un peu plus de bonheur pour vos parents au pays, avant qu'ils ne soient tous emportés par courte maladie, ce qui ne troublera pas une seconde le sommeil de la mafia guineenne - pensez-y en votre âme et conscience svp...
Un jour, on apprendra que ce mr Steinmetz, est à l'origine de la présence d'ebola en guinée forestière . Il est connu de tout le monde que ce Mr travaille avec les services sécrets israéliens ( MOSSAD )ils peuvent très bien introduire ebola dans cette région, juste pour empêcher une quelconque mise en valeur de Simandou . La mort des milliers des pauvres africains, ne peut en aucun cas émouvoir ceux qui cherchent à tout prix exploiter l'humanité .La seule chose qui compte à leurs yeux, est le profit, l'humain passe au second rang .
Youssouf,
ce monsieur ne travaille pas avec le service de renseignement israélien. Il était le Directeur !
Militaire de carrière comme tout bon juif !
Croisons les doigts !
Sans cette erreur du gouvernement, aujourd'hui il n'y aurait eu ni ébola(dont la survenue me semble fort bien coïncider avec ce retrait), ni procès à Paris, Londres ou New York. Ce n'est que le début d'une longue guerre entre des éléphants du secteur dans un pays corrompu. Vive les dégâts !
RDC de l'Afrique de l'OUEST, car si c’était le cas la Guinée serait foutu a jamais.








